Sophia Stewart

Hollywood a-t-il voulu cacher que Sophia Stewart est l’auteur de Matrix et de Terminator ?

Hollywood s’est bien gardé de révéler que derrière les succès planétaires des productions « The Matrix I, II, III » et « Terminator I, II, III » se trouve une femme noire. Ah ?! Cette africaine-américaine presque anonyme se nomme Sophia Stewart. On croit rêver ! La raison de cet anonymat déplacé ou pour le moins mal placé ? Les scénaristes et les majors responsables de ces blockbusters mondiaux ont tout simplement « oublié » avec insistance dirons-nous de créditer Sophia Stewart comme auteur des scenarii qui ont inspiré lesdits films. Voilà.

sophia - Matrix

Tout cela pourrait aisément ressembler à une mauvaise farce, à la différence que l’affaire s’est terminée devant les tribunaux qui ont reconnu l’escroquerie et les escrocs accrocs et donné gain de cause à la femme noire, la set kemet[« femme noire » (langue de l’Afrique pharaonique)].

Sofia - The third eyeReprenons depuis le commencement. Nous sommes au milieu des années 80, et Sophia Stewart envoie une copie d’un manuscrit intitulé « The third eye » (le troisième œil) aux frères Wachowsky qui voudraient réaliser un film de science-fiction original. L’affaire semble en rester là jusqu’à ce qu’en 1999 comme par enchantement Sophia Stewart déchante lorsqu’elle reconnaît dans « Matrix » des frères Wachowsky des passages du manuscrit qu’elle leur avait envoyé des années auparavant. Cela en termes juridiques clairs se nomme « plagiat », et l’auteur africaine-américaine saisit les tribunaux. Le FBI est requis et des investigations sont menées. La visualisation de la version originale du film (cette version ayant d’ailleurs subi des modifications afin de tenter de masquer l’escroquerie) doublée du témoignage du personnel même de la Warner qui nie aux réalisateurs du film la paternité du scénario original et attestent par ailleurs de l’utilisation fréquente de l’œuvre de la femme noire convergent vers la même conclusion sans appel.

Pendant cinq années d’épique bataille juridique la femme noire a seule dû braver la toute-puissance des goliaths de la Warner Bros, producteurs de « Matrix », et ce n’est que le 04 Octobre 2004 que le verdict enfin est tombé : le manuscrit « The third eye » de la femme noire ayant effectivement inspiré les trois films « Matrix » mais également les trois « Terminator », la modique somme de 2,5 milliards de $ devra être versée à Sophia Stewart en dommages et intérêts. L’africaine-américaine en réclamait cinq, les films incriminés ayant rapporté en recettes cumulées près de 2000 milliards de $. Un article Afrikara traitant justement de la kémitisation de Hollywood avait déjà trouvé des couleurs bien africaines à ce « Matrix » : des actions initiées dans le monde invisible qui avaient des répercussions dans le monde matériel ; des rites initiatiques qui entraînent une nouvelle naissance obligatoire de l’initié qui doit accomplir sa mission, etc. Nous pouvons aujourd’hui comprendre pourquoi.

Le projet de base de Sophia Stewart était comme elle a pu le dévoiler afrocentrique. L’idée d’une matrice unique comme conscience-mère de toutes les machines lui est venue de la réalité scientifique de la femme africaine mère de toute l’humanité. Il est intéressant de noter aussi que les personnages clefs du film sont noirs : Morphéus l’initiateur de l’élu, la maître du rêve qui détient les clés du monde invisible ; l’oracle (une femme) maîtresse des mystères qui détient tous les secrets ; l’élu lui-même devait à l’origine être joué par un acteur noir (Will Smith) avant que ce dernier ne décline la proposition. Ce qui renvoie donc à ce schéma central : l’élu de l’humanité, le messie qui sauve les hommes est un Noir. L’homme qui connaît le monde invisible, l’initié par excellence est un Noir. La personne qui détient les réponses ultimes parce que mère de la matrice est une femme noire.

