Matriarcat égyptien - us et coutumes occultés par l’archéologie officielle

Matriarcat égyptien : us et coutumes occultés par l’archéologie officielle

L’Égypte présente la particularité de n’avoir jamais complètement remplacé la famille gentilice par la famille conjugale. On peut supposer que l’Égypte antique avait conservé quelques usages du matriarcat, du moins à une certaine époque, avant l’apparition de la circoncision et de l’excision (700 av-JC), probablement imposée par les différentes invasions (Hyksôs, Perses…) : statut élevé de la femme, liberté sexuelle, iconographie valorisante des femmes, dénudées et libres de séduire, absence de prostitution et d’esclavage, filiation maternelle de l’héritage, importance de l’oncle maternel, les hommes “épousaient” leur sœur… Les femmes dans l’Egypte ancienne semblent avoir joui des mêmes droits juridiques et économiques que les hommes.

Diodore de Sicile, qui avait visité l’Égypte du temps entre 60 et 56 avant notre ère, écrit que les Égyptiens avaient adopté une loi qui «permettait aux hommes d’épouser des sœurs» et ajoute qu ‘«il a été ordonné que la reine devrait avoir plus de pouvoir et d’honneur que le roi et que les autres personnes de haut rang, et que la femme doit jouir de l’autorité sur son mari ». La puissance de l’Égypte ancienne est descendue à travers le côté matrilinéaire de la famille royale. La royauté était une manifestation mortelle du pouvoir féminin, tandis que le pharaon représentait la puissance du masculin. Les rôles des pharaons mâle et femelle de la reine ont été interprétés comme les éléments d’un système de dualités complémentaires.

L’inceste égyptien

L’inceste égyptienDans la famille royale, les “mariages” avaient lieu entre frères et sœurs. Est-il raisonnable de penser que l’Égypte puisse avoir été gouvernée pendant plus de 3000 ans par des dynasties de consanguins, sans provoquer de maladies génétiques qui auraient détruit cette brillante civilisation ? Ou ne serait-il pas plus raisonnable de penser que les traductions sont erronées, et que comme toutes les peuplades matriarcales aux alentours (berbères, bantous, nubiens…), l’homme, en tant qu’oncle maternel, élevait les enfants de sa sœur, ses neveux, sans en être le géniteur ? C’est ainsi que frères et sœurs, unis par la communauté de subsistance, de succession et d’habitat (pharaon signifie d’ailleurs “grande maison”, typique des communautés fraternelles/gentilices), formaient un groupe que bien des archéologues ont nommé “mariage”, voire “mariage incestueux” sans qu’il y eut pourtant de relations sexuelles entre eux.

Une société matrilinéaire et avunculaire

Dans le régime matrilinéaire égyptien, seul le neveu hérite de l’oncle maternel, par contre ses propres fils n’héritent pas de lui. Quand on s’avisa de reconnaître l’époux et le père, on ne les intégra cependant pas à la communauté fraternelle/gentilice; ils en demeurèrent étrangers. C’est ainsi que la famille conjugale n’émergea que fort tardivement en Égypte. Le mariage finit cependant par s’installer, tout en laissant se déployer une apparente liberté sexuelle : liberté des jeunes-filles, facilité du divorce, tolérance des relations extra-conjugales, évidente licence lors des fêtes et banquets, tout signale des mœurs libres; lorsque les pouvoirs des chefs s’étendirent, on vit apparaître des harems chez les rois comme chez les prêtres; mais la “polygamie” de fait était la règle pour toute la population. Et l’on ne trouve pas trace de prostitution.

bleu

Participez au Jeu Concour et GAGNEZ le Livre KONGO de Dibombari MBOCK

Cliquez sur ce lien pour Participer

bleu

Isis, déesse-mère de la parthénogenèse

Isis, déesse-mère de la parthénogenèseIsis est la lointaine héritière de la Grande Déesse préhistorique. Si ses pouvoirs sont identiques, protection et fertilité, son apparence est radicalement transformée. La jeune beauté aux seins fermes a pris la place de la mère originelle aux seins lourds et au ventre déformé par les accouchements. Au premier siècle de l’empire romain, le culte de la belle déesse africaine s’étend à l’ensemble du bassin méditerranéen, remontant jusqu’au nord de la Gaule. En bien des cités, les temples d’Isis attiraient plus de fidèles que ceux des divinités gréco-latines. Dans les premiers siècles du christianisme la figure d’Isis allaitant Horus, Isis lactans en latin, servit de base au culte de la vierge Marie.

