Origines africaines de la franc-maçonnerie

Origines africaines de la franc-maçonnerie

La notion de Dieu ne peut être dissociée des notions d’agriculture et d’architecture. Or, qu’il s’agisse de l’une ou de l’autre, ces pratiques multimillénaires se sont premièrement manifestées chez les peuples sédentaires et matrilinéaires du Sud contextuel.

Débutons par un énoncé simple tiré de la Bible hébraïque : « Puis Dieu planta un jardin en Éden, du côté de l’orient, et il y mit l’homme qu’il avait formé. L’Éternel Dieu fit pousser du sol des arbres de toute espèce, agréables à voir et bons à manger, et l’arbre de la vie au milieu du jardin, et l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Un fleuve sortait d’Éden pour arroser le jardin, et de là il se divisait en quatre bras. Le nom du premier est Pischon; c’est celui qui entoure le pays de Havila, où se trouve l’or. L’or de ce pays est pur et on y trouve aussi le bdellium et la pierre onyx. Le nom du second fleuve est Guihon; c’est celui qui entoure le pays de Cusch. Le nom du troisième est Hiddékel; c’est celui qui coule à l’orient de l’Assyrie. Le quatrième fleuve, c’est l’Euphrate. L’Éternel Dieu prit l’homme, et le plaça dans le jardin d’Éden pour le cultiver et pour le garder » (La Bible, Louis Second, Gen. 2, v. 8-15).

Ce que personne n’a remarqué jusqu’à présent, c’est que ce texte et ce qu’il décrit devient un anachronisme si l’on se réfère à la tradition judéo-arabe d’inspiration patrilinéaire.

Pour bien fixer dans l’esprit du lecteur les traits remarquables qui caractérisent le patriarcat indo-européen, il convient de citer des auteurs déjà mentionnés dans l’œuvre de Cheikh Anta Diop : « Ils (les Germains) ne s’adonnent point à l’agriculture et vivent principalement de lait, de fromage et de viande, écrit Jules César. Nul n’a une portion de terre en propre ou des limites déterminées; mais chaque année, les magistrats et chefs assignent aux diverses peuplades et aux familles qui se sont réunies telle étendue de terrain et dans tel canton qu’ils jugent à propos et, l’année d’après, ils les forcent à se transporter ailleurs. Ils donnent de cela plusieurs raisons : ils craignent que la force et l’attrait de l’habitude ne fassent abandonner le goût des armes pour celui de l’agriculture… Le plus grand honneur pour les cités est d’avoir autour d’elles des frontières dévastées et d’immenses solitudes. Ils croient que le propre du courage est de forcer les peuples voisins à déserter leurs territoires et de ne voir personne qui ose s’établir près d’eux : en même temps qu’ils pensent être ainsi plus en sûreté n’ayant pas d’invasions soudaines à craindre…le vol commis au-delà des frontières de la cité n’a rien de honteux : il sert, disent-ils, à exercer les jeunes gens et à diminuer la paresse » (Jules César, La Guerre des Gaules, Livre VI, chap. 22-23). Tacite dresse le portrait des mêmes Germains : « Le comble du déshonneur est d’avoir quitté son bouclier…on rapporte ses blessures à une mère, à une épouse; et celles-ci ne craignent pas de compter les plaies, d’en mesurer la grandeur. Dans la mêlée, elles portent aux combattants de la nourriture et des exhortations…Si la cité qui les vit naître languit dans l’oisiveté d’une longue paix, ses chefs de la jeunesse vont chercher la guerre chez quelque peuple étranger : tant cette nation hait le repos ! D’ailleurs, on s’illustre plus facilement dans les hasards et l’on a besoin du règne de la force et des armes pour entretenir de nombreux compagnons…Vous leur persuaderiez bien moins de labourer la terre et d’attendre l’année que d’appeler des ennemis et de chercher des blessures. C’est à leurs yeux paresse et lâcheté que d’acquérir par la sueur ce qu’ils peuvent se procurer par le sang (…). » (Tacite, Mœurs des Germains, chap. 6-27).

