La victoire est écrite… (Poème)

Malléable pour un temps, la sangsue t’étouffe, tes repères sont enterrés,

Malléable pour un temps, tes yeux ne répondent plus, tes tympans non plus,

Te voilà précipité dans le monde des ténèbres,

Muet,

Sauvé dès hier, la nature t’a parlé, les vents t’ont averti, ton ange viendra te donner la parole et tes sens reviendront des profondeurs de la terre mère, la nature t’a parlé, les vents t’ont averti…en vain,

Tu continuais à jouer au laquais, à l’esclave satisfait, te voilà précipité dans le monde des ténèbres,

Oubliant que ton sort fut voulu et décidé par tes frères de l’autre monde condamné à hiberner,

Ils décidaient de tes prénoms, de ta culture, de tes us et coutumes,

Ils planifient ton sort et choisissent la prison qui t’accueillera pour tes derniers jours,

Tu l’as dans la peau, il est l’amant que tu chéris le plus,

Tu dors et te réveille en lui,

Tu l’adores,

Le saluant jour et nuit d’avoir détruit ton peuple, ton âme.

L’âme de l’Afrique, l’âme de tes racines, l’âme de ton je suis, j’existe.

La fierté africaine refuse la soumission et le destin d’être de bas étage,

Savez-vous qu’il existe deux races d’Africains : le soumis et le rebelle,


L’un porte un éternel joyau,

Un joyau sans défaut,

Il est paré pour l’éternité, et porte l’âme de l’Afrique.

Le soumis lui, doit être chassé, expulsé de notre sol,

Il est la malédiction dans toute son arrogance,

Il représente les pleurs et les souffrances de nos peuples, il incarne la honte et véhicule toutes nos misères,

C’est lui qui maintient l’Afrique dans la vallée du néant,

Né du monde de la torture, de la souffrance, du désespoir,

Il demeure condamné, enchaîné au néant,

Il est fermé à jamais à l’appel de la glorieuse Afrique d’hier et de demain,

Il est fermé à cette invitation du rebelle.

Bâtissons cette nouvelle Afrique qui depuis des siècles nous parle,

Une Afrique combattante, puissante et qui jamais n’obéira ni se donnera à ce conquérant fasciné par l’or.

A.-Christine Binlin-Dadié

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Nestlé, portrait d’une multinationale aux pratiques controversées

Protection agressive de ses marques, accaparement de ressources au détriment des communautés locales, marketing grossier, lobbying, suppression des voix critiques… Un nouveau webdocumentaire dresse un portait sans concessions des méthodes commerciales de Nestlé, numéro un mondial de l’agroalimentaire.

Nestlé, multinationale basée en Suisse, dans une petite ville au bord du lac Léman, est le leader mondial de l’industrie agroalimentaire avec 75,5 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2013, dont plus de 8 milliards de bénéfices.

Le webdocumentaire réalisé par Judith Rueff (accessible en cliquant sur l’image ci-dessous) présente l’empire Nestlé de manière ludique et pédagogique, à travers ses innombrables marques (Perrier, Nespresso, Nesquick, Maggi, Kit Kat, Herta, Friskies, San Pellegrino, Buitoni, Gourmet, Crunch…). Il revient, à travers une série de petits films, sur diverses affaires qui ont éclaboussé Nestlé ces dernières années : dénonciation d’un marketing sans fondement sur les bienfaits sanitaires de ses produits, appropriation des ressources traditionnelles de communautés locales, espionnage de militants altermondialistes en Suisse, etc.

La question des filières agroalimentaires internationales et de leur impact social et environnemental est abordée à travers l’exemple du chocolat (voir aussi ici). Seule lacune notable : la question des conditions de travail et des droits syndicaux dans les usines du groupe, comme en Colombie.


Nestlé avait été l’une des premières multinationales ciblées par une campagne de la société civile internationale, dès les années 1970, en raison de ses pratiques de promotion du lait en poudre dans les pays du Sud, au détriment des bienfaits sanitaires (et économiques) de l’allaitement maternel.

Ce webdocumentaire a été produit par France Télévisions, Ligne 4 et Les Films d’Ici2 et en partenariat avec Terra ecoLe Monde et France Info.

Olivier Petitjean

Source: multinationales.org

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Hubert Védrine : « La supériorité de l’Occident sur le reste du monde est de plus en plus illusoire »

Le père du fameux rapport qui porte son nom commence à déchanter: « il est temps de revoir un logiciel diplomatique déjà dépassé afin de défendre nos intérêts à la juste mesure de nos moyens »…

« Si l’on a pu croire après la chute du bloc soviétique que les valeurs occidentales rayonneraient sur l’ensemble du monde, les années 2000 et les conflits de l’ère Bush ont démontré qu’il n’en serait rien. Face à l’émergence de nouvelles puissances, et au retour de certaines, il est temps de revoir un logiciel diplomatique déjà dépassé afin de défendre nos intérêts à la juste mesure de nos moyens ».

____

Atlantico : Peu après la Syrie, le théâtre ukrainien semble révéler les limites d’une diplomatie occidentale qui ne saurait considérer un seul instant le recours aux moyens militaires pour défendre ses prérogatives. Comment expliquer une telle prudence, voire une certaine paralysie ?

Hubert Védrine : Il faut tout d’abord rappeler que, chaque fois que l’Occident intervient, il ne prétend pas le faire au nom de la défense de ses « prérogatives », mais au nom de la communauté internationale. On entend souvent dire que cette dernière est indignée par le comportement d’un chef d’Etat comme Vladimir Poutine, mais une communauté internationale sans la Russie n’a déjà plus de fait un caractère si international que cela. Cette forme  d’abus de langage est typique d’une vision qui oscille sans arrêt entre le fait de traiter avec le monde, autrement dit d’exercer la diplomatie telle qu’elle a toujours été exercée, et la volonté de le changer. L’on parlait aux siècles passés d’une « évangélisation » du globe, et c’est d’une certaine manière l’extension des valeurs des Droits de l’homme qui a repris le flambeau aujourd’hui. Plus précisément, c’est une partie de l’Occident, notamment les Etats-Unis et la France,  qui considère actuellement qu’elle a un rôle particulier à jouer dans le concert des nations, (exceptionnalisme, universalisme)

Cette logique de l’intervention au nom d’un ensemble de valeurs ne date certes pas d’hier, mais elle s’est particulièrement renforcée avec la fin de l’Union soviétique, la chute du dernier rival de Washington laissant présager, du moins le croyait-on, l’arrivée d’un monde global sur fond de triomphe de l’Occident. La théorie de la « Fin de l’histoire » qui se popularise au même moment dessine ainsi l’émergence d’un unilatéralisme qui marquerait la dernière étape d’un processus historique continu et linéaire. Dans un climat aussi favorable, il devenait en tout cas bien plus facile pour les puissances occidentales d’intervenir sur différents points de la planète sans déclencher de risques géopolitiques majeurs. Si certaine de ces ingérences ont reçu l’assentiment du Conseil de Sécurité, comme pour la première Guerre du Golfe en 1991, l’intervention de 2003 en Irak était bien l’illustration de la volonté d’une puissance contre l’avis d’autres nations. On voit néanmoins aujourd’hui que les opinions occidentales sont fatiguées de cette longue période d’interventions, notamment suite à l’affaire d’Afghanistan.

Chacun sait ainsi que Barack Obama a justement été élu essentiellement pour mettre fin à ce que l’on considérait comme les guerres de l’ère Bush dont l’impopularité est allé croissante au fil du temps. Cet épuisement s’illustre notamment par une capacité de plus en plus faible à générer l’assentiment populaire ainsi que par une difficulté toujours plus grande à faire pression sur les gouvernements afin d’emporter l’aval des organisations internationales. Le fait que plusieurs de ces interventions n’aient pas atteint leurs objectifs initiaux, combinée à l’émergence de problèmes internes à l’Occident ont par ailleurs rendu la « gestion du monde » de plus en plus complexe, d’où la perte d’enthousiasme constatée actuellement. En vérité, les Occidentaux, bien qu’ils conservent la puissance et la richesse, ont déjà perdu depuis plusieurs années le monopole de la conduite des affaires du globe, les cas de la Syrie et de l’Ukraine n’étant clairement pas les éléments déclencheurs d’une telle tendance.

