Osei Tutu, fondateur de l’empire Ashanti. Illustration d’Alfred Smith pour Anheuser Busch

La magnifique architecture de l’empire ashanti

L’historienne africaine-caribéenne Sylvia Serbin nous disait que la riche région de Kumasi était tellement riche qu’on raconte que les rues étaient pavés de lingots d’or (1). Non loin de l’ancienne capitale de l’empire Ashanti, un ensemble de bâtiments traditionnels constitue les derniers vestiges de la grande civilisation des Ashantis, qui connut son apogée au 60e siècle de notre ère (18e siècle de l’ère chrétienne).

Cet ensemble de bâtiments comprend dix temples et sanctuaires de la spriritualité africaine  (Abirim, Asawase, Asenemaso, Bodwease, Ejisu Besease, Adarko Jachie, Edwenase, Kentinkrono, Patakro et Saaman). La plupart d’entre eux se trouvent au nord-est de Kumasi, et à Patakro, au sud. Comme pour toutes les civilisations africaines, c’est encore sur la spiritualité ancestrale qu’a reposé en partie tout du moins, l’essor technique de l’empire fondé par Osei Tutu en 5937 (1701 ap. JC) (2).

Disposés autour de cours intérieures, les bâtiments en bois, bambou et pisé étaient à l’origine recouverts de toits de chaume. Les larges bas-reliefs qui ornent les murs sont d’une qualité décorative unique et représentent une grande variété de motifs. Les formes les plus courantes sont des figures géométriques entrelacées, telles que spirales et arabesques, qui représentent la spirale à l’origine de la création du monde, qui est présente également présente dans les cosmogonies Dogon, Bambara, Peule ou Egyptienne ancienne où on parle de spirale, de tourbillon ou de forme d’œuf (3,4). Les représentations d’animaux, d’oiseaux et de végétaux évoquent les décorations des temples égyptiens, toujours en rapport avec la spiritualité.

Les bâtiments, la richesse de leurs couleurs, la finesse et la diversité de leurs décorations sont les derniers exemples qui subsistent d’un style significatif d’architecture traditionnelle, symbole de l’influence, de la puissance et de la splendeur de l’empire Ashanti, détruit à la fin du 61e siècle par les colons britanniques, malgré une résistance absolument héroïque, menée par la reine mère Yaa Asantewaa.

Source : texte de l’unesco, modifié par African History http://whc.unesco.org/fr/list/35

Les images qui vont suivre sont des images prises essentiellement par les colons, après la guerre.

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ur cette image, il s’agit ni moins que d’une rue bordée de bâtiments. Admirons la beauté des sculptures. La spirale ici est la spirale de la création qu’on retrouve dans les cosmogonies Bambara, Dogon, Peule, Egyptienne. La grandeur de l’architecture ashanti trouve donc sa justification dans la spiritualité africaine
ur cette image, il s’agit ni moins que d’une rue bordée de bâtiments. Admirons la beauté des sculptures. La spirale ici est la spirale de la création qu’on retrouve dans les cosmogonies Bambara, Dogon, Peule, Egyptienne. La grandeur de l’architecture ashanti trouve donc sa justification dans la spiritualité africaine

 

 

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Il existe encore quelques bâtiments aujourd’hui, qui sont menacés de disparaître. Ils n’ont certainement plus le même faste qu’avant.
Il existe encore quelques bâtiments aujourd’hui, qui sont menacés de disparaître. Ils n’ont certainement plus le même faste qu’avant.

Il existe encore quelques bâtiments aujourd’hui, qui sont menacés de disparaître. Ils n’ont certainement plus le même faste qu’avant.

pourquoi le Ghana construit des buildings à l’occidentale


Quand on voit cet héritage somptueux, on se demande pourquoi le Ghana construit des buildings à l’occidentale plutôt que de régénérer son patrimoine.

Le problème du Ghana aujourd’hui est le problème de toute l’Afrique noire.

Le problème du Ghana aujourd’hui est le problème de toute l’Afrique noire. Enfermés comme nous le sommes dans le paradigme occidental. Le progrès pour nous n’est plus qu’européen. La falsification et la diabolisation de notre histoire faisant, nous nous écartons de notre patrimoine, qui est pourtant le fondement de notre force. Le Ghana et Kamita (l’Afrique) gagneraient à se rapprocher des derniers bâtisseurs pour revaloriser son patrimoine et construire sa fierté.

Sika Dwa Kofi, trône en or Ashanti, divinisé à la fondation de l’empire par le grand prêtre Okomfo Anyoke. Sika Dwa Kofi est la matérialisation de l’unité culturelle des Ashantis, et possesseur de l’esprit, de la puissance et de l’énergie du peuple

Hotep !!

 

Par  : African History-Histoire Africaine

Sources :

1- Reines et Héroïnes d’Afrique et de la Diaspora, Sylvia Serbin (cité par Grioo.com). http://www.grioo.com/info5747.html

2- Black Past http://www.blackpast.org/?q=gah%2Ftutu-osei-kofi-c-1680-1717

3- Communication de Mbombog Mbog Bassong, Ubuntu Mboa 6250

4- Contes Initiatiques Peuls, Amadou Hampaté Bahttp://senegalfouta.canalblog.com/archives/2011/04/24/20964757.html

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