Isis, la déesse des anciens Égyptiens, la mère des dieux, est venue d’elle-même ; elle est aussi la déesse vierge ; ses temples à Saïs, la ville sainte, portaient cette fière inscription : “Personne n’a jamais relevé ma robe, le fruit que j’ai enfanté est le Soleil”. L’orgueil de la femme éclate dans ces paroles sacrées ; elle se proclame indépendante de l’homme, elle n’a pas besoin de recourir à sa coopération pour procréer. La Grèce répliquera à cette insolente assertion. Jupiter, le père des dieux, enfantera Minerve sans le secours de la femme, et Minerve, la déesse “qui n’a pas été conçue dans les ténèbres du sein maternel”, sera l’ennemie de la suprématie familiale de la femme.

La Mère de tous les dieux

la grande déesse NEITAvant la première dynastie en Égypte, la grande déesse NEIT était « la Mère de tous les dieux », qui gouvernait le ciel, la terre et le séjour des morts. Elle était éternelle et s’était créée elle-même, personnifiant dès les temps les plus reculés le principe féminin, créateur de sa propre existence, qui se suffit à lui-même et dont l’action se reconnaît partout. Sous sa forme de mère universelle, NEIT formait le germe des dieux et des hommes, elle était la mère de RA. Horus, tue Seth, le fils et le défenseur de la Mère, et devient le premier monarque mâle.

« Neit […] celle qui fait dire très justement à Ifor Evans, dans The earlier religion of Greece (1931), que “nous sommes en présence d’un culte qui tend au monothéisme et qui donne la première place à une religion féminine”. Ce qui, du reste, dément totalement le préjugé courant que le monothéisme apparaît avec le patriarcat des Hébreux ».

La trinité égyptienne

La trinité égyptienneOn retrouve à travers les croyances égyptiennes des éléments démontrant la place importante qu’occupaient les femmes dans la société. Ainsi, la triade principale n’est pas composée du père, du fils et du Saint-Esprit comme dans le catholicisme, mais du père (Osiris, Dieu de l’agriculture et de la fertilité), de la mère (Isis, Déesse mère dont l’influence et l’amour règne partout, Déesse du blé et à l’origine de sa culture) et du fils (Horus), équilibre à travers lequel tous les membres de la société égyptienne peuvent se confondre.

Liberté sexuelle

La femme chez les Égyptiens, jouissait d’une grande liberté. Elle était honorée, le respect dont il fallait l’entourer était le plus sacré des devoirs. Elle circulait sans voile, contrairement aux femmes grecques, romaines et asiatiques (perses, assyriennes…) qui elles étaient séquestrées.


Liberté sexuelle« Les femmes d’Égypte usaient sans hypocrisie, non seulement de leur liberté sexuelle, mais de la puissance économique que leur donnait la législation ; l’initiative amoureuse leur était réservée. […] Ni l’institution des danseuses nues pour les fêtes, ni celle de la prostitution officialisée, voire sacrée, n’était une marque de mépris féminin ; il faut attendre le judéo-christianisme pour que les structures mentales de cet ordre s’accompagnent d’une réification sexuelle de la femme […[ Lorsque l’Égypte passa au patriarcat absolu sous l’influence des Hyksos et en raison de l’impérialisme guerrier qui supplanta peu à peu l’heureux isolement d’un passé agraire, des lois apparurent, qui faisaient entrer l’Égyptienne dans le reste du bétail antique des femmes. » P 188

« Comme chez les Ioniens et les Crétois, la femme d’Égypte circule libre, sans chaperon, montre sa nudité ; comme chez les Étrusques, elle participe aux banquets et aux danses, jouit de liberté sexuelle ; comme chez les Celtes, elle choisit son époux ; comme chez les Crétois elle s’adonne à toutes sortes d’activités lucratives et garde souvent la fonction sacralisée de tout ce qui touche aux funérailles et aux rites de la fertilité… » P 189.

Françoise d’Eaubonne, Les femmes avant le patriarcat.

Une position des femmes qui choque les grecs

Dans la vallée du Nil, cet antique berceau de la civilisation, les femmes du temps d’Hérodote avaient une situation si privilégiée, que les Grecs appelaient l’Égypte “un pays à rebours”. L’historien d’Halicarnasse expliquait ce contraste par “la nature du Nil, si différente de celle des autres fleuves :“ainsi les usages des Égyptiens et leurs lois diffèrent des mœurs et des coutumes des autres peuples… Les hommes portent les fardeaux sur la tête et les femmes sur les épaules. Les femmes vont au marché et trafiquent, tandis que les hommes renfermés dans les maisons travaillent à la toile… Les enfants mâles ne sont point contraints par la loi de nourrir leurs parents ; cette charge incombe de droit aux filles”.

