Le calumet

LE SAVIEZ-VOUS ?: Le terme calumet dérive du bamanan (bambara) kàlàma. La croix gammée est la récupération d’un symbole traditionnelle kémite

Kàlàma est le bamanan (bambara) qui désigne « la paille », « la tige », « le bâtonnet ». Le calumet, pipe en roseau consacrée à la paix dans les traditions amérindiennes, offre la même étymologie que le bamanan kàlàma, en fait le terme calumet dérive du bamanan kàlàma. Les dictionnaires étymologiques font provenir le mot « calumet » du normand « chalumeau » qui désigne à l’origine un tuyau de paille, un roseau. Le mot amérindien consacré est cannunpa ou chanunpa; et ces peuples s’en servent pour communiquer avec Wakan-Tanka (Grand Esprit) ou Tunkashila (Grand-Père).

Ces noms offrent une étymologie négro-africaines incontestables. Wakan est un épithète pour « grand »; nous mettons le mot tanka en relation avec le copte “tankho” « vivifier » formé à partir de “onkh” (ankh dans la langue copte); ntangù est le nom que le kikongo donne au Soleil, kibongo : táng « soleil »; tsanbaan : ntang « soleil » Ces formes offrent une correspondance totale avec le copte “tankho”. Il s’agit du même mot que nous retrouvons avec Wakan-Tanka et Tunkashila (Tanka = Tunka); -shila signifie « être brûlé », « être calciné », « être consumé » en cilùba; ce qui fait littéralement de Tunkashila le « Soleil brûlé », « le Soleil calciné »; le Soleil étant régulièrement identifié au visage, cette relation offre de traduire Tunkashila par «Visage brûlé », autrement dit “Éthiopien”. Ce qui est du reste conforme au phénotype des premiers habitants de l’Amérique.

Le phénotype des premiers habitants de l’Amérique
Le phénotype des premiers habitants de l’Amérique

Le bamanan kàlàma devient Jalama ou Shalama en cilùba, construit à partir de sala “la plume”. Jalame/Jaalama, « valable », « approprié », « convenable », « correct », « droit »; mu-Shalamu, Jalamu « midi », « zénith », « moment où le soleil se trouve au zénith »; njaalaminu « rectitude », « droiture », « dignité », « équilibre » (Bilolo 2010). La relation avec la plume de Maât est incontestable. Le terme “indien” dérive du bantou hindi, n.hindo, mo.hindo, ev.indi, etc. signifiant “noir”. Le terme “Hind” fut le terme employé par les Perses pour désigner les Dravidiens de l’Inde qualifiés d’Éthiopiens par les auteurs Grecs de l’Antiquité. (à droite) : la déesse Maât, incarnation de toute idée de rectitude et d’équilibre, tout autant que des notions qui se rattachent à l’enseignement et à la Connaissance.

Maât est la déesse à laquelle Justinien Ier (Empereur romain) éleva un temple sous le nom de Sainte-Sophie.
Maât est la déesse à laquelle Justinien Ier (Empereur romain) éleva un temple sous le nom de Sainte-Sophie.

Maât est la déesse à laquelle Justinien Ier (Empereur romain) éleva un temple sous le nom de Sainte-Sophie. “Sophie” est un nom qui dérive du négro-égyptien Seba/Soba (b>ph). Le terme négro-égyptien Seba/Soba est celui qui désigne l’enseignement, les préceptes, les maximes, tout ce qui éclaire l’esprit. Ce terme distingue les esprits brillants, les philosophes et les prophètes de la tradition kamito-nubienne.

 

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ORIGINE DE LA CROIX GAMMÉE.

Il suffit qu’elle paraisse pour qu’elle soit automatiquement associée aux heures les plus blanches de l’histoire européenne. La croix gammée offre d’être la récupération d’un symbole traditionnelle présent dans les cultures védiques et kémites. “Gamma” est un terme qui vient du négro-égyptien gr-h signifiant “rendre complet”. Cette relation est établie par Mboli (2010) à laquelle il donne les correspondances suivantes : Hausa Gama “joindre”, gama “finir”, kama “saisir”. Gamma est un synonyme de Km “rendre complet” et devient la troisième lettre de l’alphabet grec à valeur “3” en numération.

ORIGINE DE LA CROIX GAMMÉE

Cette lettre correspond au pavillon (signe hiéroglyphique du neter), même signe dont on se sert pour décrire la svastika, la croix gammée etc. La “gamme musicale” (7 notes principales) s’inspire des mêmes origines. Aujourd’hui ce signe se trouve pollué par l’histoire récente de l’Europe et nous pensons qu’il mérite à juste titre d’être étudié dans un contexte libre de ses influences et dans ses considérations initiales qui nous ramèneraient, à n’en pas douter, à redécouvrir un pan ignorer de l’ancestrale tradition kémite attachée à ce signe.

 

Amenhemhat Dibombari

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