Une université américaine estime que si le violeur n’atteint pas l’orgasme, il ne s’agit pas d’un viol

Une université américaine estime que si le violeur n’atteint pas l’orgasme, il ne s’agit pas d’un viol

L’Université de Californie du Sud fait l’objet d’une enquête fédérale pour de prétendus manquements de la part de ses autorités et de la police du campus dans plusieurs affaires de viol, rapporte le Huffington Post.

Un groupe de 13 étudiantes, agressées sexuellement, ont déposé plainte devant le département de l’Education des Etats-Unis car elles estiment que les administrateurs de l’université ainsi que du ministère de la Sécurité Publique ont fait preuve de négligence dans le traitement de leur cas. Tucker Reed, fondatrice du groupe Students Coalition Against Rape (SCAR), violée par un étudiant du campus en décembre dernier, a déclaré : « La façon dont mon cas a été traité se rapproche d’un second viol ». « Il est incroyable que l’on expulse de l’université une étudiante qui triche mais pas une personne qui commet un viol », poursuit la jeune femme. « Il y a un mépris à l’égard des femmes qui passent par ce genre de traumatismes », a expliqué Reed.

Une autre victime ayant préféré garder l’anonymat a affirmé qu’un fonctionnaire de la police du campus a établi que dans son cas, on ne pouvait pas parler de viol car l’accusé n’avait pas atteint l’orgasme. L’affaire n’a donc pas été confiée au Département de la Police de Los Angeles. « Le fait qu’il se soit retiré signifie qu’il n’y a pas eu de viol et ce, même si son pénis a pénétré ton vagin. Ce n’est pas donc pas un crime car il s’est retenu », a expliqué l’étudiante se référant aux propos du fonctionnaire.

Stéphanie Guerra étudiante de publicité de 21 ans a été violée lors d’une fête universitaire. « Les autorités pensent que nous avons le choix mais ce n’est pas le cas. J’étais ivre mais cela ne signifie pas que j’étais consentante ». Un officier lui a en outre expliqué que les femmes « ne devraient pas sortir et se saouler s’ils ne veulent pas être violées ». « Peut-être est-il plus important de traiter ces affaires de cette manière afin de protéger la réputation des joueurs de football. C’est répugnant », explique Guerra qui fait allusion au cas de Mark Sánchez, ancien joueur de football américain de l’USC, qui évolue aujourd’hui au sein de la NFL et qui a été acquitté dans une affaire de viol en 2006.

Jody Shipper, directrice du bureau de l’équité et de la diversité de l’Université de Californie du Sud, a expliqué que les autorités étaient disposées à collaborer avec le Bureau des Droits Civiques du Département de l’Education pour réformer le protocole si nécessaire. Des enquêtes similaires sont en cours à l’Occidental College, au Swarthmore College, à l’Université de Caroline du Nord et à l’Université du Colorado à Boulder.


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Arnaud Lefebvre

Source: express.be

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  • Patrick Gaspard

    Decidement l’absurde est a son comble.”Un viol n’est pas un viol si le violeur n’ejacule pas”.C’est une carte blanche donnee aux violeurs qui n’auront desormais qu’a controler leur orgasme.Bravo! De plus la femme demeure “l’ultime coupable”comme dans la genese de la Bible.Si je n’arrive pas a controler mes elans primitifs ,c’est la faute a ma victime.Oui.Condamnee et maudite par un dieu male.L’injustice serait donc “de droit divin”?