L’Excision

Sexualité : « Les vrais motifs de l’excision et séquelles de cette pratique abominable ! » (Par Serigne Samba Ndiaye)

Loin d’être un amuse-bouche, ce petit bourgeon ou clitoris reste un organe principal dans la sexualité, dans la recherche du plaisir. Cet organe dispose d’environ 8000 terminaisons nerveuses qui sont autant de promesses de délices pour toutes celles et tous ceux qui en ont fait ou en feront l’expérience.

Où se situe le clitoris ?

Le clitoris est situé entre les petites lèvres, dans leur zone la plus près du pubis. Il est donc tout à fait distinct de l’entrée du vagin, à une distance de plusieurs centimètres. Il est aussi sous le capuchon du clitoris, petit replis de peau partant des petites lèvres. Ce capuchon le recouvre pour le protéger, exactement comme le prépuce protège le gland du pénis chez les garçons.

Le clitoris, ce héros discret est loin d’être un amuse-bouche

L’absence congénitale de clitoris, un cas rare

Ce phénomène est rare voir même très rare. On le nomme : « l’absence congénitale de clitoris ». Dans la plupart des cas où le clitoris n’est pas visible extérieurement, c’est soit parce qu’il s’enfouit lors de la montée des sensations, soit il s’agit en d’un phimosis : anomalie bénigne se caractérisant par un excès de tissu préputial recouvrant trop le clitoris, allant jusqu’à l’enfouir sous la peau, rendant parfois le clitoris invisible à l’œil nu.

 

Le clitoris, source du vrai plaisir féminin :

Point de discussion, l’organe du plaisir sexuel féminin, c’est le clitoris. Il ne sert qu’au plaisir, et c’est le seul organe humain qui est dans cette situation. Le pénis, lui sert à uriner et à éjaculer du sperme. Au bout du clitoris se trouve un gland qui ressemble, en miniature et sans ouverture, au gland du pénis. Il est aussi sensible, sinon plus, puisqu’il possède trois fois plus de capteurs de plaisir que le gland pénien ! Ainsi, la plupart des femmes atteignent l’orgasme par caresses clitoridiennes, qu’il s’agisse de caresses manuelles, buccales, de frottements, de pressions plus ou moins douces ou appuyées.

Seulement, si le clitoris est le « starter » du plaisir féminin, le vagin en est l’effecteur. En effet, un orgasme clitoridien est toujours aussi vaginal. En effet, au moment de l’orgasme, le vagin se contracte de manière involontaire et rythmique. On observe 3 à 12 contractions, les premières étant puissantes, puis les suivantes de moins en moins fortes.

 

L’homme et la femme ont-ils le même potentiel érogène ?

Oui, l’homme et la femme ont le même potentiel érogène. L’éducation ou certains stéréotypes font cependant que la femme peut être plus encline à se plier au jeu des caresses. C’est au mari de réinventer les règles pour renouveler le plaisir! Il doit surtout miser sur les creux : creux des reins ou de la fesse, creux du genou ou du coude. Chez l’homme comme chez la femme, ces endroits à la peau délicate sont souvent névralgiques. N’ayez pas peur de vous y aventurer. Après tout, le corps, c’est de la tête aux pieds!

 

A quoi ressemble l’éjaculation féminine ?

L’éjaculation féminine consiste en l’expulsion, en jet parfois puissant, pendant l’orgasme, d’un liquide corporel plus clair et moins visqueux que celui qui sert de lubrifiant vaginal. La quantité éjaculée est minime ou abondante selon la femme et selon l’intensité de l’orgasme. L’éjaculation peut survenir lors de stimulations vaginales ou clitoridiennes. Le liquide est expulsé de l’urètre, et non du vagin. Cette éjaculation, qui ne survient pas automatiquement lors de chaque orgasme, est associée à une notion de plaisir intense lorsqu’elle est connue et acceptée par la femme.

Le liquide éjaculé ne ressemble en rien à ce qu’on connaît déjà. Ni le sperme, ni l’urine, ni les sécrétions vaginales ou utérines ne s’en rapprochent. Le liquide serait clair, trouble, pas ou peu odorant, selon les femmes. Il peut cependant contenir des traces d’urine étant donné que l’éjaculat passe par l’urètre.

Et même si la majorité des femmes ont la capacité physique d’avoir une éjaculation pendant l’orgasme, bien peu peuvent en profiter. Il semblerait que seulement 10 à 40% des femmes réussissent à vivre l’expérience. Une bonne connaissance de son corps et une musculature vaginale forte seraient les éléments responsables de l’éjaculation féminine. De plus, l’orgasme, qui implique une dimension physique et mentale, serait une condition sine qua non.

 

Le plaisir féminin est-il psychique ou mécanique ?

