ASTRONOMIE DOGON - LES ETOILES DU SACRIFICE

ASTRONOMIE DOGON : LES ETOILES DU SACRIFICE

Lorsque les Ethnologues ont découvert l’étendue du savoir astronomique des Dogons, ils ont été littéralement époustouflés. Les farouches habitants des falaises de Bandiagara étaient-ils les héritiers d’une science antique oubliée ? L’explication s’avéra plus simple. Pour les Dogons, la naissance de l’Univers, des étoiles, des planètes et de la Terre, c’est d’abord l’histoire d’une faute, du sacrifice expiatoire et de la résurrection d’un poisson-chat. C’est surtout l’histoire d’un amour impossible, celui d’un renard des sables et d’une étoile, le Soleil…

Amma, le père de toutes choses, était potier. Au commencement, il prit une boule d’argile et en fit un oeuf d’où naquirent la Terre, le ciel, les astres. Sirius, symbolisa cette création. Deux étoiles, invisibles, l’accompagnèrent : l’une, très dense, fut appelée l’étoile du fonio ; l’autre fut baptisée l’étoile du sorgho femelle. Les astronomes découvrirent la première à la fin du XIXe siècle après avoir été mis sur sa piste par les irrégularités du mouvement propre de Sirius. Mais il fallut attendre 1994 pour que Jean-Louis Duvent et Daniel Benest, astronomes à l’observatoire de Nice, eux aussi guidés par des irrégularités de mouvement, acquièrent la conviction de l’existence du deuxième compagnon. Ainsi pourrait être résumée l’histoire d’un mystère, celui qui attendait les ethnographes lorsqu’ils ont découvert, peu après la seconde guerre mondiale, au coeur d’une Afrique que l’on disait encore sauvage et dangereuse, la cosmologie d’un peuple de paysans guerriers de la boucle du Niger, les Dogons.

Le pays Dogon se situe dans l’actuel Mali, à une centaine de kilomètres de la ville de Mopti, dans une région très accidentée : les falaises de Bandiagara. Ici, de vieux savants dissertent sans fin, en traçant d’étranges figures sur le sable, des compagnons de Sirius, des cratères de la Lune, des anneaux de Saturne, des satellites de Jupiter, de la Voie lactée, qui est une spirale faite d’étoiles, et de l’univers en expansion. Si le commencement du monde Dogon est l’oeuvre exclusive d’Amma, le tout-puissant, la connaissance que nous en avons doit tout à une rencontre. Celle de Marcel Griaule, l’ethnologue, et d’Ogotemmêli, le vieux sage aveugle, dépositaire de la science des falaises de Bandiagara. Nous sommes en 1947. Griaule dirige une mission ethnologique dans les villages Dogons. Depuis des années, il enquête, confronte les multiples témoignages et a déjà percé quelques secrets. Un soir, les anciens se réunissent et tombent d’accord : Griaule est prêt à recevoir l’initiation ; Ogotemmêli sera son mentor. Au fil des 32 jours qui suivront, Ogotemmêli fera ainsi le récit de la création, qui est aussi le pourquoi de toutes choses…

Après une première tentative infructueuse, Amma fabrique donc un oeuf de glaise. Ce sera la matière espace-temps virtuelle, théâtre de toute la création. Amma y crée pour commencer les huit graines fondamentales d’où germera plus tard l’ensemble de la réalité. Il engendre ensuite les Nommos, les génies qui seront ses représentants dans le monde et qui ont la forme de silures (poissons-chats). Quatre Nommo mâles, pour commencer, et ensuite leurs jumelles, appelées à être leurs épouses. Le premier de ces êtres est le grand Nommo, futur régisseur du ciel et de l’orage. Il sera assisté, pour ses basses oeuvres, par le Nommo messager.

Le troisième Nommo, appelé à régner sur les eaux, prendra, après bien des malheurs, le nom de Nommo de la mare. Dernier formé : le bouillant Ogo qui, à peine venu à la conscience, brise la symétrie originelle et se révolte contre son créateur. Il veut que lui soit donnée sans attendre la compagne promise. Amma chasse alors l’impudent de l’oeuf originel. Mais Ogo, toujours maintenu par son cordon ombilical, arrache un morceau de placenta. Un fragment carré qui tombe en tourbillonnant dans le sens des aiguilles d’une montre. Ce sera notre planète. Plus tard, quand le Soleil apparaîtra, celui-ci insufflera à la Terre, grâce aux “cordes de pluie, un mouvement de rotation sur elle-même”, explique Ogotemmêli, ainsi qu’un mouvement de révolution le long d’un trajet baptisé le “cercle du monde”.

Ogo croit alors pouvoir trouver son âme soeur dans la Terre. Mais celle-ci, dévitalisée par Amma, est sèche et stérile. Aussi, l’impétueux Nommo retourne-t-il dans les limbes, espérant extraire son double féminin de ce qui reste de son placenta. Amma, très irrité par tant d’indiscipline, se dépêche alors de transformer ce placenta en cuivre puis en feu brûlant. Ainsi se forme le Soleil (Nay), ou du moins sa virtualité dans un Univers encore en projet. Beaucoup plus tard, naîtra de l’astre du jour l’épouse perdue d’Ogo, Yasigui, la femme-soleil. Mais dès cette époque, le Soleil tourne déjà sur lui-même sous l’effet d’un immense ressort en spirale de cuivre rouge à huit tours, semblable à celui d’une montre mécanique. “Sa taille ?”, questionne Marcel Griaule. “Le Soleil est immense ! répond Ogotemmêli. Il dépasse en surface le canton de Sanga. Il est même peut-être plus grand encore…” Dans la logique Dogon, l’astre du jour est une entité féminine. Ses 22 rayons de cuivre représentent son sang menstruel.