Un droit réellement matri-monialCette condition imposée aux filles suffirait à elle seule pour établir que les biens de la famille appartenaient aux femmes, comme c’était le cas chez les Naïrs du Kerala (Inde) et les Touaregs du Sahara : et partout où la femme possède cette position économique, elle n’est pas sous la tutelle du mari, elle est chef de famille.

“En raison des nombreux bienfaits de la déesse Isis, écrit Diodore de Sicile, il avait été établi que la reine d’Égypte recevait plus de puissance et de respect que le roi ; ce qui explique pourquoi chez les particuliers l’homme appartient à la femme selon les termes du contrat dotal, et qu’il est stipulé entre les époux que l’homme obéira à la femme“.

On avait rangé cette observation de Diodore parmi les histoires merveilleuses dont abondent les voyageurs qui reviennent de loin : cependant on ne pouvait s’empêcher de constater que l’association des reines au pouvoir persista jusqu’aux Ptolémées, en dépit des idées grecques qui conquéraient le pays. Cléopâtre dans les cérémonies religieuses, revêtait les attributs d’Isis, la mère sainte, et son époux Antoine, un général romain, suivait à pied son char triomphal.

Un droit réellement matri-monial

coiffure-egyptienne3L’analyse des papyrus démotiques du Louvre a permis au savant égyptologue de constater que les anciens contrats de mariage ne mentionnent pas les biens de la femme, quelque nombreux et importants qu’ils aient été, le mari n’ayant aucun droit dessus, tandis qu’on spécifiait la somme qu’il devait payer à sa femme, soit comme don nuptial, pension annuelle et amende en cas de divorce. L’épouse est toujours maîtresse absolue de ses biens qu’elle administre et dont elle dispose à son vouloir. Elle vend, achète, prête, emprunte ; bref, fait sans contrôle tous les actes de chef de famille. Les faits rapportés par Hérodote et Diodore, confirmés par les travaux de Champollion-Figeac et des égyptologues, démontrent que la femme égyptienne occupait dans la famille la même position que les dames naïrs et targuies.Les inscriptions funéraires recueillies dans la vallée du Nil mentionnent fréquemment le nom de la mère, mais non celui du père. “Parfois, dit M. Révillout, on indique par parallélisme que le personnage en question était le fils d’un tel. Mais cette désignation patronymique était très rare dans la langue sacrée… Ajoutons que la femme mariée, mère ou épouse, est toujours nebt pas, dame de maison, maîtresse de maison” , M. Révillout est tout scandalisé (égyptologue français, mort en 1880). (Extrait de  Le matriarcat, étude sur les origines de la famille, de Paul Lafargue)

Des reines bâtisseuses

Certaines femmes ont assumé le pouvoir du pharaon, la plus importante d’entre elles fut la reine Hatchepsout, qui régna de 1503 à 1483 avant notre ère. Elle avait entrepris des projets de construction d’envergure, et a développé le commerce et l’agriculture. Son règne a été considéré comme une période prospère, mais son successeur Thoutmosis III détruisit un grand nombre de ses statues et supprima les inscriptions qui commémoraient ses actes , et remplaça son nom par le sien, ou par celui de ses prédécesseurs. Pendant la période ptolémaïque, l’Égypte eut deux reines importantes d’ascendance grecque ; Arsinoé et Cléopâtre.

Les reines guerrières l’Égypte

Les reines guerrières Egyptiennes étaient Ahotep, et Arsinoé II & III, et toutes celles qui etaient descendantes de la Maison Royale de Kush. Elles régnaient sur l’Egypte et commendaient leurs armées et leurs flottes navales pendant l’ère de la civilisation Romaine. En ce qui concerne Ahotep, pour preuve de la haute considération dans laquelle elle était tenue, son fils Ahmosis dit d’elle, dans sa stèle de Karnak : « Celle qui a accompli les rites et pris soin de l’Égypte. Elle a veillé sur ses troupes et les a protégées. Elle a ramené ses fugitifs et rassemblé ses déserteurs. Elle a pacifié la Haute Égypte et a chassé les rebelles. »

 

Source: matricien.org

Share and Enjoy

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS
  • Patrick Gaspard

    Me voila enfin edifie.L’Egypte antique etait bien une nation negre.Or je sais qu’en Afrique en general l’inceste est une chose inconcevable.La question de mariage consanguin en Egypte m’a donc toujours laisse perplexe.Cet article me revelle qu’il ne s’agissait pas d’union conjugale entre frere et soeur mais d’une forme d’aliance familiale n’impliquant aucun rapprochement intime.Je vous remercie vivement de cette publication.