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De La Civilisation Nubienne A l’Égypte

Les récentes découvertes archéologiques  et scientifiques confirment les travaux du très grand Professeur Cheikh Anta Diop dans son livre “Nations Nègres et Culture” quant à l’antériorité de la civilisation Nubienne par rapport à l’Égypte: de nombreuses fouilles effectuées sur le site de Kerma (Kerma était un royaume nubien durant l’ancien Empire et la première intermédiaire) ont permis de découvrir de nombreuses oeuvres datant de plus de 70000 ans.

 

De la civilisation nubienne naît la civilisation égyptienne:

C’est en 1978 que le chercheur Bruce William interpelle le monde scientifique sur la particularité des motifs gravés sur un encensoir découvert à Qustul, dans un cimetière de culture nubienne contemporaine du prédynastique récent, en Nubie lors d’une campagne internationale organisée par l’UNESCO en 1963-1964 avant la construction du barrage d’Assouan. Sur cet encensoir on pouvait y voir un roi assis dans une barque royale, coiffé de la couronne blanche de la haute Égypte, et devant lui la bannière royale et le dieu faucon Horus.

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De l’étude de cet encensoir, Williams tirera la conclusion suivante: la  monarchie nubienne aurait précédé la monarchie égyptienne d’au moins 3 générations. Les datations faites révèlent que cet objet date de 4.000 av J.C

 

Ensensoir Nubien prédynastique

La revue Ankh N°12/13 nous signale ceci: on peut évoquer le fait que c’est en Nubie, à Ballala et Qustul que ce sont attestées les plus anciennes manifestations d’un genre de vie de plus en plus végétarien (Olderogge D.,Inkizerbo J. (Dir), H.G.A,I, 1980, page 305). C’est là également qu’ont eut lieu les premières expériences agricoles. C’était au Qadien daté d’entre 10000 et 5000 Av-Jc. (Grimal N., Histoire de l’Égypte Ancienne, Paris, Fayard,1988, page 26).

Le grand professeur Théophile Obenga dans son livre «Cheikh Anta Diop, Volney et le Sphinx» nous dit ceci:Aujourd’hui, la science physico-chimique donne entièrement raison à Cheikh Anta Diop. En effet, Jacques Labeyrie qui à dirigé le centre des faibles radioactivités (CFR) du commissariat à l’énergie atomique (CEA) et du centre national de recherche scientifique (CNRS) à Gif sur Yvette, a apporté des preuves décisives sur cette question de l’antériorité de la haute Égypte par rapport au delta: le delta Égyptien n’était pas habité avant 3500 avant notre ère. Ce n’est qu’à partir de 3500 avant notre ère que le delta est sorti de la mer. Ainsi dans le delta, les plus anciens objets fabriqués par l’homme datent seulement de 3500 avant notre ère, tandis que l’ensemble des datations au C14 effectuées jus qu’en 1975 montrent que les objets fabriqués par les hommes remontent à la plus haute antiquité en haute Égypte et dans les pays voisins (Nubie, Soudan). Au demeurant, c’est un roi du sud, donc de la haute Égypte, Menes (Narmer) qui conquit le delta et l’Égypte dynastique était née (Jacques Labeyrie, l’homme et le climat, paris Denoël, 1985, pp.139-142:  “L’émergence du delta du Nil, descente des eaux et montée de la civilisation égyptienne”).

Il poursuit:  l’archéologie préhistorique n’est pas non plus en reste. En effet, il a été démontré que l’introduction d’une économie de production dans la vallée du Nil (et non dans le Delta), qui enclencha le processus de développement prédynastique, a été le fait des pasteurs du Sahara oriental, plus précisément des sites de Nabta Playa; à quelques 125 km à l’ouest d’Abou Simbel et de Bir Kiseiba, à environ 100 km à l’ouest de Nabta. Le site fut occupé par des pasteurs il y a environ 8100 ans.

– en 712 av notre ère, Bocchoris (l’usurpateur libyen) fût tué par Shabaka le Nubien qui restaura à nouveau la monarchie noire (XXVème dynastie égyptienne) face aux étrangers que les falsificateurs nomment les “Pharaons noirs” dans le but de manipuler l’opinion publique. Ce dernier fût accueilli par le peuple égyptien en héros, voyant en lui un signe de renaissance des traditions ancestrales communes; les Égyptiens ont toujours considéré le Soudan comme la terre sacrée d’où était partis leurs ancêtres. Par contre on peut constater à juste titre que les soldats égyptiens, lors de la période de désarroi et d’anarchie, se sont retournés vers la haute Égypte et la nubie; or ceci est une constante de la politique égyptienne pharaonique. Les princes de sang et la tradition égyptienne se sont toujours retranchés en haute Égypte pendant les périodes troubles, à l’exclusion du Delta. L’Éthiopie était la terre des dieux, des ancêtres, le pays de Pount, de la légitimité, le berceau primitif de la race d’après les traditions égyptiennes les plus authentiques…”Cheikh Anta Diop: Antériorité des civilisations Nègres”.