Leur humidité agira donc sur les semences mises en terre et favorisera l’agriculture. Au cours de ce raid, Ogo parvient tout de même à arracher un fragment du Soleil qu’il rapportera sur Terre sous forme de graines, espérant tirer de leur germination une nouvelle création appelée à remplacer celle d’Amma et qui lui procurera enfin son double féminin. Tentative nécessairement vouée à l’échec : dans la cohérence de la pensée Dogon, ce qui est extrait à un sexe relève de l’autre sexe. De la mutilation du Soleil, ne peut naître qu’un être mâle.

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Ce sera la Lune. Simple morceau refroidi et séparé du Soleil. Par la suite, la lune (le mois) qui précède les semailles correspondra à la commémoration de cette genèse. La nouvelle lune, ou Lune obscure, étant considérée comme le rappel, pour l’éternité, de l’instant du vol proprement dit. Les Dogons expliquent que la Lune tourne en spirale conique autour de la Terre sèche et morte, elle possède des cratères qui représentent les artères où circule un sang impur, comparable à celui des menstrues féminines. Étant donné le caractère masculin de l’astre, cela peut paraître étrange. Mais en fait, tout s’explique à la lumière… de la lumière cendrée : de l’humidité portée par les rayons du Soleil frappe d’abord la Terre, et remonte ensuite simplement vers la Lune recevant ainsi peu à peu le sang du Soleil, la Lune grossit à la pleine lune, elle commence à dépérir ; à la nouvelle lune, elle est tout à fait sèche, puis le sang lumière du Soleil lui est de nouveau injecté par réflexion sur la Terre. Les phases de la Lune ne sont donc, en fait, que l’imitation du cycle menstruel du Soleil…

Le vol des graines représente aux yeux d’Amma l’offense suprême. Une punition est nécessaire. Mais Ogo — germe du chaos et, en cela, maître du devenir — est indispensable à la marche du monde. On l’épargnera donc et c’est son jumeau, toujours dans son placenta, le futur Nommo de la mare, qui sera sacrifié à sa place. La pénible tâche est dévolue au Nommo messager, qui lui aussi n’est encore qu’un embryon de poisson-chat. S’engage alors une sanglante confrontation des foetus, de laquelle naîtront à la fois une nouvelle organisation de l’univers et les astres qui resteront à jamais dans le ciel les témoins de ce long démembrement.

Les Dogons distinguent les planètes, appelées “étoiles qui traversent” (et dont il est connu qu’elles gravitent autour du Soleil), les satellites, ou “étoiles qui font le tour”, et les étoiles proprement dites, désignées comme “étoiles qui ne tournent pas (autour d’une autre étoile)”. Planètes et satellites seront associés de façon assez générale au sang du sacrifié, les étoiles aux parties de son corps. Première opération : le Nommo messager va trancher à la fois le sexe et le cordon ombilical du Nommo de la mare. Or, une toute première goutte perle. Elle sera appelée à rester pour l’éternité le témoin du cordon tranché et le symbole central de la réorganisation du monde. Ce sera Sirius, l’étoile du Sigui. Par la suite, une grande fête, appelée le Sigui, justement, commémorera, tous les soixante ans, la révélation de la parole aux hommes et l’apparition de la mort sur Terre — les deux événements majeurs auxquels ce sacrifice originel a conduit.

En attendant, le sang coule, et va couler encore… Il en tombe un peu sur le placenta d’Ogo (le Soleil) qui se trouve ainsi purifié. Mais surtout, il en coule du centre vers le sud, jusqu’au lieu-dit “la place du sang qui goutte”. En ce point naît Yazu (yazu, c’est-à-dire “le matin de bonne heure”) en position obia, autrement dit Vénus quand on ne la voit pas. Le sexe coupé du Nommo de la mare est ensuite jeté à l’ouest, où apparaîtra Vénus en position “étoile de l’ouest”. Enfin, du cordon, resté au centre, sortira la toute petite “étoile qui accompagne Vénus”. Cet astre, non identifié par les ethnographes, est peut-être un satellite (encore) inconnu de Vénus à moins qu’il ne s’agisse simplement de la discrète Mercure. toujours est-il qu’Ogo, encore aux prises avec ses tourments, remonte une fois de plus au ciel à l’instant de cette naissance.

