Paroles d’esclavage. Les derniers témoignages

PAROLES D’ESCLAVAGE: “Les derniers témoignages” (Vidéo)

Serge Bilé et Daniel Sainte-Rose ont accompli un véritable travail de mémoire.

L’esclavage a été aboli en Martinique en 1848. Ce livre présente des témoignages de petits-fils et arrières petits-fils d’esclaves martiniquais, donc des témoignages indirects. Ainsi, l’un d’entre eux raconte : « Mon grand-père ressentait mal le fait d’être noir. Il rejetait la pensée même d’être descendant d’esclave. » Un autre raconte : « Mon arrière grand-père était esclave et, quand j’étais enfant, mon père m’a raconté comment on punissait les gens à cette époque. On les enfermait dans des barriques avec des clous à l’intérieur, on montait les barriques tout en haut d’un morne, et on les faisait ensuite rouler jusqu’en bas. » Un autre relate : « Le père de mon grand-père était esclave. On l’appelait Monsieur Feu. C’était un rebelle. Il a voulu s’échapper, marronner comme on disait à l’époque. Alors on l’a tué ». Une autre raconte que ses parents lui disaient « que pendant l’esclavage, des gens venaient et enlevaient les enfants lorsque leur maman les envoyait faire une commission. » Le non-dit est présent aussi dans ces témoignages : l’une des témoins raconte : « Mes parents ne m’ont pas parlé de l’esclavage. On ne m’en a pas parlé à l’école non plus. C’était tabou ».

Certains récits relatent la traversée de l’Atlantique par ces esclaves lorsqu’ils ont été arrachés à l’Afrique pour être emmenés vers les Antilles. Ils voyageaient « à fond de cale », dans des conditions atroces, traités comme une marchandise, enchaînés pendant les deux mois du voyage. Ce voyage a été un véritable traumatisme pour eux.

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Pour plus de détails, lire le livre ci-dessous

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Ces témoignages montrent que bien que plus de cent soixante ans soit passé depuis que l’esclavage a été aboli, la douleur demeure chez leurs descendants, marqués par l’exploitation et la maltraitance qu’ont subis leurs ancêtres. La collecte de ces « paroles d’esclaves » transmises par leurs descendants constitue, pour les auteurs du recueil, un élément important du « devoir de mémoire ». On regrette toutefois la brièveté de ces témoignages, leur caractère parcellaire, et l’absence de véritable synthèse par les auteurs.

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PAROLES D’ESCLAVAGE – SERGE BILÉ  

 

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