Bob Corker, sénateur républicain, a récemment affirmé que la politique de soutien de Washington arrivait “toujours un jour trop tard et un dollar trop court” pour appuyer le gouvernement provisoire de Kiev. Peut-on dire que l’on a encore les moyens de nos ambitions à l’Ouest ?

Il s’agit là avant tout de commentaires conjoncturels. Plus largement, on peut dire que la perte relative d’influence de l’Europe et des Etats-Unis résulte mécaniquement de l’émergence de nouvelles puissances. Rappelons que lors de la création des Nations-Unies le 24 octobre 1945, on ne comptait « que » 49 Etats-membres contre 193 aujourd’hui. Plusieurs de ces nouvelles nations, que l’on a longtemps baptisé « pays en voie de développement » par politesse, ont ainsi commencé à émerger sur la scène planétaire, d’abord avec les fameux « dragons » asiatiques (Japon, Corée du Sud, Taïwan…) puis avec des géants comme la Chine et l’Inde. Perçu comme un phénomène « pittoresque » dans un premier temps, ce développement de nouvelles puissances a fini par devenir un réel défi pour les Occidentaux, ces derniers réalisant petit à petit que d’autres pays allaient vouloir partager le leadership mondial avec eux.

Quant à savoir si nous disposons encore des « moyens de nos ambitions », il faudrait préalablement définir ce que ces dernières doivent être. Si notre logique, comme je le disais précédemment, est de traiter avec le monde extérieur au mieux de nos intérêts (sécuritaires, économiques, culturels…) il est évident que nous en avons tout à fait les moyens aujourd’hui, et quand bien même ce ne serait pas le cas il n’y aurait aucune raison de baisser les bras devant les difficultés. La perte du monopole mondial de puissance ne doit pas nous entraîner dans une sorte de déprime qui aboutirait à ce que nous ne défendions même plus nos intérêts stratégiques.

Si à l’inverse les Occidentaux continuent d’être inspirés par une logique d’hégémonie totale, tant sur le plan économique que militaire et moral, cette illusion sera de plus en plus contestée par les nouveaux acteurs. Si cette supériorité a toujours été illusoire (personne n’a réussi à faire de la Chine ou de la Russie un « gros Danemark » sur le plan de la démocratie et des Droits de l’homme) ce serait un paradoxe de continuer à y croire aujourd’hui. L’enjeu est donc de dépasser les croyances simplistes et de jouer intelligemment les cartes qui sont les nôtres.

Depuis 1945, on s’est mis à théoriser l’idée que la démocratie libérale était forcément liée à la croissance économique, ce système étant d’une certaine manière appelé à s’imposer aux destins des peuples. L’émergence de puissances de premier plan comme la Chine ne vient-il pas remettre en cause ce constat aujourd’hui ?


Il est vrai que la théorie selon laquelle un pays sous-développé ne pouvait atteindre la prospérité qu’à travers la démocratie a été en vogue dans les année 1990, après la fin de l’URSS et donc la victoire du capitalisme sur le collectivisme. Se croyant les maîtres du monde, certains ont fabriqué une théorie rétrospective et historiquement inexacte : on ne peut pas dire que l’essor de la révolution industrielle en Europe ait été lié à l’émergence des démocraties telles que nous les définissons désormais. Le démarrage économique de la plupart des pays du monde s’est fait sans démocratie, (mais déjà avec un début d’état de droit). Le lien nécessaire entre ce type de régime et la croissance n’a été article de foi que dans une courte période (les 15 ans qui ont suivi la chute de l’URSS) et dans un espace délimité (les pays Occidentaux).

Cela ne revient pas à dire pour autant que les régimes autoritaires sont les plus capables de développer l’économie, le cas de la Chine étant particulier. La réalité est plus subtile. Il y a des phases où pour continuer à continuer à croître, il est nécessaire de favoriser l’initiative, l’individu, la décentralisation, une meilleure sécurité juridique. Des actes que permet effectivement, à un instant précis de l’histoire d’une nation, la démocratisation. Affirmer que le développement ne peut commencer qu’avec la démocratie n’en relève toutefois pas moins de la croyance. C’est itératif.

Avons-nous finalement eu tort de croire que l’Europe était définitivement sortie de l’histoire depuis la chute du Mur? Notre grille de lecture géopolitique est-elle finalement dépassée ?

La vraie date n’est pas tant la “chute du Mur” en octobre 1989 mais la dissolution de l’URSS fin 1991. A partir de là, l’Occident adopte une politique désinvolte et incohérente, considérant que Moscou et ses revendications pouvaient être négligés. C’est dans cette période qu’ont été prises une série de décisions et de projets qui, du point de vue des Russes, pouvaient être considérées comme des agressions, mais cette perception ne comptait pas pour les Européens comme des Américains. Nous avons cru que l’effondrement du système soviétique déboucherait quasi automatiquement sur la démocratie.

Cette théorie, l’Occident y a cru à l’époque de Dmitri Medvedev, juriste qui se disait favorable à la libéralisation du pays. Sans disculper l’actuel dirigeant du Kremlin, dont la stratégie opportuniste et aventuriste mériterait d’être dissuadé plus fermement, on peut donc affirmer que les diplomaties occidentales n’ont pas été les plus intelligentes vis à vis de la Russie. Détester Poutine n’est pas une politique en soi ! Je pense depuis longtemps, avec d’autres, qu’il faut traiter Moscou en prenant en compte une histoire très différente sous de nombreux rapports de celles des démocraties d’Europe occidentale. Une logique de dialogue aurait peut-être permis de limiter voire d’éviter les déchirements que l’on observe en Ukraine actuellement. Il n’y a pas de solution miracle pour régler la crise, mais une mise en perspective historique serait utile pour mieux gérer la suite.

L’Occident et plus particulièrement l’Europe, doivent-ils finalement apprendre à retourner dans l’Histoire après en être sortis dans les années 1990 ?

La formule est tentante, mais dans les faits les gouvernements européens ne sont jamais que la représentation des sociétés dont ils sont issus. Aucun dirigeant n’a explicitement affirmé que nous étions sortis de l’Histoire, ce sont les opinions européennes qui l’on intériorisé, et ce depuis 1945 avant-même que l’historien Fukuyama ne développe cette théorie. Les Européens ont voulu croire à la fin des rapports de force, à un monde “post-tragique” à l’émergence d’une “communauté” internationale capable de tout réguler, ainsi qu’à la société civile et aux ONG comme outils de stabilisation politique.

Si l’on veut que l’Europe se réveille, sorte de sa léthargie stratégique, il faut commencer par réveiller les opinions publiques en les alarmant, sans les paniquer pour autant, sur la situation de l’Europe dans le monde tel qu’il est. Or, si nous sommes toujours compétitifs sur le plan des valeurs, nous ne le sommes plus sur le plan psychologique, la déprime et l’autocritique permanente étant envahissante chez nous Mais un tel changement de mentalité ne peut pas seulement résulter d’une décision politique, par exemple d’un Conseil européen, ce doit être plus vaste. Cela nécessite une clarification des attentes envers l’Europe, que l’on en attende pas tout et n’importe quoi, que sa valeur ajouté soit mise en évidence, que l’on dissipe ce qui est anxiogène, (le flou sur qui fait quoi, le flou sur les limites géographiques, le flou sur ce que doit être l’Europe dans le monde). Sursaut français et clarification européenne sont liés.

Propos recueillis par Théophile Sourdille

Source: atlantico.fr

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Le voile, un symbole de 3.000 ans de machisme religieux

Le voile est commun aux trois religions monothéistes. Regard d’un écrivain algérien sur un signe religieux qui, selon lui, est un marqueur de soumission de la femme à l’homme.

Depuis des années, tout le monde parle du voile, de plus en plus de personnes portent le voile, pas seulement à Bamako ou au Caire, mais aussi à Londres, Paris ou New York.

Symbole religieux ou signe religieux? Que signifie ce carré de tissus qui met la planète en émoi?

Intrigué par autant de questions, j’ai décidé de consacrer quelques semaines de mes vacances à compulser  les livres d’histoire religieuse pour remonter aux racines du signe, pour ne pas dire du mal.

Et là, en remontant au plus loin des traces écrites des civilisations antiques, en fouillant dans les annales des histoires sumériennes, j’ai  découvert avec stupéfaction que le voile découle à l’origine d’une illusion optique.