Amma se hâte alors de pousser le Soleil vers l’ouest pour le mettre à l’abri de sa convoitise. Ainsi s’explique le mouvement diurne du Soleil. Mais Ogo a autre chose en tête. Il est venu, cette fois-ci, dérober les âmes femelles du Nommo sacrifié. Il y parvient et les place dans son prépuce. Mal lui en prend. D’un coup de faucille, le Nommo sacrificateur parvient à circoncire Ogo, puis à lui arracher la langue et les dents (sièges de la parole). Le malheureux n’a plus qu’à redescendre piteusement sur Terre. Son long chemin de retour demeure, actuellement encore, matérialisé par ces “chemins du monde” que sont les rayons du Soleil qui s’infiltrent à travers les nuages. à son retour sur Terre, Ogo se voit transformé par Amma en renard pâle, ou renard blond des sables (Vulpes pallidus). Son nom sera désormais Yurugu, le Renard. De nos jours, on peut encore le voir rôder autour des villages des falaises en quête de nourriture…

Au point du ciel où tombent les dents arrachées du Renard, se forment les étoiles de queue, autrement dit l’Épée d’Orion. Une goutte de sang provenant de la circoncision d’Ogo coule sur le placenta du sacrifié, en un point proche de Vénus. De ce sang naîtra l’étoile des femmes menstruées, c’est-à-dire Mars. Quatre autres gouttes tombent aussi sur Terre, mais Amma les fait remonter au ciel. Il les placera bientôt autour de Jupiter… Ces quatre étoiles, qui s’identifient bien sûr aux satellites galiléens, seront dites les enfants de Jupiter. Correspondant chacune à une saison, elles seront parfois associées aux graines de quatre arbres sacrés. formant un carré, ces satellites circuleront sur la même orbite et leur révolution autour de Jupiter durera un an.

La formation de Jupiter suit immédiatement celle de ses satellites : le Nommo sacrificateur se dirige vers le nord, s’apprêtant à trancher la tête de la victime. Et c’est la première goutte de sang à toucher le placenta qui donne naissance à Jupiter, l’étoile de la fontanelle, aussi appelée étoile du crâne. Un peu plus loin sur ce trajet, que le mythe nomme la Route du sang, des graines tombent de la clavicule droite du Nommo sacrifié. D’abord celle d’une céréale, le fonio blanc. à l’endroit de sa chute naît un astre de couleur blanche, l’étoile du fonio. Il s’agit aujourd’hui d’une étoile modeste (le fonio étant la plus misérable des céréales). Mais il n’en fut pas toujours ainsi.

En effet, l’étoile du fonio a éclaté pendant la première année de l’existence des hommes sur Terre. Sa brillance a été alors intense. Elle a ensuite diminué progressivement jusqu’à disparaître après le quatrième Sigui (soit 240 ans après la création). désormais, expliquent les Dogons, on ne peut l’observer que dans des conditions exceptionnelles. En outre, elle s’est éloignée de nous. à l’origine, elle se trouvait à l’emplacement actuel du Soleil.

Mais, prise dans le mouvement d’expansion général de l’univers, comme d’ailleurs toutes les autres étoiles, elle a quitté l’environnement de la Terre, et seul le Soleil est resté proche. Aujourd’hui, l’étoile du fonio gravite autour de Sirius. Sa période est de cinquante ans et c’est ce mouvement de révolution qui maintient les autres étoiles à leur place. Elle règle aussi la trajectoire de Sirius, “qui est la seule à ne pas suivre une courbe régulière”.

Grâce à son rôle de centre dynamique de l’univers, l’étoile du fonio est déjà la plus importante des étoiles. Mais, dans la pensée dogon, elle représente davantage que cela. Issue de la plus petite des graines, elle équivaut en fait à la particule élémentaire de la physique que l’on professe sur les falaises de Bandiagara. C’est la brique fondamentale de matière — le parton — à partir de laquelle tout est fabriqué. potentiellement grosse, donc, de l’ensemble de l’univers, l’étoile du fonio est aussi nécessairement la plus lourde des choses célestes. concrètement, c’est parce que, si elle est constituée de trois des éléments de base (eau, air et feu), le quatrième, la terre, est chez elle remplacé par du métal. Un métal un peu plus brillant que le fer et d’une densité telle que “tous les êtres terrestres réunis ne pourraient en soulever une parcelle”…

Quand les Dogons ont parlé de l’étoile du fonio aux ethnographes, ceux-ci n’ont eu qu’à se reporter à leurs propres livres d’astronomie pour y reconnaître le parfait portrait de Sirius B, la première naine blanche connue, découverte depuis peu. Mais point de trace, dans ces ouvrages, du deuxième compagnon de Sirius. aidés de puissants ordinateurs, nos astronomes tarderont encore une quarantaine d’années avant de le déceler et d’en confirmer l’existence. Le mythe cosmogonique dogon, lui, reconnaît la nécessité de la deuxième étoile dans le simple fait que le Nommo sacrifié possède deux clavicules. Si de la graine tombée de la droite est né un astre, il faut bien aussi qu’un deuxième se forme d’une graine issue de la gauche. Cette graine, c’est celle du sorgho femelle. L’étoile qui lui est associée s’appelle donc banalement l’étoile du sorgho femelle. à sa naissance, elle était rouge comme le sang, ensuite elle a blanchi, donnant sa couleur aux céréales issues d’elle. Moins fondamentale que l’étoile du fonio,

l’étoile du sorgho femelle est plus volumineuse, et quatre fois plus légère. Selon certaines sources, elle décrit aussi une orbite plus vaste, mais de même période (50 ans) et se trouve décalée de 90°. D’autres informateurs lui attribuent une période de 32 ans — les astronomes occidentaux, eux, s’ils s’accordent sur la couleur rouge de l’objet (il s’agirait d’une naine de classe M), lui calculeront plutôt une période de révolution de six ans…

Portant toujours sa victime vers le nord, le Nommo sacrificateur lui coupe à présent la tête. De ce sang-là naît l’étoile rouge scintillante, que l’on peut probablement identifier à Aldébaran. Plus loin encore s’écoulent, de nouveau de la clavicule gauche, d’autres graines dont la blanche et brillante Vénus, étoile du matin, sera la marque.