Les Champs d'Iaru, d'après la tombe de Senedjem

Runoko Rashidi évoque la fin de la civilisation sumérienne en ces termes : « La coalition qui constituait le noyau de l’empire n’était pas suffisamment soudée et il ne semble pas y avoir eu d’efforts pour mettre en place une véritable centralisation régionale de long terme. De plus, après des décennies de surexploitation des sols, la productivité agricole de la majeure partie de Sumer s’était gravement réduite, ce qui eut pour effet de renforcer une dépendance vis-à-vis des produits alimentaires cultivés dans les provinces septentrionales de Sumer et d’Akkad. Et, pour couronner le tout, l’afflux ininterrompu de peuples indo-européens et sémites au cours de la seconde moitié du troisième millénaire av. J.-C., commençait à isoler Sumer et à sérieusement remettre en question non plus la seule domination sur la Basse Mésopotamie, mais jusqu’à son existence même. Les grands souverains de la troisième dynastie avaient jusqu’alors été en mesure de maintenir à distance raisonnable ces tribus nomades et semi-sauvages, mais vers la fin du troisième millénaire av. J.-C., la digue était sur le point de céder. Ce sont les régions productrices de cultures vivrières du nord qui commencèrent par susciter la convoitise. Ensuite, par les assauts violents, les intrus soumettront les Sumériens à des vagues successives d’attaques éclair grâce à une domestication ancienne du cheval, créant panique et famines dans les cités-États fortement peuplées du sud. Les Sumériens surnommeront ces tribus vagabondes : Les Mar-Tu qui ne connaissent nulle graine… Les Mar-Tu qui ne connaissent ni maison ni ville, les rustres montagnards… Les Mar-tu qui ne se courbe pas (pour cultiver la terre), qui mange de la viande crue, qui ne possède nulle maison de toute sa vie, qui n’est pas enterré à sa mort... Est-ce ainsi qu’entrèrent dans l’histoire les Sémites et les Indo-Européens aujourd’hui si puissants ? Si tel est le cas, comme tout porte à le croire, ce n’est pas sans une certaine ironie. N’importe lequel de ces facteurs aurait pu être la cause du déclin de Sumer. Combinés, ils la menèrent à sa perte. L’empire, stable en apparence, s’écroula rapidement et les anciens vassaux de Sumer, animés d’un esprit de revanche, se retournèrent contre elle. Vers 1700 av. J.-C., les Têtes-Noires de Sumer, qui avaient dominé la Mésopotamie centrale mille ans durant et avaient posé les fondations de toutes les civilisations proches-orientales à venir, avaient, dans leur essence, été rayés de l’histoire. Le peuple des Têtes-Noires avait été enseveli par les vents ». (Runoko Rashidi, Histoire Millénaire des Africains en Asie, pp. 23-28).

Ces remarques successives permettent d’établir que l’agriculture n’a jamais été l’apanage des sociétés nomades et patrilinéaires, le mode de vie en éliminant la pratique, mais plutôt celui des sociétés sédentaires et matrilinéaires où la perpétuité sur un même sol permet l’arpentage, l’observation d’un même ciel et donc la connaissance des saisons (calendrier). Ce constat est capital pour la bonne compréhension de ce qui va suivre. L’idéalité, le rêve ou le bonheur du nomade patrilinéaire ne peut pas se jouer dans la régularité d’un champ à cultiver. Voilà pourquoi le récit introductif du « Jardin d’Eden » devient un anachronisme dans la tradition judéo-arabe. Cette logique est d’ailleurs bien comprise dans le Walhalla des traditions nordiques; le Walhalla étant une sorte de paradis où les Valkyries conduisent l’âme du guerrier après la mort (souvent violente). Une autre perception du paradis est celle du Sheol de la tradition juive, un état de vide constant où les morts sont oubliés des vivants. Le paradis arabe, quant à lui, insiste encore davantage sur les plaisirs de la chair comme l’illustrent l’évocation des « Houri », ces vierges qui deviennent la récompense du bon musulman, autant que celle des « Gilman », l’équivalent jouissif pour les femmes pieuses de l’Islam.