En effet, une croyance sémitique très ancienne attestée en Mésopotamie, considérait la chevelure  de la femme comme le reflet de la toison pubienne!

«Les prostituées ne seront pas voilées»

Donc, il a fallu très tôt lui couvrir la tête, afin de lui occulter le sexe! Cette croyance était si répandue dans les pays d’Orient, notamment en Mésopotamie, qu’elle a fini par avoir force de loi.

Aussi, le port du voile est-il rendu obligatoire dès le XIIe siècle avant J.-C. par le roi d’Assyrie, Teglat Phalazar Ier:

«Les femmes mariées n’auront pas leur tête découverte. Les prostituées ne seront pas voilées.»

C’était dix-sept siècles avant Mahomet et cela se passait en Assyrie, l’Irak d’aujourd’hui.

Dans la Bible hébraïque, on ne trouve aucune trace de cette coutume, cependant la tradition juive a longtemps considéré qu’une femme devait se couvrir les cheveux en signe de modestie devant les hommes.

Le voile comme instrument de ségrégation pour l’Eglise

Il faudra attendre l’avènement du christianisme pour que le voile devienne une obligation théologique, un préalable à la relation entre la femme et Dieu.

C’est saint Paul qui, le premier, a imposé le voile aux femmes en avançant des arguments strictement religieux. Dans l’épître aux Corinthiens, il écrit:

«Toute femme qui prie ou parle sous l’inspiration de Dieu sans voile sur la tête, commet une faute identique, comme si elle avait la tête rasée. Si donc une femme ne porte pas de voile, qu’elle se tonde; ou plutôt, qu’elle mette un voile, puisque c’est une faute pour une femme d’avoir les cheveux tondus ou rasés.»

Et plus loin:

«L’homme, lui, ne doit pas se voiler la tête: il est l’image et la gloire de Dieu, mais la femme est la gloire de l’homme. Car ce n’est pas l’homme qui a été tiré de la femme, mais la femme de l’homme, et l’homme n’a pas été créé pour la femme, mais la femme pour l’homme. Voilà pourquoi la femme doit porter sur la tête la marque de sa dépendance.»

L’Eglise s’en servira à l’égard des femmes, pour les considérer comme des créatures inférieures par nature et selon le droit.

On voit qu’à l’origine, le voile est utilisé comme un instrument de ségrégation qui fait de la femme un être inférieur, non seulement vis-à-vis de l’homme mais aussi de Dieu.

Il est intéressant de noter que ce passage des Corinthiens est repris aujourd’hui par la plupart des sites islamistes qui font l’apologie du foulard.

Et dans l’islam?

Sept siècles plus tard naît l’islam. Le Coran consacre au voile ces passages:

«Et dis aux croyantes de baisser leurs regards, de garder leur chasteté et de ne montrer de leurs atours que ce qui en paraît et qu’elles rabattent leur étoffe sur leurs poitrines.» Coran (24: 31)

Enfin dans la sourate 33, Al-Ahzab (les Coalisés), au verset 59, il est dit:

«Prophète! Dis à tes épouses, à tes filles, et aux femmes des croyants, de ramener sur elles de grandes étoffes: elles en seront plus vite reconnues et éviteront d’être offensées.» Coran (33 : 59)


Sans vouloir être aussi pointilliste que les orthodoxes, je ferai remarquer que nulle part dans ces sourates, il n’est fait explicitement mention de voile (hijab) recouvrant le visage, cachant les cheveux et encore moins tout le corps.

Dans la première sourate, le Coran appelle simplement les croyantes à recouvrir leurs poitrines. La très sérieuse Encyclopédie de l’Islam (éd. Leyde) apporte cette explication:

«Dans l’Arabie préislamique, une coutume tribale voulait que durant les batailles, les femmes montent en haut des dunes et montrent leurs poitrines à leurs époux guerriers pour exciter leur ardeur au combat et les inciter à revenir vivants afin de profiter de ces charmes.»

Le verset en question aurait été inspiré au Prophète pour instaurer un nouvel ordre moral au sein des tribus. Quant au deuxième verset, il a fait l’objet de maintes lectures et controverses, la plus intéressante étant celle d’un grand imam qui, à l’âge d’or de Bagdad, au IXe siècle, en fit cette originale lecture:

«Le Seigneur n’a recommandé le voile qu’aux femmes du Prophète, toute musulmane qui se voilerait le visage se ferait passer à tort pour la sienne et donc sera passible de 80 coups de fouet.»

Le voile est resté depuis le signe distinctif des riches citadines et demeura inconnu dans les campagnes où les hommes ne songeaient pas à voiler les femmes en raison des travaux qu’ils leur confiaient.

Un avant et après «Révolution iranienne de 1979»

C’est la Révolution iranienne de 1979 qui entraîne la généralisation du voile. Le hijab, innovation sortie tout droit de la tête des tailleurs islamistes, a supplanté dans les pays du Maghreb le haïk traditionnel, un carré de tissu blanc.

Bien sûr, ce sont là les signes d’une société arabo-musulmane en crise, sans projet, sans perspectives, soumise à des régimes totalitaires et qui n’a pour unique espace de respiration, d’utopie, que la religion.

Pierre Bourdieu expliquait que dans l’Algérie coloniale, l’homme colonisé renvoyait sur la femme toute la violence subie de la part du colonisateur. Désormais, l’homme musulman renvoie sur la femme tout le chaos que lui fait subir la crise planétaire.

Dans ces pays sans libertés, l’islamisme fonctionne comme une eschatologie. Il efface toutes les aspérités de la vie pour ne faire miroiter que les plaisirs de «son vaste paradis».

L’islam à l’origine: une religion d’Etat et de conquête

Ici se pose également la question de la place de l’islam chez l’Autre. Contrairement au judaïsme qui s’est forgé dans l’exil, au christianisme qui s’est inventé durant les persécutions, l’islam est venu au monde comme une religion d’Etat et une religion de conquête.

Il n’a pas été souvent minoritaire et la place qu’il a accordée aux autres religions n’a pas été un exemple de tolérance. Et qu’on en finisse également avec cette parité des signes religieux.

A Rome ou à Jérusalem, on ne lapide pas ceux qui ont oublié leur croix ou leur étoile de David, en revanche, de Téhéran à Khartoum, de Kaboul à Casablanca, chaque jour des femmes sont violées, vitriolées, assassinées, fouettées ou licenciées parce qu’elles ne se sont pas couvert le visage et le corps.

Le hijab est l’effacement et l’abolition virtuels de la femme. Tous les écrits fondamentalistes l’affirment, «le voile est obligatoire car il doit cacher la aoura (parties du corps) de la femme».

C’est-à-dire que tout son corps est perçu comme une partie honteuse. Le hijab joue la fonction que lui a assigné Paul, il y a deux mille ans: signifier à la femme en public qu’elle est un être inférieur, bonne à museler.

Toute fille pubère est donc perçue comme une partie honteuse. Elle est éduquée pour se percevoir, depuis l’âge de 8 ans, comme un objet sexuel potentiel qui doit être dérobé aux yeux de la foule concupiscente.

Derrière chaque voile, il y a trois mille ans de haine envers la femme qui nous regarde.

Mohamed Kacimi 

Romancier algérien, auteur notamment de La confession d’Abraham (Ed Folio Gallimard – 2012)

Source: slateafrique

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L’AFRIQUE SOUFFRE PARCE QU’ELLE N’EST PAS DÉDIÉE À L’AMOUR DE SOI (POEME)

Malgré le dénuement et la tristesse;

Malgré les humiliations et les brimades;

Malgré l’esclavage, les préjugés, l’apartheid, les injures, les vexations, l’exclusion, les embargos, la marginalisation, les mandats d’arrêt, la soi-disant communauté internationale, la soi-disant justice française, la cour pénale internationale : département de l’empire de la prédation pathologique, tout homme noir connaissant sa grande histoire a tout assumé avec courage et noblesse;

Démontrant sa capacité innée à vivre dans l’honneur et la dignité de ses malheurs présents.

Sa force de s’adapter, de se plier et d’affronter courageusement l’adversité prouve sa grandeur d’âme;

Il mérite donc d’être respecté pour ce qu’il est;

Tout simplement : un héros, un homme de foi;

Seuls les Africains dignes, sont des héros.

