Union member Taylor displays medical marijuana during a media visit at the Venice Beach Care Center medical marijuana dispensary in Los Angeles, California

Des composants anti-cancer découverts dans le cannabis

Un scientifique britannique a découvert que des dérivés du cannabis pouvaient détruire des cellules cancéreuses présentes chez les personnes atteintes de leucémie, une forme de cancer qui entraîne environ 4000 décès par an en France et près de 24.000 aux États-Unis.

« Les cannabinoïdes ont une action complexe et interagissent avec un nombre important de processus dont les cancers ont besoin pour survivre », explique à nos collègues américains du HuffPost le docteur Wai Liu, oncologue à l’université de Londres. « Pour cette raison, ils ont un très grand potentiel comparés aux autres médicaments qui n’ont qu’une seule fonction. Je suis impressionné par leur profil d’activité et je pense qu’ils ont un grand avenir, tout particulièrement s’ils sont utilisés avec des chimiothérapies classiques ».

L’étude de ce scientifique sur le sujet a récemment été publiée dans la revue Anticancer Research et a été en partie financée par GW Pharmaceuticals, une société pharmaceutique qui produit déjà des médicaments dérivés du cannabis pour traiter la paralysie générée par différentes formes de scléroses.

Des composants purifiés du cannabis

L’étude s’est penchée sur les effets de six cannabinoïdes non psychoactifs différents — des composés dérivés de la marijuana qui ne donnent pas l’impression de « planer », habituel avec le THC, la molécule la plus connue contenue dans le cannabis — utilisés seuls puis combinés, sur les cellules leucémiques. Ces cannabinoïdes ont alors montré « un panel divers de qualités thérapeutiques » qui « visaient et bloquaient » les voies permettant aux cancers de se développer, détaille Liu au U.S. News & World Report.

Dans un entretien avec Le HuffPost, Wai Liu a mis l’accent sur le fait que ses recherches s’étaient faites avec six formes purifiées de cannabinoïdes — et non pas avec l’huile de cannabis traditionnelle, que cet oncologue décrit comme étant « brute » en comparaison et pouvant contenir entre 80 et 100 cannabinoïdes différents. « On ne sait pas vraiment quelles sont celles qui seront anti-cancer et celles qui pourraient être néfastes », explique-t-il.

Au cours de cette étude, Liu et son équipe ont cultivé en laboratoire des cellules leucémiques qu’ils ont ensuite mises en contact avec des doses des plus en plus fortes des six cannabinoïdes purifiés. Ces formes de cannabinoïdes étaient les suivantes: le cannabidiol (CBD), l’acide cannabidiolique (CBDA), le cannabigerol (CBG), l’acide cannabigerolique (CBGA), le cannabigevarin (CBGV) et l’acide cannabigevaric (CBGVA). L’équipe a ensuite analysé la viabilité des cellules leucémiques puis déterminé si, oui ou non, ces cannabinoïdes avaient détruit les cellules ou empêché leur développement.

Bien plus efficace en comprimés que fumé

Bien que prometteur, il reste difficile à dire si ce traitement aux cannabinoïdes fonctionnerait sur les plus de 200 types de cancer qu’il existe aujourd’hui. Les cannabinoïdes affectant les mêmes mécanismes que les chimiothérapies, les cancers qui répondent bien aux traitements actuels devraient tout aussi bien réagir à ces composants purifiés du cannabis. Par contre, les maladies non affectées par les chimiothérapies ne répondraient pas non plus aux cannabinoïdes, avance le docteur Lui.

Et quand on lui demande si fumer du cannabis a le même effet qu’ingérer l’un des composés purifiés de cannabinoïdes qu’il a étudiés, Liu explique que c’est peu probable:

« Fumer du cannabis soulève de nombreux problèmes potentiels. Tout d’abord, la constitution complexe du cannabis — qui contient plus de 80 substances actives — signifie que les effets anti-cancer désirés pourraient être contrecarrés par d’autres composants. Ensuite, administrer le médicament par comprimé ou injection permet de calibrer la dose la plus efficace possible. Fumer du cannabis rend cela très variable et le fait de brûler la substance pourrait d’ailleurs en détruire les composants les plus utiles. »

Des recherches difficiles à financer

Cette découverte s’inscrit dans la même lignée que celle des chercheurs du California Pacific Medical Center de San Francisco. En 2012, ces derniers avaient remarqué que le cannabidiol, composé chimique non toxique et non psychoactif trouvé dans les plantes comme le cannabis, pouvait arrêter le développement des métastases dans de nombreuses formes de cancers aggressifs.

