Cap écran du clip de Major Lazer,Bubble Butt

Les femmes noires ne sont pas des objets sexuels

Pourquoi les clips vidéos dépeignent les femmes noires comme des objets sexuels exotiques?

A l’âge de 17 ans, Ikamara Larasi décide de ne plus s’abreuver de clips vidéos. C’est ce qu’elle explique dans un blog publié sur le site du Guardian.

Comme tous ceux de sa génération, elle a d’abord été fascinée par le déferlement quotidien de clips sur les chaînes de télévision. Mais à l’euphorie succède le dégoût: Ikamara ne cautionne plus des clips qui véhiculent une image aussi dégradante de la femme, surtout de la femme noire, ethnique. Elle remarque qu’elles sont, plus que les autres, sexualisées à outrance, réduites à des animaux exotiques.

Dans cette fascination du corps, les fesses tiennent une place particulière: elles apparaissent souvent au premier plan. Qu’elles soient blanches ou noires. L’auteure évoque notamment l’une des dernières prestations de l’artiste Miley Cyrus sur le plateau de la chaîne MTV. La jeune femme, en sous-vêtement, singe des mouvements érotiques.

 

 


S’il fallait retenir un clip représentatif de la vision des femmes noires, ce serait peut-être celui de Major Lazer, Bubble Butt. C’est «un parfait exemple de la façon dont les femmes noires sont dépeintes dans les clips vidéos», juge l’auteure.


Ces représentations ne sont ni limitées à un genre de musique ni à un type de femme. L’auteure du billet parle surtout de son expérience en tant que femme noire:

«De différentes manières, nous sommes tous victimes de discrimination. En tant que jeune femme noire, mes expériences de racisme et de sexisme ne s’excluent pas mutuellement.»

 

 Source: slateafrique.com

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