Dans cette position, Vénus est initialement accompagnée de deux étoiles, celle du riz (d’une période de révolution de 30 ans, soit la moitié du Sigui) et celle du mil. Deux astres qui tourneront ultérieurement autour de l’étoile du sorgho femelle. Qui sait si, un jour prochain, nos astronomes ne nous apprendront pas que deux planètes gravitent effectivement autour de Sirius C !

L’épanchement de sang tout au long du trajet entre le lieu du sacrifice et le nord a laissé une trace dont le témoin est aujourd’hui la Voie lactée, appelée aussi la Route du sang. Les Dogons savent que le continu peut être fractionné en “graines” (articulations ou clavicules…) élémentaires. Un fleuve de sang peut donc aussi se penser comme une concentration de gouttes de sang. Il n’y a alors aucun inconvénient à considérer la Voie lactée, d’apparence continue, comme un ensemble d’étoiles serrées les unes contre les autres. Il s’agit d’une galaxie, comme il en existe d’autres, que l’on observe, non par la tranche, mais selon son axe. C’est le mouvement de rotation qui disperse (par effet de la force centrifuge) les étoiles en spirale autour de cet axe, de la même façon que le semeur disperse les graines dans son champ. Il existe une étoile particulière, témoin de cet événement et appelée étoile de la Voie lactée. Les Dogons la décrivent avec un “halo”, comparable à celui qui entoure parfois la Lune, mais permanent celui-ci. Peut-être veulent-ils ici parler de Saturne et de son anneau. Son association à la Voie lactée pourrait alors signifier que du fait de sa très lente révolution synodique, il s’agit d’un astre presque fixe.

La fin du sacrifice reproduit un thème commun à de nombreuses autres cosmologies : le démembrement et la dispersion de ses organes dans chaque direction de l’espace. En pays Dogon, l’opération s’accompagne d’un nouveau et ultime star boom, dans lequel se forment, par exemple, plusieurs groupes d’étoiles associées par les Dogons à leurs rites agraires (Orion, les Pléiades). Dès cet instant, les fautes du Renard sont expiées et l’Univers, qui n’est encore qu’une épure, a de nouveau un sens. Amma peut désormais autoriser la venue au monde des virtualités contenues dans l’oeuf de la création et dans les graines. Comme le Nommo sacrifié n’était pas encore né, sa mort ne pouvait être qu’un simulacre. Amma lui restitue donc la vie, accouche de l’espace réel et de ses habitants et met en route le temps. Instant zéro du big bang dogon où s’établit la concordance des calendriers des hommes et ceux du mythe… Ainsi, dira-t-on, la résurrection du Nommo a-t-elle eu lieu au bout de cinq jours (durée de la semaine dogon), au moment exact où le Soleil se leva pour la première fois en position “Soleil du milieu” (équinoxe de printemps), coïncidant avec le premier lever héliaque de Sirius. C’était aussi l’époque de la dixième lune et elle fut marquée par une éclipse de Soleil. La victime ressuscitée est envoyée peupler les eaux de la Terre.

On l’appelle désormais le Nommo de la mare. Il est le génie des eaux, à la fois gouverneur de la fécondité du sol et de la parole des hommes, et, en cela, garant de l’ordre d’Amma sur la Terre. Depuis lors, la fonction du lever et du coucher du Soleil est de témoigner de son arrivée sur Terre.

On comprend que Griaule et les ethnologues, entendant pareil récit, se soient interrogés sur l’origine de la science dogon. Le mystère n’en était pas un. simplement, des missionnaires avaient déjà eu des contacts avec les Dogons et certains d’entre eux avaient apporté dans leurs bagages quelques ouvrages de vulgarisation astronomique, et même des revues comme L’Astronomie (le bulletin de la société astronomique de France) qui avait consacré à Sirius B, entre 1931 et 1938, une série d’articles. Si l’extraordinaire capacité d’absorption et d’intégration “cosmologique” des Dogons a de quoi surprendre, encore plus troublante est la manière dont leur science émergente envisage l’existence des deux compagnons invisibles de Sirius. plusieurs textes européens datant de l’antiquité suggèrent en effet que l’étoile Sirius, actuellement bleutée, apparaissait alors rouge.

Des chroniques chinoises font, elles, de surcroît allusion à des changements de couleur. Les Dogons ajouteraient donc leur propre pièce au dossier en invoquant aussi une modification d’éclat. S’ils ont réellement observé, dans le passé, de tels événements concernant Sirius, la logique de leur physique, soucieuse de démontrer l’élémentarité des phénomènes, portait à attribuer leur cause à deux graines fondamentales (et donc de recourir à deux étoiles témoins). De quoi ajouter du poids à l’une des hypothèses émises en 1991 par Jean-Marc Bonnet-Bidaud et Cécile Gry, selon qui le système de Sirius pourrait renfermer une variable de type cataclysmique. Imaginons que de la matière de Sirius C puisse être capturée par Sirius B de façon occasionnelle. On assisterait alors à une grosse explosion près de la surface de la naine blanche, d’où un important sursaut de luminosité, puis à l’expulsion d’un nuage de matière qui, s’interposant entre nous et Sirius A, en rougirait la lumière. Le peuple Dogon a-t-il rendu compte à sa manière d’un pareil épisode ? Qui saurait aujourd’hui le dire ? à moins de le demander au Renard…

 

Source: mbutamassee.afrikblog

 

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L’histoire des migra­tions et des ins­tal­la­tions des Dogon (une dizaine de groupes prin­cipaux, une quin­zaine de langues dif­fé­rentes), porte sur plu­sieurs hypothèses. Pour cer­tains his­to­riens, les Dogons auraient fui d’une zone située à l’ouest de leur empla­cement actuel, suite à une agression ; la zone serait le Mandé ; ils se seraient dirigés vers l’est en tra­versant le fleuve Niger.