Ainsi, peut-on se poser la question de savoir d’où viendrait cette idée d’associer le paradis à un champ à cultiver ? D’aucuns nommeront la Grèce antique puisqu’on trouve dans sa tradition les fameux « Champs Élysées », séjour des Bienheureux. Rappelons toutefois ce que dit Pausanias le Périégète au sujet des Grecs avant leur contact avec « les étrangers venus des mers ». Ce dernier écrit (vers 115 de l’E.E.) : « Ces sauvages (les Grecs) n’avaient pas de cabanes pour se mettre à l’abri de la pluie, de la chaleur, du froid, et des intempéries des saisons : ils étaient nus; on leur apprit à se vêtir de peaux de sangliers, comme faisaient encore de mon temps les paysans pauvres de l’Eubée et de la Phocide; ils se nourrissaient de feuilles d’arbres, d’herbes, de racines souvent pernicieuses, sans même prendre aucune précaution pour s’assurer de leur salubrité. Ils ne connaissaient pas l’usage du feu » (Cité par P.N. Rolle in Recherches sur le Culte de Bacchus, p.2). On le voit, la contrée grecque d’avant le contact avec ces « étrangers venus des mers » ne connaissait pas la pratique de l’agriculture et encore moins celle de l’architecture. Cette tradition ne peut donc pas être à l’origine du paradis compris comme un champ à cultiver car, encore faut-il savoir comment s’y prendre pour la culture dudit champ et connaître les outils servant à cet ouvrage.

Pourtant, trouve-t-on déjà dans la tombe de Senedjem, dignitaire Kémit contemporain du Pharaon Sethi Ier, une illustration du paradis tel que nous le comprenons aujourd’hui à travers le récit introductif de la Bible hébraïque. Il s’agit des Sokhet Iaru que la littérature égyptologique traduit par la locution Campagne des Souchets. Cette traduction ne rencontre pas notre adhésion, nous préciserons bientôt pourquoi. Quoiqu’il en soit, nous pouvons déjà attirer l’attention du lecteur sur cette remarque de Jan Assmman, égyptologue Allemand. Ce dernier note : « La campagne des souchets est un lieu d’abondance où les céréales poussent à une hauteur incroyable; le mort y reçoit une parcelle de terrain qu’il cultivera lui-même et dont le produit lui permettra de mener pour l’éternité une existence dénuée de soucis. Par référence à nos conceptions, c’est un paradis très nourricier et le cadre d’une vie active » (Jan Assmann, Mort et Au-delà dans l’Égypte ancienne, p.355).

Pour bien saisir le sens de la locution Sokhet Iaru, il convient de revenir à quelques fondamentaux. Qu’entend-on par Sokhet Iaru ?

Les Sokhet Iaru ou Champs d’Iaru désignent le lieu où se rendent les maakherou, c’est-à-dire les « justifiés » ou « justes de voix », après l’épreuve de la psychostasie (la pesée du cœur) devant le tribunal d’Osiris (Wosiré). Cette locution est à l’origine de l’expressionChamps Élysées reprise par les Grecs. Jan Assmann le remarque lorsqu’il écrit : « Le termeélysée, que j’emploie dans cet ouvrage pour désigner le pôle opposé du monde de la mort, soit un lieu d’immortalité, où les morts ne sont pas morts mais sont délivrés de la mort et mènent une vie éternelle, est grec et non égyptien. En égyptien lui répondent les expressions campagne des souchets et campagne des offrandes, qui signifient la même chose, ainsi qu’une série d’autres désignations telles que l’île des justifiés, la grande ville, et d’autres encore. J’utilise ici le mot élysée comme le terme relevant de la science des religions et le préfère à des expressions telles que paradis, parce qu’il n’éveille pas d’associations avec les idées d’ère primitive et de perte, mais se rapporte précisément à celle de destinée funéraire élitaire et aux régions afférentes.

On peut toutefois se demander si le mot élysée n’est pas bien plus étroitement lié aux conceptions égyptiennes que dans le sens d’une catégorie générale. Un certain nombre d’éléments suggèrent l’existence de rapports historiques directs et peut-être même de parenté étymologique entre la campagne égyptienne des souchets et l’élysée grec. Une relation a jadis été postulée entre le mot égyptien ealu « souchet » dans « champ des souchets » et la composante ely-du grec èlusion (lat. elysium), pour lequel il semble ne pas y avoir d’étymologie grecque, de même qu’entre l’égyptien m3c-rw (« justifié ») et le grecmakarios (« bienheureux ») qui concerne, exactement comme le mot égyptien, le statut d’un mort délivré de la mort et admis dans l’élysée. Quoi qu’il en soit, les correspondances entre la campagne égyptienne des souchets et l’élysée grec sautaient aux yeux des Grecs. Orphée, dans les mystères duquel elles se condensent de façon particulièrement frappante, est censé avoir apporté tout cela d’Égypte en Grèce. L’identification ancienne et constante d’Osiris et de Dionysos repose aussi sur de telles correspondances » (Jan Assmann, Mort et Au-delà dans l’Égypte ancienne, p.561).