Afrique;

Face à l’invasion des valeurs occidentales néfastes;

Tu dois préserver ton identité en ce que tu as de meilleur;

Tu dois préserver tes trésors d’une génération à l’autre;

Notamment, le courage de pouvoir et savoir dire non quand il le faut;

Sans omettre, ton sens de la solidarité et du partage, surtout au moment où le « tout-marché » tente de s’ériger en modèle planétaire sous le vocable de globalisation et de mondialisation.

L’Homme ne doit pas être seulement un porte-monnaie ni une carte de crédit.

L’Afrique de demain sera d’autant plus forte qu’elle saura en tout cela faire la part des choses avec lucidité et objectivité,  et non se cantonner dans le rôle de copiste aveugle.

Elle doit brandir sa différence et ses véritables exigences et choisir sa voie de développement et de progrès : Qu’est-ce qui arrive à l’Afrique noire ? Est-ce une malédiction ou une profonde sous-estime de soi ?

Et pourtant de grands leaders pleins d’honneur et de dignité nous en avons eu et en avons encore ! Mon cœur souffre.

Ils sont nombreux nos frères à l’origine de nos malheurs ! Quelle fierté à cela !


L’Afrique d’aujourd’hui doit se débarrasser des préjugés de toutes sortes qui l’handicapent afin de prouver à la face du monde qu’elle est un continent d’Hommes responsables, libres et indépendants : Véritablement indépendants.

Elle doit aussi apporter une réponse aux aspirations légitimes de son peuple par le travail afin d’en finir avec le statut de grand malade assisté, de mendiants internationaux!

Elle doit renoncer à la facilité et aux solutions toutes faites, aux prêts-à-porter;

Elle doit faire le sacrifice nécessaire pour se construire un bel avenir,

Elle doit prendre conscience de son rôle dans un monde déchiré par la convoitise, le profit, la violence, les guerres fratricides, l’injustice sociale, afin de contribuer à la régénération de notre humanité par le pouvoir de l’amour face à la détresse de l’occident avec sa technologie qui a contribué à créer un homme insensible aux richesses du cœur.

L’Afrique pourrait donc aider à changer la face du monde par ses dons de sourire et d’amour dans la noblesse et non en tant que fantoche ! Est-ce à dire un objet sans caractère ni dignité qu’on manœuvre à sa guise, pantin!

Au moment où les êtres sont isolés et séparés par tout et rien;

Au moment où le sourire gratuit n’existe quasiment plus;

Au moment où un regard empreint d’amour et de respect de l’autre prend sa place dans les archives nationales des nations.

Les cœurs sont endurcis et les visages renfrognés parce que l’amour de soi en tant que peuple et continent précieux n’est pas roi dans les cœurs et les esprits, dans les discours, les politiques et les raisonnements face à elle-même d’une part et à l’occident d’autre part.

Les familles ont aussi leur responsabilité face à la carence de l’amour de soi venant de la méconnaissance de l’histoire de l’Afrique qui est en grande partie responsable de ce complexe d’infériorité si désolant.

L’Afrique souffre parce qu’elle n’est pas dédiée à l’amour de soi, d’elle-même.

Écrivons sur le soleil levant et couchant;

Dans nos cœurs;

Sur les paumes de nos mains;

Dans nos regards, je suis Africain et fier de l’être.

La vie et la survie de l’Afrique noire n’est-elle pas importante et sacrée?

A.-Christine Binlin-Dadié

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Film sur le Biafra : la censure nigériane sévit

La sortie de “Half of a Yellow Sun” prévue vendredi, dans tous les cinémas du pays, a été repoussée au 2 mai par le comité de censure nigérian.

Le film, adapté du best-seller éponyme de la romancière nigériane Chimamanda Ngozi Adichie, raconte le destin de deux soeurs au Nigeria entre 1960, année de l’indépendance, et 1970, à la fin de la guerre du Biafra – région du sud-est du Nigeria – qui a fait plus d’un million de morts en trois ans, dont une grande partie à cause de la famine. Selon un communiqué publié sur le site internet du film, la sortie du film au Nigeria a été “repoussée au 2 mai à cause de délais dans l’obtention du certificat du comité nigérian de la censure des films et de la vidéo (NFVCB)”. Le porte-parole de ce comité, Caesar Kagho, joint par l’AFP, a évoqué “des questions relatives à la réglementation”, mais il a précisé que le film n’était pas “officiellement interdit”.

Filmhouse Cinema, la société chargée de la distribution du film au Nigeria, a rencontré le comité de censure vendredi afin de tenter de débloquer la situation, a déclaré le patron de cette société, Kene Mkparu, à l’AFP. Selon M. Mkparu, le délai dans l’obtention du feu vert du comité de censure est lié au contenu du film, mais il a refusé de donner plus de précisions pour l’instant. Tourné dans le sud-est du Nigeria, Half of a Yellow Sun affiche un casting prestigieux, avec notamment l’acteur britannique d’origine nigériane Chiwetel Ejiofor, nommé aux Oscars pour sa performance dans le film 12 Years a Slave.

La guerre du Biafra est une question sensible

La guerre du Biafra a éclaté quand cette région, où l’ethnie des Igbos est majoritaire, a voulu faire sécession du Nigeria peu après l’indépendance. Les Igbos reprochaient alors au gouvernement fédéral de ne pas assurer leur protection dans le Nord, où ils se plaignaient d’être victimes de massacres perpétrés par les Haoussas. La tentative de création d’un État biafrais indépendant, dirigé par les Igbos, a été anéantie par les forces militaires nigérianes, supérieures en nombre, mieux équipées, soutenues par les Britanniques et aidées par un blocus. Plus de quatre décennies plus tard, la guerre du Biafra reste un sujet sensible au Nigeria. Half of a Yellow Sun, projeté au Festival de Toronto l’année dernière en première mondiale, est déjà sorti en Grande-Bretagne et en Australie et doit sortir prochainement aux États-Unis et dans d’autres pays. Le film, dont des publicités apparaissaient en pleine page de plusieurs quotidiens nigérians vendredi, est très attendu du public, notamment à Lagos, où l’acteur Chiwetel Ejiofor s’est rendu récemment avec le réalisateur Biyi Bandele.

Les parents de Chiwetel Ejiofor, tous deux igbos, ont fui le Nigeria à la suite de la guerre du Biafra. Le comité de censure n’est pas réputé pour interdire des films fréquemment au Nigeria. L’organisation a cependant émis des réserves, l’année dernière, quant à la sortie au cinéma d’une fiction sur le groupe islamiste Boko Haram, réalisée par un Ghanéen. À la suite de réticences du comité, le film Nation Under Siege s’était heurté au refus de nombreuses salles de cinéma nigérianes.


Source: lepoint.fr/afrique

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Les confessions d’un assassin financier: Comment asservir et de conquérir une Nation par la dette (documentaire)

“Il y a 2 manières d’asservir et de conquérir une Nation : l’une est par l’épée, l’autre par la dette”

(John Adams 1735 – 1826, qui fut le Premier Président des États-Unis à résider à la Maison Blanche à Washington)


Ils ne sont pas des espions, pas des barbouzes, mais ils travaillent dans l’ombre et le secret au service d’un État. Ce documentaire lève le voile sur la sale besogne des agents d’influence américains. Leur méthode de travail: jeter leur dévolu sur un pays – de préférence du Tiers-Monde – aux ressources convoitées, faire en sorte qu’il emprunte des sommes faramineuses, pour mettre en oeuvre des projets réalisés par des entreprises américaines. Le pays se retrouve pris au piège de la dette. Les pressions les plus dures sont alors exercées.

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L’AFRIQUE N’EST PAS ASSEZ ENTRÉE DANS L’HISTOIRE (POÈME) !

Quand le soleil paru sur la planète terre, les peuples d’occident n’existaient pas encore, et quand la lune naquit, nous n’étions pas encore visible.

Le soleil et la lune sont entrés dans l’histoire avant nous, lorsque le pharaon d’Égypte faisait un bras de fer avec Moïse l’Africain : Quel dilemme,

Dieu ne s’était pas encore fait connaître de l’homme blanc,

Et quand la reine de Saba s’unit avec le roi Salomon pour faire naître Ménélik, fruit de leur amour,

De Gaulle n’était pas encore sur la face de la terre : parodie du sort,

Et lorsque l’Égypte pratiquait la circoncision, les hommes européens étaient tous des incirconcis.