Le mystère des Dogons

Ainsi ils se sont réfugiés dans les falaises de Ban­diagara pour échapper aux rezzous des Peuls. La dis­po­sition très serrée des vil­lages dogons cor­respond ainsi à un but défensif, mais elle exprime surtout une vision du monde extrê­mement élaborée.


Dans les légendes Dogons

Dans les légendes Dogons, revient tou­jours le thème de fuite devant un ennemi à cheval et en grand nombre.

Vers le XIè ou le XIIè siècle, cette thèse semble rejoindre celle des Mossé, voisins du sud actuel des Dogon ; l’ancêtre des Mossé est ” OUE­DRAOGO ” ou ” Cheval mâle ” ou ” Etalon ” (voir l’ouvrage ” Ainsi on a assassiné tous les Mossé “) ; son armée était com­posée en grande partie de cavalerie.

Selon leur version, le plateau central de l’actuel Burkina Faso était occupé par les You­nyonsé, les Samo, les Gou­rounsi, les Ninissi, les Dogon, les Kibissi ; la che­vauchée des ” Oué­draogo ” poussa vers le nord jusqu’à la falaise de l’actuel Ban­diagara, les Dogons et les Kibissi qui ne conti­tue­raient qu’un seul peuple.

le plateau central de l’actuel Burkina Faso était occupé par les You­nyonsé

De même les Kurumba de la région du Yatenga consti­tue­raient une branche mère des Dogons.

Les Dogons sont ainsi repartis entre le Mali et le Burkina Faso, avec une très grande partie au Mali

Découvertes

Ce sont deux eth­no­logues français , Marcel GRIAULE et Ger­maine DIE­TERLEN qui après avoir été initiés par un prêtre Dogon en 1946, publieront après 4 ans d’enquêtes en 1951 une étude dans le journal de la ” Société des Afri­ca­nistes” sous le titre : ” Un système sou­danais de Sirius”, suivi d’un ouvrage intitulé “Le renard pâle” sous-​​titré ” le mythe cos­mo­lo­gique , travaux et mémoire de l’Institut d’Ethnologie à Paris” où ils ont fait le récit de ce que leur a dévoilé

Ce prêtre sur la vision des Dogons de l’Univers et ce qu’ils ont raconté alors, était tel­lement extra­or­di­naire, que per­sonne ne voulut les croire.

 Ce prêtre sur la vision des Dogons

 

L’art

Le serpent est au centre de la mytho­logie Dogon[dont on com­prendra plus loin le pourquoi] qui les précède ou les guide dans leurs conquêtes ou qui rap­pelle l’empire du Ghana à l’ancêtre des Cissé de cette région ancienne de l’Afrique pro­fonde de l’époque.

 Le serpent est au centre de la mytho­logie Dogon

Après la tra­versée du fleuve, ils durent affronter une zone de séche­resse et de pénurie d’eau ; c’est un chien qui leur fit découvrir la source d’eau du Kani Bonzou.

Un digni­taire Amba­roubou partit à la chasse, suivit un pha­co­chère qui le conduisit à une mare cachée sous les branchages.

Un autre, Nan­ga­bourou qui avait soif suivit un cro­codile et découvrit une rivière ; il fonda en cet endroit Bandiagara.

Les cro­co­diles sont sacrés en pays Dogonq et figurent sur leurs sculp­tures. L’art est illustré également par l’eau, les rivières, les chiens, les pha­co­chères, les bran­chages et les feuilles.

Mythologie

Le dieu suprême, Amma, est le créateur de la Terre, dont il fit son épouse. Elle lui donna d’abord un fils, Yurugu ou le Renard pâle, être unique donc imparfait, qui ne détient que la pre­mière parole, révélée aux devins : la langue secrète – sigiso – est celle des initiés.


La Terre donna ensuite à Amma un second enfant, Nommo, à la fois mâle et femelle, maître de la parole qu’il enseigna aux huit pre­miers ancêtres des hommes, nés d’un couple façonné dans l’argile par Amma.

À ces quatre paires de jumeaux cor­respond la hié­rar­chi­sation poli­tique et reli­gieuse de la société dogon en quatre tribus conduites par les hogons, chefs reli­gieux et poli­tiques – du moins jusqu’à la colo­ni­sation euro­péenne du Mali.

Les quatre-​​vingts niches qui ornent les façades des maisons dogons, faites de pierres sèches ou de briques d’argile crue, ren­voient également aux ori­gines de l’humanité selon les Dogons : elles sym­bo­lisent les huit ancêtres pre­miers et leur nom­breuse descendance.