Liu insiste maintenant sur le fait que le sujet demande encore beaucoup de travail et que trouver des soutiens pour la recherche sur les médicaments dérivés du cannabis peut être compliqué:

« Bien que cela soit très prometteur, j’ai du mal à trouver assez de soutiens pour continuer mon travail. Le simple fait de mentionner les cannabinoïdes peut attirer l’attention du public qui fait, et c’est compréhensible, un lien entre fumer du cannabis et les traitements dérivés du cannabis, » explique Liu qui espère lancer dans essais cliniques sur l’être humain d’ici 12 à 18 mois.

D’après les centres pour le contrôle et la prévention des maladies aux États-Unis, 7,6 millions de personnes meurent chaque année d’un cancer dans le monde.

 

Source : Le Huffington Post

 

 

bleu

 

Alors que l’histoire d’une mère britannique décédée d’une surdose de marijuana fait énormément jasé sur le web, deux spécialistes québécois rejettent cette conclusion.

«Le cas de la dame en particulier je ne le connais pas, mais elle est décédée d’autre chose que d’une surdose de marijuana. Le fait qu’elle ait pris de cette drogue est circonstantiel», affirme le spécialiste en biologie clinique et en pharmacologie et co-auteur du livre Les psychotropes: pharmacologie et toxicomanie, Mohamed Ben Amar.

Selon ce que rapporte plusieurs tabloïds, comme le Daily MailGemma Moss, une mère de trois enfants, a été retrouvée morte en Angletterre, après avoir fumé une moitié de joint avant de s’endormir.

Le médecin-légiste a conclu à une mort par surdose de marijuana. Elle serait donc la première personne à mourir de cette façon, puisque jusqu’à ce jour, aucun décès n’a été lié à ce genre de surdose.

Pratiquement impossible de mourir d’une surdose de marijuana, selon les experts québécois

Quantité énorme


Selon M. Ben Amar, qui tient compte d’une étude publiée en 1997, une personne devrait consommer l’équivalent de 681 kg soit 1500 livres en 15 minutes pour atteindre la dose mortelle.

«Je ne pense pas qu’elle existe la personne qui va réussir cet exploit», ajoute M. Ben Amar.

«C’est vraiment très peu probable qu’elle soit morte d’une surdose, étant donné l’indice thérapeutique très élévé du cannabis, soit 40 0000. Le plus élevé de tous les psychotropeset un des plus élevé de tous les médicaments connus», soutient l’ancien professeur en pharmacologie, Louis Léonard.

L’indice thérapeutique indique l’écart entre la dose qui fait de l’effet et la dose mortelle. Ce qui veut dire que si une personne ressent un effet avec 1 g de marijuana, il lui faudrait 40 000 g (40kg) pour la tuer.

Comparativement à l’alcool qui a quant à lui un indice thérapeutique de 4 à 10. Alors une personne qui boit un litre de bière pour avoir l’effet recherché, il lui faudrait de 4 à 10 litres pour décédé d’une surdose.

«C’est pour cette raison que la mortalité n’a pas jamais été le cheval de bataille des détraqueurs de la marijuana, explique M. Léonard. Ce n’est pas comme la cocaïne qui a un indice thérapeutique beaucoup plus faible. Les gens qui en prennent et qui deviennent accro, ont besoin d’une plus grande dose chaque fois pour avoir de l’effet et il se rapproche de plus en plus de la dose mortelle.

 

Crise cardiaque?

M. Ben Amar avance que la dame a pu mourir d’une crise cardiaque, étant donné que la marijuana peut faire augmenter le rythme cardiaque. Mais ce cas, il faudrait vérifier si elle possède des antécédents d’arythmie cardiaque ou d’insuffisance cardiaque, ce que l’histoire ne dit pas.

«Il y a beaucoup de choses qui se dit sur la marijuana. Ce n’est pas une susbtance inoffensive et ce n’est pas magnifique comme certains le prétendent», conclut M. Ben Amar.

 

Effets de la marijuana

– Somnolence

– Confusion

– Désorientation

– Délire

– Troubles de mémoire

Vertus thérapeutiques:

– Dilate les poumons

– Rend plus calme

– Soulage la nausée et les vomissements des patients en chimiothérapie

– Stimule l’appétit pour des patients en phase terminale de sida ou de cancer

– Aide à diminuer les crises d’épileptie

– Utilisé comme anti-douleurs

 

Source : Le Journal de Montréal

 

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