Ceci étant posé, revenons plus précisément sur l’expression Iaru que Jan Assmann traduit par « souchet ». Il est pour le moins étonnant de voir que chez l’égyptologue aucune question n’arrive lorsqu’on constate qu’un lieu aussi important que le « Séjour des Bienheureux » ne se résume qu’à l’évocation d’une plante aussi banale que le souchet. D’autant plus que les Sokhet Iaru, par leur évocation, renvoie inéluctablement au domaine d’Osiris (Wosiré), l’Être perpétuellement bon. Les langues africaines autorisent une meilleure compréhension. Dans l’Égypte révélée, Diene Thiao nous apprend que la locutionIar en Wolof signifie « parfait, juste, bien éduqué » et que le u s’utilise comme suffixe grammatical pour exprimer l’appartenance, le possessif. Ce qui, dans un premier temps, ferait des Sokhet Iaru les Champs du Juste ou de Celui qui est Parfait. On voit ainsi se dégager une première allusion tout à fait conforme à l’endroit d’Osiris (Wosiré). En outre,Iar, qui se dit également Ial (Iaru/Ialu) en sérère, le r et le l étant interchangeables, signifie « Le Maître ». Ce qui rendrait l’idée des Champs du Maître, des Champs du Seigneur. Or, le Jardin d’Éden est bien le Jardin du Seigneur. On fait remarquer que le verbe hokhsignifiant cultiver en sérère entre dans la composition du mot Sokhet traduit par Champ ouCampagne. Si nous laissons un instant les langues africaines et nous tournons vers le grec, on verra que cette compréhension est parfaitement établie.

En effet, le mot pour dire « Maître » chez les Grecs est « Arkhon » signifiant égalementChefGuide. Or ce terme est dérivé de arkhô qui signifie être le premieraller en tête. Osiris est à la tête des Occidentaux, c’est-à-dire des Défunts (Ceux qui vont à l’Ouest), il est le premier dans l’Amenti. C’est de cette compréhension que vient le terme grec monarchossignifiant seul guide/maître et rendu par le terme monarque de la langue française. Cette racine est également présente dans patriarche et matriarche, qui signifie être à la tête d’une patrie ou d’une matrie. En Grèce, l’Archonte était le personnage consacré à la magistrature, c’est-à-dire celui qui rendait la justice, charge que l’on reconnaît bien évidemment à Osiris (Wosiré).

Il faut croire que ce n’est pas en vain si Volney affirmait que les Européens devaient aux Africains jusqu’à l’usage de la parole, car la langue grecque est essentiellement née d’apports africains, et cette réalité plonge jusqu’au cœur même de la tradition occidentale à travers l’institution de la franc-maçonnerie. Il faut premièrement se rappeler que Pythagorepasse pour être celui qui aurait introduit les mystères africains dans la tradition grecque. Diene Thiao nous apprend que le terme maçon se dit mah en sérère et désigne le termite. Toutefois, ce terme mah a aussi une autre signification qui renvoie aux verbes construire,façonnerbâtir. Par ailleurs, le terme mah désigne aussi un édifice en pierres, une pyramide par exemple. Le terme franc quant à lui, dérivé du germanique frei signifiant libre, se traduit par goré aussi bien en sérère qu’en wolof. Ainsi, franc-maçon se traduirait littéralement parGoré-Mah (Libre-Maçon). Diene Thiao fait observer que les détenteurs de la sagesse chez les Sérères sont appelés Gor-Mak qui se traduit par vieuxsage.