Oh ! Sarkosy diatribe… inutile !

–    Lucy : Éthiopie 3,2 millions d’années,

–         La grotte de Blombos, Afrique du sud 75000 ans avant J-C,

–         La grotte appolo 11, Namibie 28000 / 26000 ans avant J-C,

–         Le génie Africain : L’os d’Ishango 25000 ans avant J-C,

–         L’os de Lebombo : 37000 à 35000 ans avant J-C,

–         Le génie Dogon du Mali (cosmogonie et l’astronomie Dogon)

–         Raoul Georges Nicolo, grand savant Guadeloupéen, docteur en physique nucléaire, inventeur des dispositifs de contrôle de la réactivité… inventeur du bloc de commutation pour la télévision multi-canaux…

–         Mr J. Paul Mbelek astrophysicien Africain Camerounais,

Et tous ces grands acteurs noirs, ces chanteurs, ces athlètes, etc.

Et notre continent qui construit votre histoire !

Car sans nos ressources naturelles, qu`aurait été l’occident ?

Est-ce que ce sont les noirs d’Afrique du Sud qui sont entrés dans votre histoire ou est-ce vous en occupant leur terre !

Est-ce l’Africain qui vous a invité sur sa terre ou est-ce vous qui êtes venus comme des intrus, des affamés de bien matériels sur ce continent !

L’heure est venue de nous dire les vérités face à face car dans l’histoire de l’humanité, il y a un temps pour toute chose comme l’a dit le roi Salomon.

Voilà qu’un individu se lève de sa chaire, haut d’un mètre dix,  face au grand Massaï de Tanzanie ! Pour cracher son venin qui ignore l’histoire de l’Afrique et dire d’une lèvre puante que : « L’Homme noir n’est pas assez entré dans l’histoire ».

Et pourtant, l’Homme noir a toujours été dans l’histoire sinon le Vatican qu’ils ont créé n’aurait pas vu le jour car cet occident, à part Rome, ne figure pas dans la Bible et encore moins dans le Coran.

Douze tribus sont sorties d’Égypte et nous n’entendons que le crépitement d’une tribu blanche qui s’est octroyé le droit de dire qui est juif ou ne l’est pas mais où se trouvent les onze autres tribus dont on n’entend pas parler ?

Il est évident que ces tribus soit disant disparues ne sont pas des blancs, évidence pour un grand nombre de chercheurs dans ce domaine.

En fait, ce qui devrait être dit est que l`Homme blanc est infiniment entré dans notre histoire.

Voilà où se trouve la lamentation de cet homme.

Nous devons faire le bilan de tout ce qui nous a été raconté en ce qui concerne notre histoire et aller chercher les vérités par nous-même de ce que nous étions et sommes en réalité,

Beaucoup d’Africains aujourd’hui travaillent sur cet aspect du problème.

Nous vivons et subissons un complot féroce.


Que ce mensonge prenne fin,

Qu’on arrête ça,

Notre histoire a été falsifiée,

Et notre sous-développement vient de notre non connaissance de nous-même et de notre histoire.

Notre indépendance entre guillemets vient de notre lâcheté,

Nous avons été fourvoyé par l`homme blanc et aujourd`hui encore, nous n`avons aucune indépendance à fêter car encore dans les chaînes du colon.

Ce colon est une entité dangereuse qui est allé jusqu’à convaincre les Africains d’être jugés par eux : quel esclavage !

Ils nous volent, ils nous pillent avec la bénédiction de nos dirigeants et maintenant ils nous jugent à la CPI : Ah ! L’Afrique…

Je ne comprends pas quelle fierté nous avons dans toutes ces humiliations,

Nous portons l’occident, nous l’allaitons car par le pillage de nos ressources, c’est une aide humanitaire que nous lui apportons.

Oui, nous nourrissons et faisons vivre l’occident, ayons le courage de le dire.

Vous dirigeants occidentaux, êtes entrés dans notre histoire par ennui de votre fatalité à composer avec les esprits des mondes inférieurs qui idolâtre la matière et rejette le spirituel.

Ainsi, vous avez contaminé la majorité des peuples africains qui ont rejeté le Dieu suprême pour s`adonner à l’idolâtrie des mondes inférieurs.

Ce qui vous a facilité la tâche dans votre acharnement à faire de nous des éternels enfants qui peinent à grandir,

Par manque de vitamine spirituelle et de non connaissance du chapelet de leur histoire.

Qui vous a dit que le noir n`était pas heureux dans sa belle case ?

Vous a-t-il envoyé un message disant qu’il souffrait ?

Vous a-t-il supplié de venir les civiliser sur leur terre parce qu’il se trouvait barbare, sauvage, primitif et inculte ?

Ou l’Afrique a-t-elle été sauvagement sodomisée par vous en déchirant son rectum pour qu’habite et vive en elle votre civilisation !

Ceux qui s’allient aux esprits supérieurs de l’au-delà perçoivent l’avenir avec plus de clarté,

Tandis que ceux qui coopèrent avec les esprits des mondes inférieurs ne peuvent voir qu`une infime partie des réalités que nous offre le futur des peuples, des nations et de soi-même.

Le présent nous révèle le futur et le futur, la fin de toute chose.

L’important pour nous les Africains est de vivre dans le futur en travaillant et se battant dans le présent qui dessinera notre avenir.

Le présent occidental n’est qu’une illusion, un sentiment de victoire et de vérité qui certainement prendra fin en ce continent Africain.

Jusque là, nous les Africains, n’avons fêté qu`une pseudo indépendance,

Mais la véritable arrive, question de temps car les ancêtres sont arrivés au conseil des sages dans le monde des morts pour signer le décret qui nous libérera.

Le diktat occidental prendra fin !

A.-Christine Binlin-Dadié

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Couleur de peau, barrières raciales et football

Sociologue du sport, ayant enseigné à Sao Paulo, Michel Raspaud a publié en 2010  « Histoire du football au Brésil », le premier livre référence sur le sujet. Une synthèse incontournable pour mesurer les enjeux liés au foot dans la société auriverde. Première partie : la question centrale de la « race » dans les clubs et la Seleçao.

A quel moment, le foot devient-il un enjeu politique au Brésil ?
Michel Raspaud : Dès lors que la question de la présence des joueurs de couleur s’est posée. Le point de départ, c’est le championnat sud-américain disputé par l’équipe du Brésil à Montevideo en 1919. La sélection compte alors quelques joueurs métisses comme Arthur Friedenreich. Les joueurs brésiliens vont être surnommés « macaquitos » par les supporters et les joueurs uruguayens et argentins. Cet épisode va profondément blesser les autorités brésiliennes. Le président de la République Epitacio Pessoa va interdire, de manière non officielle, d’inclure des Noirs lors des déplacements pour des questions « d’honneur, d’image et de dignité » nationales. A cette époque, la discrimination raciale est forte. Lintégration de footballeurs n’appartenant pas aux élites sociales fait débat au sein des clubs. C’était un sujet éminemment politique, au sens où il s’agit de l’appropriation par des classes populaires d’un jeu réservé et confisqué jusqu’ici par les riches. Les Noirs ont posé problème, mais peut-être moins à cause de leur couleur de peau, qu’en raison des aspects culturels que cela impliquait. Ils étaient analphabètes, supposés incultes, et exerçaient des métiers jugés déshonorants.

Vasco de Gama sera le premiers club à intégrer des joueurs de couleur, le premier aussi dirigé par un président noir…
Michel Raspaud : A l’origine, c’était un club élitiste d’aviron comme le Flamengo et le Botafogo. Un mulâtre est élu à sa tête en 1904. Cet événement important a préfiguré en quelque sorte l’intégration des joueurs noirs et métisses dans la bonne société brésilienne. C’est l’époque où le football commence à se professionnaliser. L’argent se met à circuler. Avec l’affluence des spectateurs, la passion populaire pour ce sport explose et divise conservateurs et progressistes. Au gré des présidences, des situations, les positions peuvent évoluer. Mais il est vrai que le Fluminense, club élitiste de Rio s’il en est, refusait cette évolution. Il y a la fameuse anecdote de la poudre de riz. Aujourd’hui, c’est devenu un slogan chez les supporters adverses du Flamengo.