Disons que cette idée qui veut que le plaisir des femmes soit psychique et celui des femmes mécanique est complètement fausse. En fait, les interactions sont permanentes car, dans les deux cas, cerveau et clitoris ou cerveau et pénis ne peuvent se penser séparément. Le plaisir sexuel chez les femmes est majoritairement lié à des causes physiologiques, organiques. La stimulation (mécanique ou non, volontaire ou non) du clitoris entraîne un réflexe automatique : l’érection du clitoris, créant du plaisir pouvant aller jusqu’à l’orgasme.

 

L’anorgasmie ou l’absence d’orgasme !


L’orgasme est le plus haut point du plaisir sexuel ! Il ne faut pas confondre orgasme et jouissance. En gros, il est possible qu’un mec éjacule sans avoir d’orgasme (même si c’est rare), tout comme une fille peut ressentir beaucoup de plaisir sans en avoir non plus… Tout est une question d’état d’esprit et de relâchement de soi.

Et contrairement à ce que l’on peut croire, le vagin est très peu pourvu de nerfs : il est donc très peu sensible. La plupart des plaisirs que ressent une femme pendant un rapport sexuel avec pénétration vaginale est en fait provoqué par le clitoris, notamment par les frottements contre ses bulbes internes. Le clitoris se déploie de telle sorte qu’il rend érogènes l’urètre, les petites lèvres et la zone G située à l’entrée du vagin.

En effet, l’absence d’orgasme est fréquente chez les jeunes filles. Lors du premier rapport, un peu plus de la moitié d’entre elles n’ont pas de plaisir. Notons aussi la plupart des filles accèdent assez facilement à l’orgasme clitoridien, et bien moins à l’orgasme vaginal. En effet, 70% des femmes, tous âges confondus ne connaissent pas l’orgasme vaginal. On ne peut donc pas parler d’anomalie lorsqu’une fille éprouve des orgasmes déclenchés par les caresses sur le clitoris mais pas par la pénétration vaginale. Le problème se pose donc lorsqu’une fille n’a jamais ressenti d’orgasme.

 

Qu’est ce qui motivait l’excision ?

Notons que les mutilations génitales féminines sont pratiquées au nom de raisons culturelles, de croyances religieuses ou par des motivations sans nécessité médicale. Les raisons mises en avant pour les pratiquer sont très variées, mais partout où elles sont exercées, on retrouve la notion de contrôle sur le corps et la sexualité des femmes.

D’autres l’attribuent à la religion musulmane. Et c’est une excuse car cette religion n’a jamais demandé un pareil geste qui est une agression terrible au corps. En fait, c’est une pratique très ancienne qui voudrait être le pendant de la circoncision du garçon. Certaines personnes appellent ça la circoncision féminine ! Pourtant, ça n’a rien à voir ! La circoncision, elle n’enlève qu’un bout de peau qui n’est pas essentiel à la sexualité : on ne coupe pas le gland des garçons !

En fait, dans le fond, on s’aperçoit que l’excision est faite pour que les femmes ne trompent pas leur mari : les personnes qui la préconisent affirment qu’une femme excisée sera plus fidèle. Forcément, une fois mutilée, elle s’intéressera moins au sexe, puisque ça lui fera mal. Mais en réalité, certaines femmes excisées peuvent aller voir ailleurs pour explorer si avec un autre homme que le leur, ça fonctionnerait mieux !

 

Quelles sont les séquelles que peut laisser l’excision ?

C’est vraiment abominable cette pratique car, le clitoris, surtout au bout, est la zone la plus sensible du corps de la femme. Y toucher pour le couper provoque une douleur atroce. Cela saigne souvent énormément, et, en Afrique, de nombreuses petites filles en meurent. Celles qui ne meurent pas peuvent avoir de graves séquelles : des douleurs très importantes, même des années après, des cicatrices très handicapantes, des difficultés à faire l’amour et à accoucher… C’est abominable encore parce que ça empêche à la femme de ressentir du plaisir sexuel lors des caresses avec son amoureux par la suite. Les femmes excisées souffrent beaucoup de ne plus se sentir des femmes entières.

 

L’infusion qui attise le désir !

C’est simple à préparer et peut même aider les femmes frigides: Mélangez une cuillérée à soupe de poudre de gingembre, une cuillérée à café de « xorom polé », une cuillérée à soupe de poudre de d’Anona senegalensis et la même quantité de celle de Cissampelos mucronata, une pincée de sel gemme et de « gnamako ». En prendre, matin et soir, une cuillérée à café infusée dans un verre d’eau chaude. Laisser refroidir et boire. Effet immédiats.

 

Serigne Samba Ndiaye

 

Skype: sambamara

Facebook: Serigne Samba Ndiaye

Tél: 773181750

 

Source :www.sambamara.com

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