Nash, académicienne du Nouchi

Le Nouchi, un Français copié décalé (documentaire audio)

Argot des rues d’Abidjan, le nouchi est entré depuis quelques années dans une phase de reconnaissance. Entendu dans le monde entier grâce à la chanson « 1er Gaou » du groupe Magic System, les groupes de musique zouglou, coupé décalé, lu dans le livre « Allah n’est pas obligé » d’Ahmadou Kourouma, des études le consacrent en tant que « Français Populaire Africain ».

Désormais, on peut lire des éditoriaux, écouter des pièces de théâtre qui l’utilisent pour exprimer sentiments, couleurs et réalités mieux que ne pourrait le permettre le « Français classique » ou le « Français de Moussa».

Par ailleurs, c’est sur les réseaux sociaux et sur l’Internet que l’on peut au mieux percevoir cette expansion : sur Facebook et Twitter, des utilisateurs qui préféraient s’exprimer en anglais reviennent à l’utilisation de ce Français qui mute. Langue comprise par un grand nombre y compris dans des pays anglophones et lusophones le Nouchi modifie la carte de la zone francophone en Afrique. En outre, il permet de dépasser les barrières des catégories socioprofessionnelles : reflet dans les années 80 et 90 d’une certaine marginalité, il est aujourd’hui également utilisé par des hommes politiques et intellectuels.

Lors de nos enregistrements à Abidjan, des rues des quartiers populaires, aux antichambres feutrées des ministères, nous sommes allés à la rencontre de ceux qui parlent et chantent le Nouchi tant dans leur sphère privée que professionnelle, avec comme fil directeur une question ouverte :

Le Nouchi est-il une chance pour le Français ?

 

Avec :

Yehni Djidji, écrivain, scénariste et éditrice,

Cyriac Gbogou, membre du réseau de blogs francophones Mondoblog,

Maurice Bendaman, écrivain, Ministre de la Culture et de la Francophonie,

RageMan, rappeur et producteur,


Lassane Zohoré, directeur de la rédaction du journal Gbich,

Nash, chanteuse et « académicienne du Nouchi » (photo),

Rémi Yao, Enseignant-chercheur à l’ISTC,

Suy Kahofi, journaliste.

 

Production : Arnaud Contreras

Réalisation : Jean-Philippe Navarre

Source: franceculture

 

Share and Enjoy

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS