Un bébé d'origine érythréenne poignardé dans la tête à Tel-Aviv

Un bébé d’origine érythréenne poignardé dans la tête à Tel-Aviv. «Je voulais arrêter le terrorisme noir», affirme l’auteur du crime

Mordechai Michael Tzerki, 59 ans a commis l’indicible au début de ce mois de janvier lorsqu’il a poignardé une fillete d’environ 18 mois dans les rues de Telv-Avi. L’accusé affirme qu’il voulait tuer la fillette «parce que je les déteste, ils sont noirs et causent des problèmes.» Poursuivant l’explication de son acte, Mordechai Michael Tzerki,  assure avoir « attaqué les terroristes noirs , elle est un bébé noir». Par ce acte essayerait-il d’arrêter ce qu’il qualifie de la «terreur noire ».

Pourtant la police n’a pas mentionné ce motif de la haine raciste dans son rapport. Elle s’est contentée de rapporter des raisons de santé, arguant entre autre que l’accusé était ivre et de surcroit mentalement dérangé au moment des faits. Un porte-parole de la police de Tel-Aviv a déclaré au moment de l’incident qui Tzerki était « complètement fou et tellement ivre qu’il pouvait à peine se tenir debout.»

Le mobile raciste transparaît pourtant de manière explicite dans les explications de Mordechai Michael Tzerki, qui ne montre aucun regret pour l’acte qu’il a posé. Selon l’acte d’accusation, répondant à la question de savoir s’il essayait de tuér la fillette qu’il avait attaquée, Tzerki répond sans sourciller «je voulais la tuer, je n’ai pas essayé de la tuer, j’étais certain que je l’ai fait . La fille d’une prostituée est mort? Le bébé est mort ? Je suis sûr qu’elle va mourir. » Il a par ailleurs souhaité que son crime soit vu comme « une épée de la vengeance pour les blancs contre la terreur contre les blancs.»

Lors de l’audience de renvoi le 5 Janvier, Tzerki est apparu visiblement agité.  Il a même été éjecté de la salle d’audience après avoir bousculé son avocat parce que ce dernier a déclaré que son client n’était pas ivre au moment des faits. Au total, Mordechai Michael Tzerki a été maintenu en détention provisoire pendant 10 jours afin de faire examiner son état mental.

Selon “Jerusalem Post“, l’agression de la fillet a eu lieu à Yesod HaMa’a, une rue au sud de Tel-Aviv. Cette zone est connue pour abriter les migrants essentiellement africains et les travailleurs étrangers. Le Sud de Tel-Aviv a été, au cours des dernières années, le siège des violentes tensions entre les migrants africains et les Israéliens vivant dans les quartiers environnant.


Signalons qu’une grande manifestation a été organisé quelque jour après le crime de Mordechai Michael Tzerki à Tel-Aviv pour dénoncer la politque d’asile du gouvernement israéliens.

 

Source: mediaafrik.com Avec The Jerusalem Post

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