matrix

Voilà l’axe afrocentrique du film. L’idée du messie qui vient sauver les humains de la dictature des créations technologiques a été exploitée dans « Terminator ». Le monde doit tout cela à la même géniale matrice qui est bien fille celle-là de cette Afrique déportée en Amérique déclinée US. Un communiqué de presse de l’auteur datant de juin 2004 a laissé entendre que Hollywood ne tenait pas à rendre public le fait que des films si importants, si novateurs et si déterminants pour l’avenir du cinéma mondial ont été conçus en réalité par une femme noire parce que cela changerait l’Histoire. Cela encouragerait tous les enfants noirs à réaliser leurs rêves parce qu’il n’est rien dans ce monde qu’ils ne puissent réaliser, atteindre, accomplir s’ils en ont la volonté et le désir. Autrement dit, le pouvoir, l’intelligence, le génie pour changer le monde ils l’ont, et cela effraie le système qui doit taire cette vérité.

Sofia-doc1

Sophia Stewart dénonce également le silence -qu’elle juge coupable- des institutions sociales et des personnalités africaines-américaines qui auraient dû monter au créneau pour soutenir un combat qui concerne après tout l’ensemble de la communauté. Singulier aussi qu’une affaire de nature me direz-vous à booster ventes de journaux et taux d’audimat des chaînes TV n’ait miraculeusement pendant cinq années reçu le moindre écho dans la presse où dans votre petit écran. L’auteur en attribue la cause au fait que les studios Warner Bros font partie de l’entité médiatique AOL-Time Warner qui à elle seule contrôle une part énorme des médias outre-atlantique (NY Times, LA Times, Newsweek, Fortune, Sports illustrated, People Magazine, CNN etc,etc.). Dans l’hexagone le même mutisme est adopté par les médias. Alors, posons-nous la question qu’il est impossible d’éviter de se poser : dans la mesure où l’information que nous recevons est monolithique, formatée, décidée à notre place, dans quelle mesure pouvons-nous toujours prétendre être maîtres de nos opinions et de notre pensée ?

Sofia-doc2

Jusqu’à quel point la notion même de démocratie peut encore être pertinente si une partie si essentielle de notre liberté, à savoir la pensée, nous est ôtée ? En quoi sommes-nous encore sujets ou plutôt en quoi ne sommes-nous pas objets ? Jusqu’à quel point pouvons-nous affirmer avec certitude ne pas être ces machines de « Matrix » ou ces robots de « Terminator » ?

Source: haitiwebs

bleu

Matrix, une analyse de la trilogie

I – Historique :

Pour bien saisir les explications qui vont suivre, qui seront assez «techniques  », il est utile de comprendre grossièrement l’histoire et le fonctionnement de  la matrice :

1/ En premier lieu, une guerre entre hommes et machines éclata. Malgré une  tentative des hommes de priver les machines de la lumière solaire, ces dernières  gagnèrent la guerre.

2/ La source d’énergie solaire n’étant plus à portée des machines suite à  l’intervention humaine, elles utilisèrent l’homme comme pile pour leur fournir  de l’énergie. L’homme devant évoluer de par sa nature dans un environnement qui  permet le fonctionnement de son cerveau, elles décidèrent de créer une matrice.

3/ L’esprit humain étant non réductible à une équation de sa part sa nature  ontologique, cela créa un déséquilibre inhérent au système. Par conséquent, la  première matrice, qui ressemblait au paradis, fut un échec cuisant.

4/ Une deuxième matrice fut alors construite, beaucoup plus complexe, et qui  prenait en compte le déséquilibre engendré par le psychisme humain. C’est dans  cette matrice que se déroule la trilogie.   Voyons donc maintenant le fonctionnement de cette matrice?

II – Le Fonctionnement :

A – Les programmes :

 

1/ le Mérovingien  

Il est le premier exilé, c’est à dire qu’il est le premier programme à être venu  du monde des machines dans la matrice I. Il est un programme programmeur, une  intelligence artificielle crée par les machines, indépendante et qui crée des  programmes. Il a crée le programme « l’homme du train » qui permet de faire un  passage entre le monde des machines et le monde de la matrice I et qui permet  donc l’arrivée des autres programmes programmeurs.   Il est bien entendu au courant des « reload » puisqu’il les évite à chaque fois  et que donc il est la depuis le début. Il travaille pour la matrice.