Le couple originel

Il s’agit de l’un des plus grands sym­bo­lismes de la civi­li­sation Dogon. La sculpture repré­sente des mariés. Géné­ra­lement, l’homme est à gauche, il passe son bras droit der­rière le cou de la femme et sa main repose sur le sein droit de celle-​​ci. Le couple est sculpté par des for­gerons, remis ensuite au chef, lequel l’offre aux mariés à l’occasion de grande cérémonie.

La dif­fusion de la culture a souvent poussé la confection à des dimen­sions fort grandes. On peut déter­miner le groupe social à partir de la nature des coif­fures des per­son­nages. L’homme porte au dos un arc et des flèches qui sym­bo­lisent sa bra­voure. La coiffure de la femme est poussée au raf­fi­nement selon cer­taines régions.
La femme porte au dos un enfant sym­bo­lisant la fécondité que le groupe social lui sou­haite. Les seins sont souvent rebondis en signe d’éternelle jeu­nesse et beauté qu’on souhaite.

L’arche de Nommo

Selon la légende, le premier ancêtre béné­ficia des grâces et conseils de Dieu pour son voyage. Il construisit une arche ayant la forme d’un panier, et contenant tout ce qui est néces­saire à l’homme : un panier, des unités de mesures, des figures géo­mé­triques, des maté­riels de forge, des outils, des graines.

 L’arche de Nommo

L’arche des­cendit sus­pendue à un fil de cuivre ou de fer en un lieu qui serait le lac Debo.

Le sol était sec et le Nommo se trans­forma en cheval pour tirer l’arche jusqu’en un lieu que les pre­mières pluies rem­plirent.
Elle se mit ensuite à flotter comme une pirogue.

Cette repré­sen­tation sym­bo­lique de l’arche se retrouve chez les Dogons : écuelle en forme paral­lé­lé­pi­pé­dique avec deux poi­gnées figurant la tête et la queue du cheval.

La forme de la pirogue prêtée à l’arche semble être une influence des pirogues des Bozos consi­dérés comme les pre­miers fils du Nommo.

L’arche du Nommo est souvent appelée le ” Sudian ” ou ” abreuvoir “. Elle constitue pour cer­tains his­to­riens dans son principe, l’une des pièces d’origine de la culture Dogon. Selon cer­taines thèses, elle sym­bolise la tra­versée du fleuve parce que, ceux-​​ci seraient venus de la zone de Mandé au sud-​​ouest de leur implan­tation actuelle.

Les Dogons auraient été aidés dans leur dépla­cement sur tout le long du trajet et même au niveau du fleuve par des chevaux. A la fin de leur par­cours ils confec­tion­nèrent des objets d’art, rap­pelant le cheval, mais aussi la vie quo­ti­dienne de cet animal en signe de recon­nais­sance. Ils lui firent un abreuvoir com­portant plu­sieurs signes dont celui central sera le cheval ou sa tête.

Le mystère Dogons proprement dit

Le mystère Dogons proprement dit

Les Dogons pré­tendent, en premier lieu, connaître depuis long­temps deux étoiles com­pagnes de Sirius qui est l’étoile la plus brillante du ciel et que l’on peut voir, en début de Février presque au dessus de notre tête, en Gua­de­loupe vers 20 heures.

Or à l’œil nu, on ne peut aper­cevoir qu’une seule étoile et ce n’est qu’en 1862 que, l’astronome amé­ricain Alvan CLARKE découvrit, grâce à un télescope puissant, la deuxième étoile qui fut nommée alors : Sirius B .

Cependant les Dogons eux affirment qu’il existe une troi­sième étoile, que nous pour­rions nommer Sirius C, et ils nous disent surtout que leurs ancêtres seraient jus­tement venus, il y a des mil­lé­naires, d’une planète en orbite autour de cette troi­sième étoile que nous ne connaissons pas encore. Mais voyons plus en détail ce que nous disent à ce sujet les Dogons.

Ils affirment que Sirius possède d’abord un com­pagnon plus petit et surtout plus lourd qu’ils nomment PO Tolo ou Po-​​Digitaria du nom d’une graine de céréale, afri­caine très petite et très lourde qu’ils uti­lisent régulièrement.

Mais surtout les Dogons savent que Sirus B donc Po-​​tolo boucle son orbite ellip­tique autour de Sirius A en 50 ans et c’est pour cela que ces Dogons célèbrent tous les cin­quante ans, la ” fête de Sigui ” dont les céré­monies visent à régé­nérer le Monde, d’où son impor­tance, sans doute pour que les récoltes soient bonnes.

Or c’est d’abord l’allemand Bessel qui fut le premier, en 1844, à soup­çonner l’existence de cette 2ème étoile, pour expliquer les oscil­la­tions inso­lites du mou­vement apparent de Sirius A, alors que l’orbite théo­rique de cette étoile Sirius B, on le sait, invi­sible à l’œil nu, fut calculé par Peter en 1851 et sa période de révo­lution fut précisé de 50,090 ans par Van Den Bas en 1960.

Or les Dogons le savaient déjà eux, et comment ont-​​ils su que la période de révo­lution était jus­tement de 50 ans. Cette étoile Sirius B est ce que l’on appelle une “naine blanche”.
Elle est plus vieille que Sirius A, mais ne mesure que 30 000 Km environ de dia­mètre, donc 2 fois et demi celui de la Terre et sa densité est de 50 000 alors que sa masse atteint 90% de celle de notre Soleil.

Mais que dire de cette troi­sième étoile Sirus C que les Dogons affirment connaître ?

Ils la nomme ” Emma Ya ” ou “Sorgo” ou encore “L’étoile des femmes” et ils disent que cette étoile a une période de révo­lution de 32 ans autour de Sinus A, sur une orbite ellip­tique très excen­trique et qui est, (et cela est plutôt remar­quable comme prè­cision), per­pen­di­cu­laire à celle de Sirus B.

Les Dogons, qui ont des­sinés ces orbites sur leur objets pré­cieux sans doute pour mieux les visua­liser, affirment surtout que Emma ya, possède plu­sieurs pla­nètes en orbite autour d’elle et que c’est de l’une de ces pla­nètes, que seraient venus leurs ancêtres, il y a très long­temps à bord du NOMO vaisseau inter-​​stellaire dont la forme et le com­por­tement res­semble beaucoup à ceux de la fusée lunaire Apollo.

En ce qui concerne les recherches des astro­phy­si­ciens sur cette étoile Sirius C, en 1991 dans la revue “Astronomy & Astro­phisics”, les astro­nomes, Jean Marc Bonnet-​​Bidaud et Cécile Gry nous disent qu’ils en soup­çonnent l’existence par suite de la consta­tation d’un chan­gement de couleur du système, à travers les ages, et pensent que cet hypo­thé­tique troi­sième com­pagnon de Sirius pourrait bien avoir une orbite très aplatie comme une comète et après analyse grâce à un coro­no­graphe occultant la lumière aveu­glante de Sirius A Ils ont sélec­tionné deux d’entre ces corps voya­geurs sans arriver encore à déter­miner lequel de ces astres montre le même mou­vement propre que Sirius.

Dès les années 1920 une demi-​​douzaine d’astronomes rap­por­tèrent l’observation d’une 3ème étoile très faible sus­cep­tible d’appartenir au système , mais aucune confir­mation n’a pu émerger jusqu’alors.
Les der­niers travaux menés par les astro­nomes jean-​​Louis Duvent et Daniel Benest de l’observatoire de Nice qui uti­li­sèrent des simu­la­tions numé­riques d’ordinateurs, semblent ren­forcer l’hypothèse de l’existence du 3ème corps d’une masse très faible, de 0,5 fois au plus la masse solaire et de magnitude appa­rente de 5 à 10 fois plus faible que Sirius A. Voir la Revue CIEL ET ESPACE d’Août 1995, Article d’Olivier FEVRE “L’énigme de Sirius” et voir aussi l’article ” Les étoiles du sacrifice” de Serge Jodra” dans le n° 331 de la même revue de Mai 1996 .

D’ailleurs les Dogons ont également d’autres connais­sances astro­no­miques toutes aussi éton­nantes de la part d’une tribu arriérée qui vit au centre d’Afrique et pra­ti­quement sans contact exté­rieur. Ils connaissent les dif­fé­rentes phases de Vénus, qui sont à peu près ana­logues à celles de la Lune et ils ont donné 6 noms dif­fé­rents aux divers aspects que pré­sente, d’après eux, cette planète comme s’ils avaient su comment faire pour l’observer de l’extérieur.

D’autre part, ils divisent le Ciel en 22 parties égales et en 266 constel­la­tions et ils disent aussi que Venus possède un com­pagnon, qui pourrait être sans doute l’astéroïde Toro, récemment découvert entre la Terre et Vénus.

Ils connaissent aussi les 4 plus gros satel­lites de Saturne pourtant invi­sibles à l’œil nu, mais ils ignorent cependant les pla­nètes au delà de Saturne donc Uranus, Neptune et Pluton alors qu’ils connaissent les com­pa­gnons stel­laires de Sirius.

Les Dogons pré­tendent aussi que tout l’Univers tourne en spirale conique et qu’il a été créé à partir d’un noyau central par la voix d’AMMA leur dieu suprême : comme chez les hébreux avec YHVH.

Pour eux l’ Univers est infini, mais cependant mesu­rable, ce qui rejoint les théories d’Einstein et de plus, ils croient que les mondes infinis s’éloignent de nous à des vitesses très grandes dans un mou­vement spiralé donc par une com­bi­naison de trans­la­tions et de rota­tions, com­bi­naison qui se retrouve aussi bien disent-​​ils dans les struc­tures élémen­taires infi­niment petites que dans celles infi­niment grandes et nous voyons là qu’ils anti­cipent ainsi sur les conclu­sions les plus modernes concernant l’expansion et la structure de notre Univers.

La tra­dition des Dogons, que nous raconte le prêtre OGO­TEMMELI , dit aussi que leurs ancêtres étaient des amphi­biens et c’est pour cela qu’ ils célèbrent l’anniversaire de leur arrivée sur Terre sous le nom de “jour du Poisson” et cela fait encore penser à la tra­dition Sumé­rienne qui nous parle d’OANNES l’homme poisson qui apparut à plu­sieurs reprises sur les plages du Golfe Per­sique pour civi­liser et éduquer les hommes.
La tra­dition des Dogons

Le NOMO était rouge comme le feu quand il atterri au Nord-​​est du pays, dans un tour­billon de pous­sière, puis il fut traîné dans une dépression remplie d’eau et il put ainsi flotter. Puis les astro­nautes amphi­biens sor­tirent de la capsule. D’ailleurs l’eau joue un grand rôle chez les Dogons qui consi­dèrent que l’eau douce est de nature mas­culine et l’eau de mer de nature féminine que cette eau est la force vitale de la terre, force qui se trouve même à l’intérieur de la pierre car l’ humidité est partout.