Le terme Hokh signifiant cultiver déjà évoqué plus haut est parfois mis en association avecMak. Et dans ce cas, l’auteur traduit Hokh Mak par tête grande ou tête remplie de sagesse. Ce développement peut être difficile à suivre mais nous demandons au lecteur d’être attentif à partir de ce point, car nous poussons plus loin les remarques là où Diene Thiao donne premièrement des règles d’étymologie et de correspondances. Le rapport entre Hokhtête grande et cultiver doit être vu dans le fait qu’un homme cultivé est un homme qui a une grande sagesse. Ainsi, le rapport de l’homme à la Connaissance est aussi perçu dans son rapport avec l’agriculture, fondement de la civilisation. LittéralementHokh Mak ou Hokh Mah signifierait le maçon cultivé ou tête maçon, or cette expression renvoie tout bonnement à une tête remplie de sagesse. Les Gor-Mak, c’est à-dire leslibres maçons étaient originellement destinés à la construction des temples. L’aspect initiatique de cette confrérie africaine vient du fait que le terme Gor signifie également sexe masculin en langue wolof (Kor en sérère). Là où l’auteur ne fait aucune allusion claire, nous comprenons qu’il s’y trouve au contraire une évocation implicite de la pratique de la circoncision. Car, en effet, goré signifiant libre, doit premièrement être compris commecirconcis, c’est-à-dire initié. Ici, l’allusion au sexe masculin relève du fait qu’avant la circoncision, garçons et filles sont tenus dans une même considération au regard de la société traditionnelle africaine. Aujourd’hui encore en Afrique pour dire d’un homme qu’il est viril, on dira simplement qu’il est garçon ! Ce qui est une traduction littérale de nos langues.


 

Pourquoi traduire le terme Gor-Mak par vieux ou sage ?

Nous trouverons des éléments de réponse dans les langues grecques et latines. En grec,vieux ou vieillard se dit géron. Or, ce mot à pour racine ger (gor ?); racine qui entre dans la construction d’une série de termes associés à Osiris (Wosiré). Ger a le sens de mûrmûri,vieuxancien. Or, suivant la tradition kémite, un homme mûr devait nécessairement être circoncis et Osiris est également perçu comme l’Ancien ou Ancêtre qui veille sur le trône.

De cette tradition découle des mots tels que : rego : conduire, erectio : érection, erigo : mettre droit, dresser, éveiller, rendre attentif, erigo : exciter, stimuler, reg (rex) : roi, regina : reine, ager : territoire, champ cultivé, regnicolae : habitants du royaume de cieux, agricola : agriculteur. Le suffixe cola de agri-cola est à l’origine de mots tels que occulto (cacher, tenir secret) ou cultus (cultiver, culte). La liste est loin d’être exhaustive.

Autant de références qui renvoient immanquablement à Osiris (Wosiré), qu’il s’agisse de l’érection du pilier Djed, de la disparition du phallus, de la pratique de l’agriculture ou desChamps d’Iaru. Il apparaît évident que toutes ces notions ne peuvent être comprises sans la connaissance et la pratique de l’agriculture; ce qui fixe d’une manière certaine l’origine même de la notion de Dieu, car les divinités les plus vénérées en Afrique sont aussi celles qui sont associées à l’agriculture, et par le périple d’Osiris la narration traditionnelle veut faire entendre que l’agriculture s’est premièrement diffusée à travers le monde à partir de l’Afrique. Cette pratique se sera accompagnée des mystères qui donneront naissance aux premiers systèmes philosophiques. Rappelons encore que le terme colo, de agricola, signifiant cultiver  est à l’origine du terme colonie. Or, c’est bien ce terme que Diodore de Sicile emploie pour désigner l’Égypte du point de vue des Éthiopiens, peuple d’où Osiris, d’après le récit, serait sorti.

 

Cette remarque est également vraie pour la notion d’architecture que nous aurons le plaisir de présenter dans un prochain article.

 

Amenhemhat Dibombari

bleu

Sans faire de polémique regardez s’il vous plaît avec attention les formes géométriques présentées sur la chaise ci-dessous puis faites vos commentaires:

 

Origine africaine de la franc macon

 

 

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  • Patrick Gaspard

    Un premier detail saute aux yeux.L’etoile a cinq pointes.Mais les autres figures triangulaires peuvent etre aisement agencees de facon a former cette etoile.

  • Comodo787

    C’est exactement l’inverse de ce que vous racontez, le pays Koush était une colonie Egyptienne, puis il y a eu les pharaons noirs en Egypte et la grande bataille face aux assyriens : La fin de l’Egypte !