Après le drame national vécu lors du Mondial 1950, perdu devant l’Uruguay, leur présence et leur comportement sont à nouveau mis en cause ?
Michel Raspaud : Le contexte est très particulier. On est au lendemain de la seconde guerre mondiale. Le Brésil avait le sentiment de pouvoir accéder au grand concert des Nations grâce à cet événement et à la construction du gigantesque stade Maracana. Depuis la victoire dans la Copa America de 1919 et la participation au Mondial 1938, l’équipe nationale était devenue un élément majeur de la constitution de l’identité brésilienne. Cette dernière était totalement éclatée. Il faut garder à l’esprit toutes ces vagues d’immigrants débarqués depuis la fin du XIXe siècle : européens latins, de l’Est, du Nord dans un pays où vivaient déjà les Amérindiens et les descendants d’esclaves venus d’Afrique. L’équipe nationale va donc participer à la création d’une identité partagée par tous. Elle porte un espoir considérable. Le dénouement du match face à l’Uruguay et la défaite concédée à quelques minutes de la fin vont être vécu de manière tragique. Ce peuple était sur le point d’être enfin le premier du monde dans quelque chose et on l’a privé de cette fierté.

 

Le gardien Barbosa est devenu un paria après la défaite historique en Coupe du monde 1950.
Le gardien Barbosa est devenu un paria après la défaite historique en Coupe du monde 1950.

Il fallait donc trouver des bouc-émissaires…
Michel Raspaud : L’opinion cherchait des coupables plus coupables que les autres. Certains vont mettre en avant la prétendue faiblesse mentale des joueurs de couleur sous la pression. Le gardien Barbosa, qui était à l’époque un des meilleurs au monde à son poste, a été désigné comme un des principaux responsables. On s’est aussi tourné vers les défenseurs. Il se trouve qu’ils étaient majoritairement Noirs. Les attaquants qui n’ont pas marqué et étaient Blancs, eux n’ont jamais été inquiétés. Au fond, la société s’interrogeait sur la légitimité du melting-pot. Aujourd’hui, l’apport des joueurs noirs dans le foot brésilien a été tellement grand, lui a donné une image si forte et si puissante, que les problèmes de peau sont réglés sur les terrains. La société brésilienne, telle que j’ai pu la vivre, est réellement non raciste. En revanche, la logique raciste fonctionne et perdure. La richesse reste liée à la couleur de la peau. Globalement, les pauvres sont Noirs ou métis, et les riches sont Blancs.

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Carlos Alberto, le joueur qui mit le feu aux poudres


L’anecdote de la « poudre de riz », symptôme du racisme rampant qui a gangréné le foot brésilien jusque dans les années 50, est passée à la postérité. Le club de Fluminense en porte toujours les traces.

Carlos Alberto

 

En 1914, la discrimination raciale fait rage au Brésil. Le football ne fait pas exception. Joueur métis de l’America Rio, Carlos Alberto est transféré au Fluminense, club aristocratique de Rio, et bastion de la blanchitude. A son arrivée, la nouvelle recrue se résout à s’éclaircir la peau en se badigeonnant le visage de poudre de riz. Grâce à ce subterfuge, Alberto espère être aligné en championnat par son entraîneur. Il pense aussi pouvoir tromper la bêtise des supporteurs, éviter leurs insultes et les coups violents de ses adversaires sur le terrain. Le racisme touche alors les spectateurs, les joueurs et même les arbitres. Mais la ruse ne prend pas. Au cours d’une rencontre, la sueur découvre la couleur de sa peau et le laisse rayé comme un zèbre. L’épisode fait scandale. Alberto va vivre un calvaire. A chaque apparition, le joueur est chambré par un public cruel qui hurle « po de arroz ! », « po de arroz ! »

L’histoire de Carlos Alberto n’est pas un cas isolé. A la même époque, Arthur Friedenreich, la première grande star du football brésilien, et surtout le premier non-Blanc à avoir joué pour la Seleçao, a eu recours lui aussi à la poudre de riz. Avant les matches, cet attaquant d’exception (1329 buts officiels, record absolu dans l’histoire du foot mondial) allait même jusqu’à se lisser les cheveux à l’aide d’une pommade pour gommer sa négritude. Presque un siècle après les faits, la poudre continue à coller à la vie du Fluminense, rebaptisé « po de arroz » par les torcedores des clubs adverses. Ironie du sort et du sport, les supporteurs du « Flu » célèbrent aujourd’hui les buts de leur équipe et l’entrée des joueurs dans le stade en lançant … du riz et de la poudre de talc dans les airs.

Source: cafezinho.fr

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LES JEUNES FILLES INDIGÈNES DU CANADA SONT SACRIFIÉES À LA PROSTITUTION

Kimmy [ce n’est pas son vrai nom] avait tout juste 12 ans la première fois qu’elle a masturbé un homme pour de l’argent. Sa sœur de 13 ans l’a aidée, et plus elles gémissaient, plus elles se remplissaient les poches. « C’était bizarre, dit Kimmy. C’est un de ces moments où l’on se demande : ce truc est-il réellement en train de se passer ? »

Kimmy est entrée dans l’industrie du sexe via sa sœur tandis que toutes deux vivaient dans un foyer d’accueil du nord de l’Ontario, au Canada. Il s’agissait d’une jeune fille exploitée parmi tant d’autres au sein de la population indienne canadienne. À ceci près que ce ne sont pas des proxénètes qui les mettent sur le trottoir ; il s’agit souvent des propres membres de la famille des filles. Et tout cela a cours au sein même des communautés indigènes, au beau milieu des villes du pays.

D’après la définition de la justice canadienne, le trafic d’êtres humains se fait par la force, la menace ou la contrainte. Cependant, un groupe d’intervention national spécialisé dans le trafic d’êtres humains tente de modifier la définition juridique. « Les trafiquants ont changé de méthode pour recruter les femmes, pour les attirer et pour les contrôler », précise Diane Redsky, directrice de projet au sein de Human Trafficking Task Force, groupe d’intervention contre le trafic humain à la Fondation canadienne des femmes. Diane Redsky est originaire de Shoal Lake, dans l’ouest de l’Ontario.

Elle affirme qu’aujourd’hui les femmes indigènes – lesquelles sont pourtant la cible privilégiée du trafic – craignent encore rarement pour leur sécurité. Parfois, il ne serait même pas nécessaire de les intimider. « Le trafic de filles indigènes est mené d’une façon bien particulière, explique-t-elle. Les victimes sont d’une manière ou d’une autre liées à leurs trafiquants. »

Diane Redsky ajoute que ces liens sont moins liés à la peur qu’à un fort sentiment de loyauté : « Les trafiquants deviennent des pères, des maris aux yeux de leurs victimes. »

Dans le cas de Kimmy, son maquereau était sa propre sœur.

Kimmy déclare qu’elle vendait son corps non seulement par loyauté envers sa sœur, mais aussi par culpabilité. « Il existe un lien très fort avec le proxénète, en particulier chez les enfants et les adolescents. C’est normal ; ce lien est familial », précise Helen Roos, chercheuse pour la Fondation canadienne des femmes. Elle est à l’origine d’un rapport publié cette année sur l’exploitation sexuelle et le trafic d’êtres humains au Nunavut, le territoire le plus au nord du Canada.

Selon Roos, les enfants et jeunes atteints du syndrome d’alcoolisation fœtale – et qui ont en conséquence de graves difficultés d’apprentissage – courent également le risque d’être contraints de se prostituer pour rapporter de l’argent à leur famille.

Elle ajoute que la pauvreté peut être un facteur déterminant dans l’exploitation des enfants par les membres de leur famille. Les enfants qui se prostituent sont aussi de plus en plus jeunes. Le rapport révèle qu’au sein même de leur communauté, des filles de 10 ou 11 ans sont parfois forcées à se prostituer.

« Ils recherchent des filles de plus en plus jeunes. C’est une obsession sexuelle extrême », selon les dires d’Helen Roos.


Pour mener à bien la recherche, la Fondation canadienne des femmes a rencontré entre 2013 et 2014 plus de 250 organisations, de même que 160 femmes ayant subi une quelconque exploitation sexuelle. Ce plan fait partie d’une stratégie proposée par le gouvernement canadien à hauteur de 2 millions de dollars afin éradiquer le trafic d’êtres humains. La fondation développe également une stratégie anti-trafic et propose des recommandations à l’adresse du gouvernement fédéral. En gros, ces gens savent qu’il faut agir vite.