 

2/ la famille indienne  

Ce sont des programmes programmeurs eux aussi. Ce sont des I.A. qui ont atteint le  même niveau de complexité que l’homme. Leurs émotions sont les mêmes que celles  des hommes, à la différence près qu’elles ont un fondement, une architecture,  informatique et non biologique. Ils attendent à la gare pour aller dans la  matrice car elle aura bientôt besoin d’eux pour la mise en place de la septième  matrice suite au 6ème Reload qui est imminent. Ils travaillent pour la matrice,  et par conséquent pour le mérovingien. C’est pourquoi ils le craignent. Le moyen  de pression est l’amour qu’ils ont pour leur fille. On remarque que son  comportement, le fait qu’il essaye de faire rentrer Néo dans le train, qu’il dit  que c’est un « ami », le rend particulièrement humain. On commence déjà se  profiler une limite de plus en plus flou entre l’humain et l’artificiel? La  petite fille est la dernière exilée comme c’est dit dans le film. Exilée du  monde des machines bien entendu, monde que nous n’avons jamais vu. Elle est donc  elle aussi une programmeuse, ce qu’elle nous démontre par le joli couché de  soleil qu’elle a crée pour Néo à la fin.

 

3/ Les agents  

Ce sont des programmes autonomes qui ne peuvent pas modifier le code de la  matrice. Leur rôle est d’empêcher et de limiter le nombre de rebelles accédant à  Zion et par la même leur nombre au sein de la matrice I.

 

4/ Smith :  

Il était un agent comme les autres, même s’il semblait avoir une aversion  particulière pour l’humanité dès le départ. Suite à sa défaite contre néo à la  fin de Matrix I, il hérite d’une partie du code de Néo, il s’émancipe ainsi,  d’une certaine façon, du contrôle de la matrice. Smith à alors accès aux données  du reload précédent. C’est pourquoi, dans Matrix II, il sait constamment à  l’avance où va se trouve Néo. Il intègre le corps de Baines dans Matrix II et  devient un virus qui passe d’un support informatique à un support biologique. Il  passe par l’intermédiaire du téléphone filaire et, même si cela peut paraître  quelque peu étonnant, modifie les structures cognitives de Baines pour  s’intégrer à lui. Il veut « everything », il veut le monde. Il se duplique dans  la matrice mettant en péril son fonctionnement. Il est l’exacte opposé de Néo  tout simplement parce qu’il possède maintenant le même code mais qu’il n’a pas  les mêmes buts : en effet il aveuglé par sa haine de l’homme. Il peut voler et  modifier les lois de la matrice I tout comme le fait Néo car il possède le code  source qui renvoie à la liberté et crée des irrégularités dans l’équation  matricielle. Il croit qu’il va en finir mais il ne comprend pas que tout est  déjà joué dès le début, Il ne s’émancipe que parce que la matrice le veut.

Il faut bien comprendre le raisonnement suivant : La matrice, et l’architecte,  doivent se plier au psychisme humain et à la prise en compte du fait qu’elle  entraîne des anomalies dans le code source de part sa liberté ontologique. Par  conséquent, ils doivent nécessairement créer Néo, qui est cette anomalie  concentrée en quelque sorte. Or créer Néo mène nécessairement à la création d’un  opposé, qui à la même liberté mais des ambitions contraires. En effet,  L’existence de la liberté au sein d’un système implique un choix. Un choix mène  alors obligatoirement à deux possibilités. Or ce sont elles que Smith et Néo  représentent de façon extrême. D’où, irrémédiablement, ce schéma et cette  opposition de Neo et de Smith à chaque « reload », de l’opposition du bien et du  mal.

 

5/ Les sentinelles et autre machines :  

Ce sont des machines dirigées à partir de ce qu’on pourrait appeler  l’intelligence artificielle principale du monde des machines. Ce sont des tueurs  obsessionnels. On peut suppose qu’elles sont reliées au code source.

 

6/ le Père, l’architecte :  

C’est lui qui a programmé la matrice avec l’aide de la mère qu’il à conçu lui  même pour comprendre le psychisme humain, chose dont il est incapable étant  donné qu’il est une intelligence rationnelle pur. Il assiste au déroulement de  chaque « reload », tranquillement, dans son siège, devant ses écrans et  intervient le moment voulu en rencontrant l’anomalie à chaque fois qu’elle  arrive à lui après avoir rencontré le maître des clés. Bien entendu, à chaque  fois, L’anomalie Néo choisit de retourner dans la matrice?

 

7/ La mère : Perséphone  

C’est un programme intuitif crée par l’architecte pour comprendre le psychisme  Humain. On pouvait s’en douter à la suite de Matrice II. L’épisode au Hell’s  Club confirme cette hypothèse par la lecture pertinente qu’elle fait de  l’attitude de Trinity. Pour ceux qui aiment les symboles mythologiques, elle est  fille de Zeus (l’architecte, le roi des dieux) et est emmenée en enfer (le «  hell’s club ») par Hadès (le mérovingien).

 

B – Un programme particulier : L’oracle Néo

Après Matrix Reloaded, il y’a quelque chose que je n’arrivais pas à saisir.  Qu’est ce que Néo allait devenir après le Reload ? Allait-il rejoindre Zion  comme le disait l’architecte ? Dans ce cas, cela voulait dire que Néo était déjà  dans Zion au début ; Comment aurait-il pu se retrouver dans la matrice I pour  être découvert par Morphéus ? Vivait-il jusqu’à sa mort dans Zion et ensuite  renaissait dans la matrice I ? Mais alors, il y’aurait eu un intervalle de temps  ou l’équation qui se trouve dans Néo ne se serait plus trouvée dans la matrice.  L’architecte a donc trouvé une solution infiniment plus subtile :

 

Neo = L’Oracle  


C’est à travers cette double figure que l’architecte a dépassé le problème de  l’équation qui déséquilibre l’ensemble du système. Il a crée un cycle au cours  duquel l’anomalie est la fois début et fin, source et aboutissement. Elle se  guide elle même. C’est un être crée artificiellement, qui contient le code  particulier qui fait que l’homme est un homme, c’est à dire un être de choix. Il  a une liberté intrinsèque que ne peux refuser l’architecte sans quoi cela  donnerait l’échec de la première matrice. Là, vous êtes peut-être un peu perdu,  je vais donc essayer de récapituler clairement :   Si vous avez bien saisi, vous avez compris que l’esprit humain a une qualité  particulière : il doit être libre. Or, essayez de faire une équation qui rend  compte de la liberté, ce n’est pas évident. C’est même impossible puisque une  équation est par définition déterministe, c’est à dure qu’elle est l’inverse  d’un choix.

L’architecte, et les machines, ont donc crée un être humain  artificiel.   Il est constitué d’un support biologique comme vous et moi, mais en plus, il  possède en lui le code de la liberté. C’est à dire que ne pouvant rendre la  liberté dans des équations du code source, l’architecte à crée un être qui crée  cette liberté par son existence même. Il permet alors la prise en compte dans  l’ensemble de la matrice de la liberté, nécessaire au fait que les hommes  puissent vivrent. Il se retrouve donc devant une création qu’il se doit de  laisser libre car c’est sa nature même de l’être. Néo est donc à la source du  code et il doit ensuite, comme c’est le cas à la fin de révolution, être  réintégré au code source pour permettre le reload. En effet, Néo entraîne des  déséquilibres dans l’ensemble des équations comme nous l’explique l’architecte  dans Matrix II et comme le démontre les capacité de Néo ( d’ou à la fin les  écrans qui commencent à péter des câbles). Il faut donc obligatoirement « reloader »  le système pour éviter qu’il ne bug.

Mais, comment être sur que cette anomalie va bien gentiment revenir au point de  départ et qu’elle va pas foutre un bordel pas possible ? C’est là que  l’architecte à deux idées de génie. La première est de créer un sentiment  d’attachement chez Néo à l’humanité (tout comme le père indien est attaché à sa  fille). Et deuxièmement de guider Néo. Pour cela, il  utilise, et ça c’est  fourbe, les rebelles, qui croient en la prophétie. En effet, L’architecte devant  laisser sa liberté à Néo, il ne peut intervenir. Il laisse donc cela aux  rebelles, et en particulier à Morphéus qui va être guidé par l’Oracle pour  trouver Néo. Mais quel est le meilleur moyen de guider Morphéus ? C’est  d’utiliser une mythologie, une croyance, autour de l’oracle qui permettra  d’amener à la paix. Mais l’oracle, n’est autre que Néo lui même mais du « reload »  précédent, et ça c’est plus fourbe que fourbe.

bleu

Participez au Jeu Concour et GAGNEZ le Livre KONGO de Dibombari MBOCK

Cliquez sur ce lien pour Participer

bleu

C’est pour cela qu’elle sait  toujours ce qui va se passer, c’est pour cela qu’elle sait toujours ce que  ressent Néo, c’est pour cela que Smith l’appelle Maman (puisque C’est Néo qui  par son code donne « vie » à Smith), c’est pour cela que lorsque Smith explose à  la fin, on ne retrouve pas Néo, mais l’oracle. Ainsi, à la fin, l’architecte  demande à L’oracle, en substance, « mais tu ne savais pas ? » Il reste toujours  étonné, tout comme nous d’ailleurs, que Néo ne se doute pas que l’oracle n’est  autre que lui même, mais des « reload » précédents. Rappelez-vous quand Néo  demande à l’Oracle qui décide, et qu’elle lui répond que ce n’est autre que  lui-même. On croit qu’il s’agit d’une métaphore mais il n’en est rien. Je ne  sais pas si tout cela est bien clair, c’est une première version et c’est assez  complexe à expliquer.

 

C – Le Reload :

Ce qu’il est essentiel de retenir, c’est qu’à chaque « reload » on en revient au  même point même s’il y a quelques nuances. Reload signifie rechargement, on  relance le système matrice comme c’est le cas à la fin de révolutions. Les  protagoniste toujours les mêmes : Trinity, Morphéus, Smith, etc. Pour ceux qui  seraient dubitatifs quant à la véracité de cette affirmation voilà quelques  éléments qui font office de preuve :   Dans Matrix I, les remarques de l’oracle lors de leurs rencontres du type « tu  attends peut-être une prochaine vie », Dans matrice II, l’Oracle sait ce qui va  se produire à l’avance.

Elle le sait d’autant mieux en ce qui concerne Néo puisqu’elle l’était elle-même au  dernier « reload », Les rêves de Néo, les flashs, aussi bien dans Matrix II et  III qui montrent que Néo a déjà vécu ces situations. Il à des réminiscence du  passé des anciennes anomalies de part sa connexion au code source, Smith qui a  accès au contenu des anciens « reload » et qui peut anticiper sur les actions de  Néo. Dans Matrix II le fameux échange entre deux agents avec le « as expected »  Smith qui prend conscience qu’il a déjà vécu la scène finale.

A chaque « reload » c’est la même histoire qui se déroule même si il y a des  nuances. D’ou viennent ces nuances ? De l’action de l’oracle. Que fais l’oracle  ? Elle travaille pour la matrice. Quel est sont but ? Il est double : faire en  sorte que l’humanité souffre le moins possible, c’est à dire que la stabilité et  que la guerre arrivent le plus tard possible, et qu’ainsi ils puissent fournir  de l’énergie aux machines..   Résumons le fonctionnement et l es principales étapes de chaque « reload » :

0/ RELOAD

1/ Mise en place de la matrice ou évolue l’ensemble de l’humanité (matrice  I )

2/ Création de Zion

3/ Insertion de l’anomalie sous la forme de Néo dans la matrice I

4/ La prophétie s’organise, Morphéus rencontre l’oracle : il doit trouver  l’élu.

