image

Valorisation des valeurs afro-caribéennes: l’expérimentation sur le terrain et la diversification. Il crée donc une ferme modèle au Bénin + Vidéo

En moins d’une minute et sur le ton de la plaisanterie, Godfrey Nzamujo résume presque l’essentiel du principe fondateur de sa ferme bio. Un concept né au milieu des années 80 quand ce prêtre dominicain, ingénieur en électronique, abandonne son laboratoire californien pour partir au chevet de son continent d’origine.

« L’Afrique est riche », dit-il, mais elle l’ignore. Son salut passe par une exploitation raisonnée des ressources en valorisant au maximum les produits locaux et leurs déchets.

Vingt ans après les résultats sont là.
Aux conférences, Godfrey préfère l’expérimentation sur le terrain et la diversification. Les poissons ne sont pas uniquement nourris aux as.

Mais Songhaï n’entend pas se cantonner au rôle de ferme témoin. C’est aussi un laboratoire où se préparent les cultures de demain pour s’adapter aux changements de la société africaine. Exemple avec le riz dont la consommation ne cesse de grimper en Afrique.

Ouverte 7 jours sur 7, la boutique propose l’ensemble des produits labellisés « Songhaï » dont une partie provient de trois centres installés dans d’autres villes du Bénin. Le reste est fourni par la filière des anciens élèves. Tous produits confondus, les ventes assurent 700.000 euros de bénéfices chaque année, entièrement réinvestis dans l’amélioration des installations.

25 ans après sa création, « Songhaï » poursuit sereinement son combat contre la pauvreté et l’exode rural. Ni prophète ni gourou, Godfrey veut juste convaincre par l’exemple.
L’idée commence à faire son chemin puisque l’ONU va l’aider à reproduire le même modèle dans treize autres pays africains.


 

LE REPORTAGE VIDEO

 

Source: ARTE

Share and Enjoy

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS