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Forest Whitaker : “J’apprends les langues africaines. Je veux sentir l’Afrique dans mon âme”

Acteur, réalisateur, producteur… Par les films qu’il tourne ou les documentaires qu’il produit, Forest Whitaker est sans doute la star de Hollywood dont la carrière est la plus liée à l’Afrique. Pour J.A., il raconte son expérience du continent. Interview.

C’est peut-être le plus africain des acteurs américains. Le plus « africain-américain » au sens propre du terme. Sa consécration, il la doit au rôle d’Idi Amin Dada, l’ancien président ougandais, dans Le Dernier Roi d’Ecosse, pour lequel il a remporté, entre autres prix, l’Oscar du meilleur acteur. C’est pour préparer ce film que Whitaker avait posé le pied pour la première fois sur le continent. Comme il le fait généralement pour préparer ses rôles, il s’était immergé dans la culture locale, allant jusqu’à apprendre le swahili. Depuis, cet acteur qui a toujours été intéressé par ses racines africaines (elles se trouveraient du côté des actuels Ghana et Nigeria) a visité une demi-douzaine de pays du continent.

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Forest Whitaker : “J’apprends les langues africaines. Je veux sentir l’Afrique dans mon âme”

Son expérience en Ouganda, lorsqu’il se préparait pour le rôle d’Idi Amin Dada dans Le dernier roi d’Écosse ; ses racines africaines ; son dernier voyage en Afrique du Sud, pour tourner dans le film Zulu ; sa fondation, qui intervient au Soudan du Sud ; ou encore le documentaire Rising from ashes (Renaître de ses cendres)…

L’acteur américain Forest Whitaker s’est confié, le 8 juillet, à Jeune Afrique, sur ses multiples liens avec le continent.
Voir la vidéo ici

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En Afrique du Sud, où est allé tourner le Zulu, avec le réalisateur français Jérôme Salle (sortie à Paris début novembre), il a étudié l’afrikaans et le zoulou. Son rôle de policier dans une brigade anti-gang du Cap, l’a amené à se plonger dans les dures réalités d’un pays où les plaies de l’apartheid sont toujours à vif.

Bouchareb – Whitaker, un duo d’avenir


Forest Whitaker apparaîtra aussi prochainement dans un film du réalisateur franco-algérien Rachid Bouchareb, La voie de l’ennemi, dont le scénario a été co-écrit par Yasmina Khadra. Les questions de l’identité, de la religion (le personnage de Whitaker est un ex-prisonnier converti à l’islam) et de l’intégration hantent cette œuvre, qui ne devrait être que la première d’une série pour le duo Bouchareb – Whitaker, tant les deux artistes s’estiment mutuellement.

Mais c’est pour un autre projet que l’acteur, qui est aussi à l’origine de la fondation PeaceEarth (principalement présente au Soudan du Sud), était de passage à Paris, le 8 juillet. Il est le producteur exécutif et le narrateur de Rising from ashes (Renaître de ses cendres) un documentaire très réussi sur une bande de jeunes cyclistes rwandais, dont certains sont des rescapés du génocide de 1994.

Touché par leur histoire, bien que n’ayant jamais mis les pieds au Rwanda, Forest Whitaker a voulu raconter leur aventure avec l’ancien champion américain « Jock » Boyer. Un film très émouvant et parfois drôle, qu’il a présenté au siège de l’Unesco, dont il est ambassadeur de bonne volonté. C’est à cette occasion qu’il s’est confié à Jeune Afrique (vidéo ci-dessus).

Par Pierre Boisselet

Source: Jeune afrique

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