5/ Morphéus trouve Néo

6/ Néo tue Smith. Une partie du code de Néo est imprimé sur le code de Smith.

7/ Smith s’émancipe du contrôle de la matrice grâce à ce code. Il commence à se  dupliquer dans la matrice et la met en danger

8/ Néo rencontre l’architecte. Il fait le choix de revenir dans la matrice à  chaque fois car il aime Trinity.

9/ Néo arrête les sentinelles et tombe dans le coma car il a accédé au code  source

10/ Smith tue l’Oracle et Néo. Il explose ensuite et il reste l’oracle. Du coté  du monde des machines, Néo est réinjecté au code source.

11/ RELOAD

Il n y’a aucune révolution au sens de changement. Il y a révolution au sens  astronomique du terme, chaque « reload » recommence inlassablement. C’est  pourquoi le titre est Matrix Revolutions et non Matrix Revolution. Les hommes  sont esclaves des machines et le resteront sans doute à jamais. A travers ce  formidable système qui fait que Néo = l’oracle, à aucun moment les hommes n’ont  la possibilité d’accéder à leur liberté. Du début à la fin ils se sont fait  avoir. Même leur quête, leur but ultime, c’est à dire la paix avec les machines,  sert l’intérêt de ces dernières. Ils sont perdants à tous les coups. Cette fin  qui pourrait paraître pessimiste ne l’est pas. En effet, le film n’a cessé de  nous ramener toujours à cette même idée: ce qui compte, c’est avant tout le  ressenti. Que notre existence ne soit qu’un rêve, que nous soyons des êtres  régis par des lois déterminées, que nous vivions dans une matrice dirigée par  des machines, ce qui compte au fond : c’est que nous ressentons.

 

III – La question de la réalité de Zion :

Comme on pouvait s’en douter, la question de la réalité de Zion n’a pas été  explicitement abordée dans ce dernier opus. Cela aurait tué le film et coupé  court aux âpres débats à ce sujet, qui ne sont d’ailleurs pas étrangers au  succès de la trilogie. Les éléments que je vais développer ci-dessous montrent  que Zion et l’ensemble de ce que nous avons pu voir dans la trilogie n’est pas  la réalité. Cela n’est pas anodin, c’était prévisible (cf. mes messages sur  Matrix Reloaded) et voulu par les réalisateurs. J’expliquerai ensuite pourquoi.

 

Argument 1, Néo et les sentinelles :

Aussi bien dans Matrix I que dans Matrix II je crois qu’il n’est pas nécessaire  de démontrer que c’est bien Néo qui les arrête. Dans un premier temps, on est  tenté de penser qu’il se connecte au code source par connexion directe; on peut  se passer de l’hypothèse de la non-réalité de Zion en imaginant que Néo à en lui  un système de liaison sans fil qui le connecte au code source et qu’ainsi il  peut entraîner l’autodestruction des sentinelles. Ensuite, lorsqu’il arrête des dizaines de sentinelles avec la main, on commence  à se dire que sa connexion sans fil, et ben elle est vraiment super forte (mais  bon pourquoi pas, à travers le code source il les fait exploser).

Mais, quand  une sentinelle arrive directement sur le vaisseau et qu’elle est absorbée par  Néo qui ne bronche pas plus que ça, ça ne tient plus la route. Ce n’est plus  seulement une action de Néo sur le code source qui agirait sur le fonctionnement  des sentinelles, c’est bien plus que ça : c’est une modification de la réalité  par son esprit. Or rappelons le, Néo fait cet acte alors que nous sommes censés  êtres situés dans la réalité. De toute évidence, ce simple fait montre  clairement que Zion n’est pas dans la réalité.