« Ce que l’on sait du trafic d’être humains au Canada, c’est que les trafiquants gagnent davantage d’argent avec les mineures qu’avec les femmes adultes, affirme Diane Redsky. Une fois passées la vingtaine, les filles perdent de leur valeur aux yeux des trafiquants. Celles qui restent dans l’industrie courent de graves risques. »

Elle ajoute : « À 40 ans, elles sont considérées comme mourantes. Nos corps ne sont pas faits pour avoir des rapports sexuels avec une quinzaine d’hommes par jour, 7 jours sur 7. » Helen Roos affirme également que les enfants indigènes se trouvent désensibilisés quant aux problèmes d’exploitation sexuelle. Elle met donc en garde les familles de tribus indiennes contre l’expansion de l’exploitation sexuelle à travers les générations.

« Ma grand-mère aussi faisait cela », dit Kimmy. Aujourd’hui la propre fille de Kimmy se prostitue dans le nord de l’Ontario.

En plus d’élaborer des recommandations à l’adresse de la justice canadienne afin d’agir au plus vite sur la législation, la Fondation canadienne des femmes a mis en place une stratégie anti-trafic. « Il y aura un rôle pour chacun : le gouvernement, les ONG, les acteurs financiers et pour la fondation elle-même, déclare Diane Redsky. Chacun aura un rôle à jouer au Canada. »

Leur stratégie contre le trafic d’êtres humains sera lancée à l’automne 2014.

Suivez Martha Troian sur Twitter

Source: Vice.com

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Donald Sterling, un raciste qui sait se cacher – Ecoutez ses propos racistes et la réponse de Magic Johnson (Audio en anglais)

D’après le site TMZ, Donald Sterling le propriétaire des Los Angeles Clippers serait raciste.

En effet alors que celui ci sort avec une jeune femme métisse (noire et mexicaine) on peut l’entendre tenir des propos plus que racistessur un enregistrement que s’est procuré le site.

Il reproche à sa petite amie de s’afficher avec des hommes noirs et c’est une photo d’elle avec Magic Johnson posté sur son compte Instagram qui fait déborder le vase.

Ça me dérange beaucoup que tu t’affiches des personnes noires. Je ne veux pas que tu les détestes. C’est ce que les gens font, ils arrangent les choses à leur façon. Je veux que tu les aimes – en privé. Dans ta vie de tous les jours et en privé tu peux être avec eux mais pourquoi rendre ça public sur Instagram et pourquoi les amènes-tu à mes matchs.

Dans ta vie de tous les jours. Tu peux faire ce que tu veux, tu peux coucher avec eux, tu peux les faire venir ici, tu peux faire ce que tu veux. La seule chose que je te demande c’est de ne pas promouvoir ça et de ne pas les amener à mes matchs.

J’aime tout le monde, il n’y a pas de négativité. J’aime tout le monde. Je dis juste que sur ton put*** d’Instagram tu n’as pas à apparaître marchant avec des noirs. Tu n’as pas à le faire. Si tu veux le faire, vas y.

Je pense que le fait que tu admires Magic Johnson – Je le connais bien, il mérite d’être admiré. Je dis juste que c’est dommage que tu ne puisses pas l’admirer en privé. Je me fous que tu l’admires, que tu le fasses venir, que tu le nourrisses, que tu le baises. Je m’en fiche. Tu peux faire ce que tu veux mais ne mets pas ça sur Instagram pour que le monde entier puisse le voir et qu’ensuite ils m’appellent. Et ne l’amène pas à mes matchs, compris ?

Evidemment les réactions ne se sont pas faites attendre, et Magic Johnson s’est exprimé :


TMZ a rapporté ce matin que le propriétaire des Clippers, Donald Sterling, ne veut pas de moi ou d’autres Afro-Américains aux matchs des Clippers. Ma femme et moi n’iront plus jamais à un match des Clippers tant que Donald Sterling sera le propriétaire. Je suis désolé pour mes amis le Coach Doc Rivers et Chris Paul parce qu’ils doivent travailler pour un homme ressentant cela envers les Afro-Américains. Les commentaires du propriétaire des Clippers Donald Sterling sur les Afro-Américains sont un oeil au beurre noir pour la NBA.

On attend la réaction des membres des Clippers dont la majorité des joueurs sont afro américains ou encore du coach Glenn « Doc » Rivers. Parmi eux Chris Paul qui est aussi le président de la National Basketball Players Association (NBPA) – Association des joueurs de la NBA.

Quand on sait le nombre d’afro américains qui jouent à la NBA on se dit que ce cher Donald Sterling a choisi le mauvais secteur!

Source: lascandaleuse.com

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Donald Sterling à sa copine qui est métisse noire et latino: «Don’t Bring Black People to My Games, Including Magic Johnson.» Entendez, nn’emène pas des noirs à mon match, y compris

Magic Johnson

   

Magic Johnson: «Sterling Needs to Be FORCED Out of the NBA» Entendez

«Sterling doit être éjecté de force de la NBA».

 

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Afrique: Comment briser les chaines de la domination étrangère

Lorsqu’on veut connaitre le(s) détenteur(s) du véritable pouvoir dans un pays, il est une question préliminaire qu’il faudrait se poser :

Qui contrôle l’argent (entendu comme entité qui comprend  entre autres composantes : la monnaie, et le système bancaire)?

A cette question, l’on devrait ajouter les deux autres :

1. Qui contrôle le sous-sol et le sol?

2. Qui contrôle l’information?

Dans tous les pays africains, et par extension dans tout le monde noir, la réponse à ces questions est simple: les occidentaux pour l’essentiel, bien que, depuis quelques temps, les asiatiques essayent de se positionner avec force.

Lorsque tout un continent, l’Afrique, qui regorge de la majorité des ressources naturelles énergétiques et minières de la planète, et qui par conséquent est le seul continent à pouvoir  être indépendant de tous les autres, se retrouve paradoxalement dans la situation où ses habitants sont les gens les plus pauvres et les plus dépendants de la planète, il est dans l’ordre du normal de se poser des questions, et ce faisant, il est essentiel:

1. de réexaminer le processus par lequel nous sommes tombés dans ce piège
2. de comprendre les mécanismes qui nous maintiennent dans ce prédicat
3. de proposer des solutions pratiques pour la mise en place de véritables structures et politiques de libération qui seules nous ferons sortir de cette situation.

La question fondamentale qui soutend toutes celles-ci-dessus mentionnées est de savoir qui contrôle la pensée des africains car du contrôle de cette pensée procède toutes les autres formes d’asservissement ; en effet, celui qui contrôle le processus de réflexion, contrôle l’homme.

Le premier thème que nous allons donc examiner est celui du processus de la mise en place de la mentalité d’esclave (ou de la mentalité de colonisé). Bien qu’il ait eu plusieurs méthodes à travers les âges, les unes plus physiquement brutales que les autres, le meilleur modèle qui nous est offert se retrouve dans le discours de Willie Lynch, le père du lynchage.

Le discours de Willie Lynch sur la fabrication d’un esclave

Ce discours a été délivré par Willie Lynch en 1712 en Virginie. Willie Lynch était un propriétaire d’esclaves d’origine Britannique, qui a été invité par d’autres propriétaires d’esclaves afin qu’il leur enseigne ses méthodes de contrôle. Le mot  « lynchage » se réfère à lui.

Salutations,

Messieurs, je vous salue ici aujourd’hui sur les berges du fleuve James, en ce jour de notre seigneur de l’année 1712. D’abord, je dois vous remercier chers messieurs de la Virginie, de m’avoir invité. Je suis ici pour vous aider à résoudre certains problèmes que vous rencontrez avec vos esclaves. J’ai reçu votre invitation dans ma modeste plantation des Indes occidentales, où j’ai expérimenté de nouvelles méthodes, bien que très anciennes pour contrôler les esclaves. La Rome ancienne vous envierait si vous mettiez en pratique mon nouveau programme.