SHABAKA

 au sud de MEROË

La Nubie est étroitement liée à l’Égypte et au reste de l’Afrique noire, elle a été le point de départ des différentes civilisations et du peuplement de l’Afrique. Nous savons que les bases de la renaissance égyptienne furent établies lors de la XXVe dynastie qui étaient entièrement nubio-soudanaises. Le titre d’épervier de Nubie était attribué au pharaon d’Égypte et aux rois nubiens (Soudan) et ce jusqu’à la fin de l’empire Égyptien. Le livre des portes vient confirmer ces faits, en effet sur la tombe de Sethi 1er, on pouvait lire ceci sur les colonnes 24 à 31: destinés aux Nehesiou (Nubio soudanais): ils sont nés en faveur d’Horus, c’est lui qui protège leurs âmes, j’ai cherché mon oeil et vous êtes venus à l’existence conformément à votre nom.” cf 1


Nous trouvons aussi confirmation auprès de Diodore de Sicile: Les Éthiopiens disent que les Égyptiens sont une de leurs colonies qui fut menée en Égypte par Osiris. Ils prétendent même que ce pays n’était au commencement du monde qu’une mer, mais que le Nil entraînant dans ses crues beaucoup de limon d’Éthiopie, l’avait enfin comblé et en avait fait une partie du continent. Ils ajoutent que les Égyptiens tiennent d’eux, comme de leurs auteurs et de leurs ancêtres, la plus grande partie de leurs lois; c’est d’eux qu’ils ont appris à honorer les rois comme des dieux et à ensevelir leurs morts avec tant de pompe; la sculpture et l’écriture ont pris naissance chez les Éthiopiens (Livre 3).

Dans “Nations Nègres et culture”, le grand Cheikh Anta Diop nous précise ceci: si nous considérons que l’Éthiopie actuelle n’est pas l’Éthiopie des anciens, que celle-ci désignait essentiellement la civilisation de Meroë et de Napata la civilisation Soudanaise de sennaar, nous devons réagir contre toute une terminologie abusive moderne qui consiste à transférer insensiblement l’Éthiopie antique vers l’Est, à Addis-Abeba”.

 

Le témoignage de Frédéric Caillaud: Voyage à Méroé, 1826, tome III  confirme: “je me permettrai de consigner ici quelques observations propres à établir l’antériorité de sa civilisation sur celle de l’Égypte… Mais si nous parvenons à établir que les premiers principaux objets consacrés au culte des anciens Égyptiens étaient des produits qui appartenaient exclusivement à l’Éthiopie… On dit avec raison que c’est en descendant des fleuves que se faisaient les migrations des peuplades qui cherchaient à former un établissement. En adoptant cette graduation naturelle on ne saurait refuser à conclure que l’Éthiopie fut habitée avant l’Égypte. C’est donc l’Éthiopie qui eut d’abord des lois, des arts, une écriture; mais ces éléments de civilisation grossiers encore et imparfaits, naquirent en Égypte du fait d’un grand développement qui y fut favorisé par le climat, la nature du sol et la position géographique. Là, le ciseau du sculpteur vint revêtir de formes plus régulières les emblèmes des croyances primitives de ses concitoyens, pour en décorer ces temples, ces monuments qui étonnent par leurs masses imposantes et dont territoire de Thèbes présente encore aujourd’hui de si magnifiques restes…

C’est donc en Nubie qu’on retrouve des pyramides (environ  200 Pyramides soit deux fois plus qu’en Égypte) semblables à celles d’Égypte, des temples, une écriture méroë très proche de l’écriture Égyptienne, qui reste à déchiffrer. L’Égypte et la Nubie sont deux pays frères, les civilisations qui s’y sont développées sont le fruit du savoir de la race noire.

On a trouvé des traces montrant la présence d’une ancienne civilisation Nubienne datant de -7500 ans  qui fût dirigée par de puissants rois dont les tombes mesuraient plus de 30 mètres de
large et 15 mètres de long.

Cette civilisation fût nommée par les Égyptiens: Ta Sety (la terre des archers), en référence aux qualités d’archers des Nubiens.

Les Égyptiens nommaient la Nubie Ta Khent (la terre du commencement) pour indiquer le point de départ de leur origine.