 

Argument 2, Tout le monde repart à zéro

Dans chaque « reload », à partir d’arguments que j’ai développé précédemment, on  sait que ce sont les mêmes protagonistes qui interviennent. Or si Zion était la  réalité, à la fin de révolution, il faudrait que tout le monde reparte à zéro.  Or, d’une part, on voit mal Morpheus et compagnie accepter de retourner  gentiment dans des cocons. D’autres part, la plupart ont déjà vécu un certain  nombre d’années, il faudrait donc qu’ils rajeunissent.

 

Argument 3, La mort de Trinity

Dans le prolongement de l’argument précédent : Trinity semble présente dans  chaque « reload » (cf. rêves de Néo) or là elle est morte, il faudrait qu’elle  revienne à la vie ?chose qui vous en conviendrez arrive rarement dans la réalité. (cette situation c’est de plus obligatoirement produite au « reload » précédent, je suppose qu’elle est alors morte lorsqu’elle est tombée de  l’immeuble à la fin de Matrix II)

 

Argument 4, Zion

Sachant qu’il y a déjà eu 5 « reload », cela voudrait dire qu’a chaque fois Zion  se fait complètement exploser et qu’en un siècle on reconstruit tout, et surtout  on oubli tout. Un phénomène d’une telle ampleur ne pourrait être caché en aussi  peu de générations. De plus, si il y’a création d’une nouvelle Zion, il devrait  nécessairement rester des traces de cette ancienne cité. De la même façon, il  paraît très peu probable que personne ne tombe sur ces vestiges plus tard.   En somme, l’explication que Zion n’est pas réelle me paraît de loin la plus  crédible. Si quelqu’un arrive à contrer tous ces arguments ainsi que  tous ceux  qui prouvent qu’il y a bien des « reload » et ceci avec les mêmes personnes, je  veux bien changer d’avis.

En réalité, si l’on y réfléchit à deux fois, cette ambiguïté autour de la  réalité de Zion est voulue par les réalisateurs. Il est bien plus riche de nous  amener à un questionnement que de nous enfermer dans des réponses. A travers  cette interrogation sur la réalité de Zion, les frères Wachowki nous interrogent  sur notre propre réalité, celle du spectateur. En ne donnant pas de réponse, ils  ne nous laissent pas nous échapper en laissant cette question de la réalité se  laisser enfermer dans une oeuvre de fiction. Ils utilisent cette interrogation  pour qu’elle revienne dans nos vies. Nous ne savons pas si nous sommes dans la  réalité et nous n’avons aucun moyen de le savoir. Tout comme Descartes en  utilisant le doute méthodique, Morphéus en vient finalement à s’interroger : et  si tout cela n’était qu’un rêve ?

 

IV – Le dépassement de la question de la liberté :

Cette problématique de la réalité est liée à celle de la liberté. Un individu  qui évolue dans un monde qu’il croit réel et qui en réalité ne l’est pas, est-il  libre ? Un être humain utilisé comme pile et qui évolue dans un univers virtuel  dirigé par des machines est-il libre ?   S’opère alors un déplacement de la problématique de la liberté. Même nous en  tant que spectateur ne savons pas si nous sommes libres vis-à-vis de notre  environnement (en somme, nous ne pouvons savoir si nous sommes dans un rêve) et  vis à vis de nous même (sommes nous des êtres complètement déterminés ou avons  nous une liberté transcendantale, une âme)

En faisant de Néo un être qui finalement dépasse les frontières de son propre  univers et qui ainsi pose la question de la réalité du monde présenté comme réel  tout au long de la trilogie, les réalisateurs veulent d’une part nous faire  comprendre que nous sommes pris dans ce questionnement, et d’autre part qu’au  delà de cette question de la liberté subsiste des êtres humains, des êtres qui  ressentent des choses. La question du ressenti dépasse alors celle de la liberté  et de la réalité que nous soyons déterminés ou non, que nous soyons réels ou  non, ce qui compte en fin de compte, c’est ce que nous ressentions ?.

 

Source: vadeker.net

Share and Enjoy

  • Facebook
  • Twitter
  • Delicious
  • LinkedIn
  • StumbleUpon
  • Add to favorites
  • Email
  • RSS