Au moment où nous naviguions le long du fleuve James, qui porte le nom de notre illustre roi, dont nous chérissons la version de la Bible, j’ai pu constater que vos problèmes ne sont pas isolés. Alors que Rome utilisait abondamment des cordes et du bois pour crucifier les gens sur le long des autoroutes, vous ici utilisez occasionnellement les arbres, et les cordes. J’ai moi-même vu il y a quelques kilomètres de cela, un esclave qui pendait sur un arbre. Non seulement vous perdez des ressources utiles en les pendant, mais en plus vous avez des grèves, et certains de vos esclaves réussissent à s’enfuir. Vos plantes sont souvent laissées trop longtemps dans les champs, ce qui vous empêche de maximiser le profit; ajoutez à cela des incendies, et la destruction de vos bêtes.


Messieurs, vous connaissez votre problème, je n’ai pas besoin d’élaborer. Je ne suis pas ici pour énumérer vos problèmes, je suis ici pour vous introduire de nouvelles méthodes pour les résoudre. J’ai dans mon sac, une méthode dont l’efficacité est prouvée dans le contrôle des esclaves noirs. Je garantie à chacun de vous que, bien appliquée, elle contrôlera les esclaves pour au moins 300 ans. Ma méthode est simple. Chaque membre de votre famille peut l’utiliser, ainsi que les superviseurs de vos plantations.

J’ai noté un certain nombre de différences parmi les esclaves, et j’ai utilisé ces différences en les agrandissant. J’utilise la peur, la méfiance, et l’envie pour des fins de contrôle. Ces méthodes ont bien marché dans ma modeste plantation et à travers tout le Sud. Retenez cette simple liste des différences et réfléchissez-en. En tête de ma liste est « l’âge » seulement parce que ce mot commence par la lettre a. Ensuite il y a la « couleur » ou la physionomie. Il y a également: l’intelligence, le physique, le sexe, la taille des plantations, le statut dans la plantation, l’attitude des propriétaires, le lieu d’habitation des esclaves, la texture de ses cheveux, la taille. Maintenant que vous avez une liste des différences, je dois vous donner un aperçu des actions à entreprendre. Mais avant cela, je dois vous assurer que la méfiance est plus forte que la confiance, que l’envie est plus forte que l’adulation, le respect, ou l’admiration.

Apres avoir subi cet endoctrinement, l’esclave noir va lui-même se charger de l’alimenter et de le propager pendant des centaines d’années voire des milliers. N’oubliez pas, vous devez opposer les vieux aux jeunes, les clair-de-peau aux sombre de peau. Utilisez les femmes contre les hommes et les hommes contre les femmes. Vous devez également avoir des servants blancs et des superviseurs qui n’ont pas confiance aux noirs. Mais par-dessus tout, vous devez réaliser qu’il est d’une nécessité absolue que vos esclaves n’aient confiance qu’en vous, et qu’ils ne dépendent que de vous. Qu’ils ne doivent aimer, respecter et n’avoir confiance qu’en vous. Messieurs, ces instruments sont la clé du contrôle. Utilisez-les, faites en sorte que vos femmes et vos enfants les utilisent, ne manquez jamais une occasion de les mettre en pratique. Si vous utilisez intensément ces instruments pendant un an, les esclaves eux-mêmes vont reproduire à perpétuité le manque de confiance entre-eux. Merci messieurs.

Comme on peut le constater, la situation dans laquelle se retrouve l’Afrique aujourd’hui n’est ni le fait du hasard ni celui de la fatalité, et encore moins celui d’un concours naturel de circonstances malheureuses. Le problème de l’Afrique est le résultat d’une stratégie calculée, intelligemment conçue et mise en place pour l’asservir. Les mêmes méthodes sont encore utilisées aujourd’hui et il n’y a rien d’étonnant à voir les occidentaux expliquer tous nos conflits en termes de conflits ethniques, et/ou conflits religieux ; l’exploitation des différences continue.

Bien que l’objectif ultime de cet article soit de proposer des voies de sortie de la domination que nous subissons depuis plusieurs siècles, nous allons remettre cette tâche pour plus tard, pour d’abord circonscrire dans une 2eme partie, les structures et méthodes mises en place par les dominants, et surtout d’établir les responsabilités des uns et des autres dans la perpétuation de notre impuissance. C’est le passage obligé si nous sommes vraiment sérieux dans notre tentative à apporter des solutions adéquates à nos problèmes.

Nous pouvons néanmoins commencer par planter le décor. Le très long processus de lavage de cerveau, n’a été que cela, c’est-à-dire un lavage de cerveau; en d’autres termes, notre mémoire historique a été évacuée de notre esprit, entrainant entre autres dans sa chute la perte de notre sociologie, de notre spiritualité, et la perte de nos méthodes de gestion de conflits et de résolution de nos problèmes, héritage que nous avons accumulé sur des millénaires.

Nous nous retrouvons aujourd’hui dans la position d’un amnésique ou d’un petit enfant qui doit encore tout réapprendre/apprendre de ses parents. Et malheureusement pour nous Africains, nous perpétuons la dynamique que les occidentaux voulaient nous faire adopter pour nous subordonner à jamais à leurs intérêts.
N’ayant  presque plus  de repères, il nous devient difficile de jeter un regard critique à tout ce qui nous est proposé ni même d’opposer une résistance significative à notre instrumentalisation et notre exploitation  car nous opérons selon le modèle qu’ils nous ont prescrits sans même nous en rendre compte.

Nous sommes donc devenus par-là, les principaux agents de notre propre asservissement, et tirons énormément de plaisir dans le suivisme: nous mangeons, buvons, parlons, et nous habillons comme eux. Nous voyons le monde comme eux ; dès qu’ils parlent du concept de développement, nous sautons dans le wagon ; ils le modifient en co-développement, nous en faisons de même. Au gré de leurs intérêts, lorsqu’ ils passent à la bonne gouvernance, à la démocratie, au réchauffement de la planète et à la lutte contre le terrorisme qui bien qu’étant des combats nobles en valeur absolue, ne sont en fait que des subterfuges pour masquer les objectifs de prédation, nous leur emboitons le pas.

Or nous oublions que dans ce paradigme, ils occupent la position privilégiée, et en sortent les grands gagnants alors que nous en sommes les laissés-pour-compte confinés à la dernière place. Apres tout, ce sont eux qui ont établi les règles de jeu et les valeurs par lesquelles nous fonctionnons. Pire, nous comptons sur eux pour nous aider à sortir de là où nous sommes, alors qu’ils sont où ils sont justement parce que nous sommes où nous sommes ; le statu-quo  leur profite.

Malgré ce tableau négatif, tous les espoirs ne sont pas perdus. Les théoriciens du lavage de cerveau avaient eux-mêmes dès le départ compris qu’il est très difficile de maintenir le cerveau humain dans un état de déséquilibre permanent. A l’époque, ils n’ont pas trouvé une explication scientifique à ce phénomène mais aujourd’hui, avec le développement de la génétique et la découverte de la mémoire génétique, les choses sont plus claires : La plus importante composante de la mémoire n’est pas dans l’esprit. Elle se trouve dans les gènes et plus précisément dans l’ADN, ce qui nous donne l’espoir de la récupérer.

Pour empêcher cela, de nouvelles formes de guerres ont vu le jour pour entretenir le lavage de cerveau : La destruction systématique de notre image dans leurs medias, la falsification de notre histoire, mais surtout l’invasion de notre alimentation par les Organismes Génétiquement Modifiés afin de corrompre notre patrimoine génétiques et de nous couper à jamais de notre passé.

Nous affranchir de cette misère va nous demander des efforts qui vont au-delà de la remémoration de notre passé glorieux; il nous faudra nous réorganiser sur le plan politique, économique et même social autour de nos valeurs, réorganisation  qui devrait naturellement nous permettre de reprendre le contrôle de nos ressources humaines, naturelles et  minières. En effet la construction des pyramides, ou encore le rayonnement de nos grands empires ne reposaient pas sur du néant. Cela n’a été rendu possible que dans un contexte socio-économique, et même philosophique particulier. Il est clair que l’on ne peut pas prospérer sans un minimum d’organisation sociale et sans mettre la science au service du bien-être des masses, et évidemment pas sans un contrôle sérieux de ses ressources essentielles.

Prochain article: Afrique, comment briser les chaines de la domination étrangère.
2e partie : les mécanismes de maintien de l’ordre établi, et du désordre organisé de l’Afrique.

Paul Daniel Bekima

Source: Le Sphinx Hebdo

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