Dans son livre “L’homme et le climat”, Jacques Labeyrie, ancien directeur du Centre des faibles radioactivités du CEA-CNRS, à Gif-sur-Yvette, écrit:

“Bien que ces documents écrits soient peu nombreux au début, limités à quelques empreintes de sceaux royaux, ils nous éclairent cependant sur les premiers temps de l’histoire de l’Égypte, un peu avant que ne débute la première dynastie. C’était alors l’époque nagadienne. Des rois se succédaient depuis longtemps déjà dans l’Égypte du Sud, que l’on appelle aussi haute Égypte, c’est-à-dire tout au long de la vallée du Nil située plus au sud que la position actuelle du Caire. D’autres rois existaient aussi dans l’Égypte du Nord, c’est-à-dire la région constituée par le delta du Nil, mais ces rois du delta ne s’étaient pas installés depuis longtemps, tout au plus depuis deux ou trois siècles: nous savons maintenant que c’est parce qu’auparavant le delta était encore immergé. Le lien entre l’abaissement du niveau de la mer et le développement de la civilisation égyptienne est clair: il existe, en effet, comme nous allons le voir maintenant, une très bonne concordance entre les dates “Carbone 14″ égyptiennes et celles de la sortie du Delta de la mer vers – 4700.  On data ainsi une quantité de restes attribuables à l’activité humaine, dans le Delta, la vallée du Nil et aussi dans les régions qui entourent cette vallée. Cela a permis de savoir qu’à tel moment du passé l’homme occupait – ou n’occupait pas – ces lieux. Et de cette manière, l’on a fait une constatation très curieuse. Dans toute l’étendue du royaume du Sud, c’est-à-dire dans la haute vallée du Nil à partir du sud du Caire, ainsi que dans ses prolongements dans le Soudan actuel, on trouve des artefacts humains jusque bien au-delà de -20000. On trouve aussi de nombreux vestiges très anciens dans ce qui est aujourd’hui la Palestine et la Jordanie, ainsi que sur le territoire de la Libye. Bref, toute cette région du Proche-Orient s’est révélée, grâce au Carbone 14, très anciennement peuplée, dès le paléolithique supérieur. Toute la région, sauf le delta du Nil. Pour celui-ci, les dates Carbone 14 ne commencent en effet que vers – 4200, soit 3000 av. J.C. Mais à partir de ce moment, très vite, elles deviennent très nombreuses. Tout se passe en fait comme si l’implantation humaine n’avait eu lieu dans le Delta qu’à partir de cette date, alors que partout ailleurs, comme on vient de le dire, elle existait depuis longtemps.”

Ceci confirme à nouveau les dires de Cheikh Anta Diop concernant le peuplement de l’Égypte depuis le sud vers le Delta du Nil en fonction du recul du niveau de la mer.

Plusieurs fouilles archéologiques dont celle de l’américain Fred Wendorf démontre que les premiers habitants qui ont peuplé l’Égypte venaient du Sud (Nubie), qu’ils sont à l’origine de la domestication des bovins qui étaient déjà chassés avant toute occupation du désert (au 8ème millénaire).

Dans l’article intitulé “Aux origines de la civilisation”, Jean Vercoutter (égyptologue) nous affirme:

“D’autre part, les plus récentes recherches ont montré que, dès la fin du paléolithique supérieur, il y a quelque dix-sept mille cinq cents ans, l’orge était connue dans la vallée du Nil, en Haute Egypte, et que sa culture s’y maintint jusqu’à ce qu’elle soit perfectionnée par les Égyptiens de l’âge prédynastique et l’Ancien Empire. Ainsi, disparait l’un des arguments majeurs des tenants de l’origine orientale de la civilisation égyptienne. (…) Ainsi, l’Afrique source de civilisation, émerge dans nos hypothèses. Certes, tout est encore nébuleux”.

Et Jean Leclant de conclure en 1998:

“Voici que l’Égypte la plus ancienne, si longtemps perçue dans un contexte asiatique par les égyptologues, se révèle, grâce aux travaux des préhistoriens, comme africaine.”

Il serait souhaitable si nous voulons connaître toute la vérité sur l’Égypte, que les fouilles effectuées au soudan, dans la région des Grands Lacs (BERCEAU DE LA CIVILISATION EGYPTIENNE) soient faîtes par des chercheurs et archéologues Noirs. Nous avons le droit de mettre en doute les résultats des fouilles effectuées par certains archéologues occidentaux. Si certains ont su se montrer HONNÊTES, tels Amelineau, Volney…, d’autres ont délibérément Falsifié l’histoire.

 

Source: http://www.shenoc.com/civilisation_nubienne.htm

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