NOMO, qui désigne aussi le Com­mandant du vaisseau, est des­cendu sur la terre, porteur de fibres végé­tales tirées des plantes qui pous­saient déjà dans les “champs du Ciel” et après avoir créé la Terre, les plantes et les animaux, il créa le premier couple humain, qui engendra par la suite, les huit grands ancêtres de l’Humanité. Sa tâche ter­minée, Nomo regagna le Ciel.

Leurs révé­la­tions sur l’eau, que nous raconte ce prêtre dogon, qui sont encore plus sur­pre­nantes, quand on sait que la science actuelle n’a que récemment découvert la pos­si­bilité d’obtenir de l’eau à partir de la roche du sol, en voulant opti­miser les pos­si­bi­lités de survie des hommes qui pour­raient séjourner sur la Lune pour de longues périodes et cela extrayant de ces pierres lunaires, à l’aide de pro­cédés très pointus et onéreux, l’ hydrogène et l’ oxygène à l’origine de la molécule d’eau.

 Le NOMO

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Ce que le prêtre Ogotemmeli a divulgué a Griaule en 1947

 

1. 14 sys­tèmes solaires aux pla­nètes plates et cir­cu­laires, l’ensemble a été crée par le dieu Amma.

2. Ainsi le dieu lanca “des bou­lettes de terre” pour en former les étoiles.

3. La terre fut crée en dernier afin de pouvoir s’accoupler avec elle et ainsi un élément unique fut engendré : le chacal. Par la suite il engendra des jumeaux dont l’apparence était celle de l’Homme et du serpent dont l’eau jouait un élément essentiel. de couleur verte, le corps lisse et couvert de poils de même couleur : leurs yeux avaient la forme des yeux humains mais étaient de couleur rouge, leur langue était fourchue, le torse iden­tique au rose humain, le bas du corps adoptait la forme du serpent : les bras étaient souples, sans arti­cu­lation et terminé s par des mains palmées. Tous deux s’appellent Nommo : chacun est à la fois mas­culins et féminins et leur essence divine leur fit rejoindre leur père au ciel. Où celui-​​ci leur transmit son savoir.

4. Ainsi les nommo sont fils du ciel et de la terre et com­men­cèrent par vêtir la terre : Ils appor­tèrent du ciel des fibres qui n’existaient qu’au pays d’Amma et, avec leurs doigts, en tor­sa­dèrent dix poi­gnées pour qu’elles forment des sortes d’hélices sym­bo­lisant l’eau, le serpent et les spi­rales du soleil et de la lune. Ils en pla­cèrent cinq devant la Terre et cinq der­rière. Il est à noter que cette jupe de fibres ondu­lantes fait actuel­lement partie du costume des dan­seurs des masques

5. Dieu modela une matrice en glaise humide et la posa sur la Terre : puis du ciel, il lança sur la matrice une bou­lette de terre. II modela ensuite un sexe mas­culin et agit de même. De la fusion de ces deux sexes naquirent un homme et une femme. Comme ils ne vou­laient pas que la règle des nais­sances doubles dis­pa­raisse, l’expérience du chacal unique étant regret­table, les Nommo des­si­nèrent sur le sol deux sil­houettes repré­sentant une âme femelle et une âme mâle. L’homme créé par Dieu se coucha sur les deux âmes et les absorba. La femme fit de même. Ainsi. chaque individu fut doté d’une double appar­te­nance. Chez l’homme, la féminité se situe dans le prépuce et chez la femme, la mas­cu­linité siège dans le clitoris.

6. Les Nommo déci­dèrent la cir­con­cision de l’homme. Au moment de l’opération. le prépuce se trans­forma en un animal bizarre, ni serpent, ni insecte, mais ” dans la chasse des ser­pents “, et appelé nay : il res­semble à un lézard noir et blanc appelé plus tard lézard-​​soleil. En Dogon, nay veut également dire ” quatre “, qui est le symbole de la féminité.

7. Attiré par une pré­mo­nition, l’aîné des huit ancêtres, s’enfonça dans la four­mi­lière, les pieds devant, en laissant au bord du trou la cale­basse qu’il portait sur sa tê te. Aujourd’hui encore. la cale­basse est, pour les Dogon, la der­nière trace char­nelle du mort et elle fait partie des objets funé­raires. L’aîné des ancêtres devint pur esprit dans l’eau de la matrice : il reçut la parole et monta au ciel. Les sept autres le sui­virent dans l’ordre de leur nais­sance. Tous reçurent le même ensei­gnement, sauf le sep­tième, le chiffre sept é tant le chiffre de la per­fection, car il est l’addition de trois. Chiffre mas­culin. et quatre. chiffre féminin.

8. Jupiter et de son halo.

9. Saturne et de ses satellites de Vénus.

10. Sirius et de ses satellites.

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Ainsi, nous voila en pré­sence d’une tribu du Mali à la tra­dition orale bien bien curieuse et surtout dont les propos sont vérifiés par les décou­vertes scien­ti­fiques. Faut il penser que les Nommos ont bien été des êtres réels, dans tous les cas le mys­tères restent ouverts…Que la recherche continue..

Source: projet22

 

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