LA RÉVOLTE DES ZANJ

LA RÉVOLTE DES ZANJ

En 869, près de Bassorah, au sud de l’Irak, des esclaves africains, les Zanj (encore appelés Zendj ou Zang) se révoltèrent contre les califes Abbassides.

Les propriétaires de la région avaient en effet, à cette époque, le projet d’améliorer leurs terres, impropres à la culture sans être raclées et irriguées, pour y planter de la canne à sucre.

Ayant fait l’acquisition de quelques centaines d’esclaves qui étaient originaires d’Afrique de l’Est, ils les mirent au travail dans conditions particulièrement inhumaines et épuisantes, qui pouvaient rappeler celles que d’autres Africains de l’ouest connaitraient dans  les plantations des Antilles, neuf siècles plus tard.

Le résultat ne se fit pas attendre. Sous le commandement d’Ali Ibn Muhammad, les esclaves se soulevèrent et, prenant le contrôle de nombreuses villes de la région, s’opposèrent victorieusement pendant 14 ans aux califes.

Mis à part cet épisode, qui déclencha immédiatement une révolte,  il n’y a pas de trace, dans le monde musulman, de mise en esclavage d’Africains qui puisse être comparée à ce qu’ils devaient connaître plus tard dans les plantations des Antilles.


C’est bien évidemment pour dédouaner les Européens, et avec un parti-pris non dissimulé contre l’Islam, que certains historiens français ont cherché, parfois avec un soutien officiel, à faire le parallèle entre l’esclavage raciste et génocidaire atlantique et l’esclavage musulman qui ne visait nullement les Africains en priorité et qui était le plus souvent un esclavage pratiqué à des fins domestiques ou militaires.

 

Source: une-autre-histoire

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